Ne pas chercher à attraper toutes les femmes du Boss.
Sa femme, la guindée momoune me mire. Le Skipper encre Minouche au coeur. De la Nef de la cathédrale de l’au delà de la Scandola. Mûre mure à sa copine : Mé késkilébo.
Ses filles aussi tâteraient bien de mes testicules. Surtout celle du Bossuet qui en Kite Surf gesticule. Moins la grande, celle de l’argentier, un peu déboussolée. Je connais Minouche, leurs poitrines m’ont décontenancé.
Quand elle approbe à l’Espace Bleu j’attempte De mettre en échec la magie, par démonstration, du patron. Tout en écoulant son stock de Bojo Avec l’aide d’Inbach l’israelite qui le trouve subitement goûtu.
Sur le quai elle me cherche, photos à l’appui. Pour me troubler à peine remis de mes délires. Il est pourtant trop tôt pour sortir mon zizi. En attendant la suite, les cocus peuvent continuer de lire.
Maman : Si vous entendez des voix, c’est peut-être de la schizophrénie.
A moins que ce ne soit un delirium tremens.
Demoral : Vous êtes psychiatre ?
Maman : Psychette, en charge de la santé mentale de cet enfant dans le cadre de la mission ONUnicef sur les réfugiés qui affrète ce navire. Votre compagnie, compte tenu de ce que j’ai pu observer cette nuit, ne me semble pas appropriée.
Demoral : . . . – – – . . .
Demoral : Papa Uniform Tango Echo ?
Bee : Oscar Uniform India.
Maman : Vous voyez ?!
Demoral : Ben oui, c’est tout vu, ça parle !
Et ce serait bien de ne pas la laisser traîner là trop longtemps,
ça mange les p’tits enfants aussi les bateaux.
Maman : Ha bravo, des menaces maintenant. Je vais en référer au capitaine.
Demoral : Le capitaine c’est moi et si les bateaux n’aiment pas les midinettes,
je me les aime farcies au petit matin alors virez moi ce mioche et vos miches du pont,
j’ai du travail , cavalleta.
Maman : Perdonu ?
Demoral : Parlate corsu ?!
Maman : Sô corsu
Demoral : La psychette ?
Maman : Demoral !
Demoral : Bienvenue à bord !!!
La psychette : Tu as réussi ?
Demoral : Trente cinq ans, trente cinq mètres comme annoncé.
La Psychette : Et ça t’a rendu con.
Demoral : Vous me l’aviez déjà fait remarquer il y a dix ans en fin de soirée.
La psychette : Il est très beau ton bateau.
Demoral : ELLE est très belle , Lady Apa II.
. . . Et sinon ça mange quoi, ça, le matin ?
La psychette : Montre moi la cuisine, je vais m’en occuper.
Mon papa, c’est le vent qui fait avancer son bateau.
Il en a de la chance ton papa, c’est qu’il a le temps de vivre. Le bateau mange aussi de la nourriture comme toi et moi, s’est son avitaillement. Ca vient de victuailles, les vivres qui lui permettent de naviguer en autonomie
Et regarde, il fait pipi aussi !
Oui c’est normal, il boit l’eau de la mer pour maintenir ses organes de propulsion, ses moteurs ou si tu veux ses muscles à une température idéale de fonctionnement.
Et il fait caca aussi ?
Oui, comme toi et moi.
Mais il salit la mer, alors ?!
Pas plus que les poissons qui aussi le font.
Mais comment fait-il ?
Il stocke ses excréments et comme il ne peut pas sortir de l’eau, ce sont les toilettes qui viennent à lui.
Des toilettes mobiles ?
Oui, des camions de pompage des eaux usées.
La maman : Comment parlez vous à mon enfant?
Demoral : C’est à vous ça !?!
La maman : Vous discutez avec mon enfant ?!?
Demoral : Ben je m’efforce de répondre aux questions, je ne devrais pas?
L’ainé des trois du Boss reçoit ses trois amis à bord.
Ils n’arrêtent pas de courir autour du bateau. Alors je me suis caché et au coin de l’illoire je l’ai choppé par le collebaque pour lui expliquer les règles.
Ce soir il m’a appelé Frédérique du nom de l’ancien capitaine
Sans substances l’instinct animal ne se déclanche plus.
La psychette : C’est ça qu’il va falloir travailler. Ce n’est pas normal.
Tu dois retrouver tes pulsions et vivre une sexualité épanouie.
Demoral : Ha mais je les ai retrouvées mes pulsions plus tard dans la soirée.
La barmaid : Tu en as trouvé une autre?
Demoral : Un autre, je l’ai pompé contre du cannabis.
La psychette : Ho mon Dieu Demoral tu t’es prostitué !?!
Demoral : Mé non, l’occasion a fait le larron.
Ca faisait un moment que ça me trottait dans la tête
La barmaid : Tu l’as trouvé où?
Demoral : Aux voiles d’Antibes. Il m’a invité sur son bateau.
Le Patron : Demoral , di chi parli?
Le patron : – Tu passes trop de temps sur les réseaux sociaux
Demoral : – C’est pour y faire des rencontres. Ce n’est pas dans ton rade que je vais rencontrer l’âme sœur. Regarde voilà treize ans que je le fréquente et personne ne me parle
Le patron : – De là à tourner PD.
La barmaid : – Patron, on ne peut plus parler comme ça.
Demoral : – Et puis mon aventure d’hier, je l’ai rencontrée dans la vraie vie. Sur le Net il n’y a plus que des vierges effarouchées et des féministes intégristes qui se cachent derrière leurs claviers.
La psychette : – La période apparait en effet comme une réaction contre le mode libertin des années 2000. On assiste aussi à l’apparition de la violence et des groupes organisés. Les progrès de l’intelligence artificielle permettent à une majorité inculte de s’exprimer.
Demoral : – Oui et ces progrès se heurtent à l’inexpérience des femmes. Tout cela est exprimé dans mes complaintes. J’y présente leur intérêt pour l’homme riche, l’homme de loisir vénéré par une femme tremblante, soumise et craintive.
La Barmaid : – Alors Demoral, ça fait quoi de sucer une bite ?
Demoral ; – Là tu causes mal, on dirait moi quand j’étais bourré. Tu devrais essayer, tu saurais.
Ho ça va pas à moi ! Regardes toi, tu meurs d’envie de tout me raconter.
Je l’ai tout de suite repéré à la remise des prix. Il avait une tête goguenarde de leader. J’ai tout de suite capté qu’il était sous cannabis. Lorsqu’il s’est approché du bar je lui ai simplement dit bonsoir. Il m’a répondu en anglais et tout s’est enchaîné.
Il t’a proposé de fumer un pétard sur son bateau et tu as couru comme ce que tu appelles les putes le font pour une coupe de champagne.
Oui et j’ai aimé inverser les rôles. C’est lui qui a commencé à m’entreprendre, et c’était bon. A un moment j’ai senti qu’il fallait retourner le compliment. J’ai compris ce qu’était l’abandon de soi. Il m’est venu un soupir à la première caresse et j’ai éprouvé du soulagement et du plaisir à lui faire du bien.
Le paton : La barmaid, y’a un accueil à la 16
La psychette : Bon ben moi j’y vais, je vous dois combien patron?
La Barmaid : Faut pas s’inquiéter comme ça, il va arriver.
La psychette : Il avait bu ?
Demoral : Ha les salopes !
Le patron : Chi succede ?!?
Demoral : Ha les Garces !!
La psychette : Mon pt’it marinou que t’arrive-t-il ?
Demoral : Ha les chiennes!!!
La barmaid : Non mais il va se calmer ou je lui en colle une moi
Demoral : « Trop perché » qu’elle a dit. Trop perché et « je vais m’attacher » qu’elle a dit.
La psychette : Ben c’est bien ça pourquoi tu t’énerves ?
Demoral : C’était il y a deux jours et depuis plus de nouvelles.
La barmaid : Relance la. C’est sûr que si tu attends qu’elle revienne le cul dans ton fauteuil , il ne va rien se passer. Les femmes ont besoin qu’on leur témoigne de l’attention.
Demoral : Ma chère, les applications de rencontres sont de nos jours ainsi faites
que seule la femelle a droit à la parole. Le mâle ne peut répondre
que si elle daigne le solliciter.
La psychette : Ben alors mon p’tit marinou, on est d’accord tu ne me fais plus de crises comme ça.
Demoral : oui ben elles n’ont qu’à pas m’énerver
La barmaid : Tu parles comme un gosse de dix ans. Pas étonnant qu’elles ne veuillent pas de toi.
Demoral : Vous verriez les phrases que je leur sors,
elles qui se prétendent sapiosexuées elles devraient craquer.
La barmaid : Et arrête de nous mettre toutes dans le même panier.
On dirait que tu les veux toutes. T’as pas règlé tes problèmes avec ta mère ou quoi ?
Demoral : Vous voyez, elle recommence !
Le patron : Bon allez la barmaid, y’a du monde en accueil.
Demoral, vuelete un special ?
Demoral : Lé, vogliu una speciale
La psychette : Bien, je dois y aller. Bonne soirée à tous.