Et pourquoi pas? Ils nous ont vus partir ensemble. Tout le village sait déjà dans quelles positions on a baisé, alors autant leur offrir du fantasme à moudre ça leur donnera peut être des idées. C’est bobonne qui sera contente.
Le patron essuie ses verres, la Barmaid entre en premier suivi de Demoral sourire en coin . Le sourcil gauche du Patron se lève, l’œil droit de Demoral le fusille dans la pupille morne.
La Barmaid : Je vais faire la cave.
Le Patron : Elle est faite.
La Barmaid. Ok, je fais mon fond de caisse.
Le Patron : Il devrait être prêt.
La Barmaid : …
Demoral : Elle est pas encore là.
La Barmaid : Tu vas voir si je suis pas présente !
Le Patron : Il parlait de la Psychette.
Demoral : Elle se croit le centre du monde.
Coup d’oeil assassin de la Barmaid à Demoral, puis au Patron.
Le Patron : Un accueil à la seize.
La Barmaid s’exécute. Demoral la suit du regard. Elle le soutient tant qu’elle peut, le croise et se résoud à arborer son plus beau sourir pour le couple de vacanciers tout droits sortis de leur Air Bee N’Bee.
Demoral s’avance en direction du comptoir. Il sait sur quel tabouret il va se percher mais se demande ce qu’il va rétorquer à la vanne que ne va pas manquer de lui lancer son complice.
Le Patron : Alors, La Barmaid?
Demoral : Bof, je ne sais pas si j’y retournerai.
La psychette : Bonjour La Barmaid.
La Barmaid : Ha?! bonjour la Psychette. Il est au bar avec Le Patron, ils commencent à être en forme.
La Psychette : Bien, je m’installe en terrasse. Je ne suis pas d’humeur à supporter leur humour de comptoir.
La Barmaid : Tiens, je te libère la plus belle place au soleil.
La psychette : Non non merci, je vais m’installer à l’ombre. Ma peau est fragile en cette saison.
La Barmaid : Thé vert de chine, comme d’habitude?
La psychette : Tu es un ange. .
La Barmaid : petit pot de miel.
La psychette : C’est ça, tu apprends vite, c’est bien. Et je te trouve radieuse ce matin.
La Barmaid : Un Thé vert, Patron
Le Patron : Ca marche.
La Barmaid : et un petit pot de miel, du meilleur.
Le patron : C’est pour la psychette?
La Barmaid : Elle vient de s’installer à la douze,
Le Patron : C’est un psychtail chaud alors qu’il faut dire.
La Barmaid : Qu’est ce que c’est?
Le Patron : Tisane de fleurs de chrysanthèmes.
La Barmaid : Ha ça existe?
Demoral : Blancs ou noirs les pétals?
La Barmaid : Elle a pas dit, que prend elle d’habitude le matin?
Le Patron : Ca dépend de son humeur.
La Barmaid : Elle a l’air très contrariée
Demoral : Et ça lui shunterait le tiroir à syndromes de venir nous biser plutôt que de chouiner seule dans sa niche à soucis?
La Barmaid : C’est ça foutez vous de ma tronche, C’est vous qui devez la retourner. Elle vous en veut de quelque chose et à mon avis il y a de quoi. Il vient ce Thé?
Demoral : Laisse, je vais servir sa majesté.
La Barmaid : Fais attention de ne pas en renverser partout.
Demoral : Tu jouais encore avec tes barbies que je portais des plateaux pleins de coupes par force 7.
La Barmaid : Là c’est calme plat. Je voudrais pas te perturber Demo mais reste dans ton rôle de pilier de comptoir et observe, puisque c’est tout ce que tu sais faire, une vraie pro en action.
La Barmaid : Ca veut rien dire, psy. Elle t’écoute ou elle te donne des médicaments?
Demoral : Ni l’un ni l’autre. Ca te dirais d’écrire avec moi?
La barmaid : Ben dis donc ?!? On me l’avait jamais faite celle ci.
Demoral : Ha parce que tu penses que je ne peux pas travailler avec une femme sans sous entendu?
La Barmaid : Pourquoi tout le monde t’appelle Le Capitaine?
Demoral : Parce que je leur laisse croire que je suis un de ces vilains capitaine de yacht qui se saute toutes ses hôtesses.
La Barmaid : Ha parce que tu n’as jamais essayé, peut être?
Demoral : J’ai même réussi. Avec une cliente aussi. Ca te dirait de fumer un p’tit pêt chez moi?
La Barmaid : Tu tombes mal, Demoral, Barmaid c’est juste une couverture, dans la vraie vie, je suis douanière.
Demoral : Ca ne m’étonnes pas. C’est ce qui m’intéresse chez toi : J’en n’ai jamais violé une.
La Barmaid : Ha ouais, en fait t’es juste fou.
Demoral : Certifié d’état. C’est là. Juste en face l’église, comme ça quand tu en auras fini avec mon procès, y’aura plus qu’à traverser.
-Bienvenue dans mon antre. C’est de là que j’opère. Tu bois quoi?
-Que me proposes tu?
-Je n’ai que du café, des tisanes ou de l’eau fraîche à t’offrir.
-A la menthe, le thé?
-avec ou sans miel?
-Miel.
-Merci.
-Pourquoi me remercier?
– Pour ne pas avoir peur.
C’est quoi que tu souhaiterais écrire avec moi?
Pour le moment, notre propre rencontre.
Tu veux dire raconter ce que nous sommes en train de nous dire là, à l’instant présent?
Oui
Ca ne va pas intéresser grand monde.
C’est pour cela qu’il faut que je t’incarne. Tu es marin, tu as de l’humour. Quoi que ce soit que tu aies fait dans ta vie, épique le moi comme tu veux mais fais moi rire ou à défaut distrait moi au moins avec.
La psychette : Si j’analyse bien tes paroles, tu cherches à nous expliquer que l’amour meurt quand disparait la découverte?
Demoral : Toujours dans le négatif à regarder, comme tout le monde, par le mauvais bout de la lorgnette.
L’amour NAIT de la découverte.
La psychette : Ha, enfin il progresse. Et tu ferais encore plus de chemin si tu admettais que ton autre est un être infini qu’il ne tiens qu’à toi d’explorer sans fin.
Demoral : Mais vous ne pensez donc, vous aussi, qu’au cul !!!
Le Patron : Demoral, calma.
Demoral : Je vous parle de l’amour en toutes choses. De la science, de l’art ou même d’un paysage. J’affirme sans rire être tombé amoureux de Centuri la première fois où j’y ai osé un coup de pagaie de mon annexe en panne moteur.
Le Patron : Ha celle là, il l’aime bien à la raconter. Je l’entends à chaque touriste égarée.
Demoral : Ben quoi? J’y passais au mouillage depuis des années quand un jour, peut être la première fois où le bateau disposant d’une annexe digne de ce nom, je prévoyais d’y débarquer le Boss. Bien entendu le moteur n’a pas démarré et j’ai dû me résoudre à y aller à la rame dans l’espoir d’y trouver des bougies.
La psychette : Poursuit.
Demoral : C’était le carbu, ça m’a coûté un bras.
La psychette : Au présent.
Après la soirée langoustes grillées en terrasse du restaurant dominant le port, je ramène les passagers au bateau. Le papa, la maman et une petite Haïtienne achetée au cours de leur dernier voyage d’hiver. Seulement, moi, j’ai un diplôme à fêter et une seconde victime à faire. Alors je ne coupe même pas le moteur et repars en sens inverse. L’entrée du port est encore plus magique que de jour. Passé le feu, devrais-je dire la loupiote de la digue, éclatent les chaudes lumières du village qui se serre sur ce qui , autrefois, devait se contenter d’être une calanque. Les pointus n’hésitent pas à prendre des couleurs dans la nuit dont les reflets micro ondulent sur un miroir. Un gai murmure s’exhale des quais où des nasses encore tressées à la main attendent leur mise à l’eau.
Je retourne au restaurant où le Boss m’a invité à dîner. Cette fois, je me le suis promi au coeur de la soirée d’enterrement de vie étudiante, je dois oser inviter la Barmaid à prendre un verre après le service.
J’entre dans l’arrière salle. Ce qui semble être une famille remet tout en place dans un serein silence. Au bout de quelques minutes sans que personne ne s’aperçoive de ma présence, je me lance :
« Bonsoir, je suis le petit marin qui est venu dîner avec ses proprio. »
Le temps se fige. le Patron sans qu’aucun trait extérieur ne change me jauge. Sa femme se contente de ne plus plier les serviettes. Quand la scène est traversée par la Barmaid fixant avec les yeux noirs de ma première fiancée à la maternelle, la demi douzaine de verres qu’elle tient dans ses mains, le reste du décors commence à vaciller.
» Qu’est ce que tu veux , petit? «
Inconscient du danger, je réponds en m’imprégnant d’une silhouette plus sombre que son ombre.
« Ils sortent où les le jeunes ici? »
« Pourquoi tu veux savoir ça? »
« Ben je me sens un peu seul. J’aimerais me faire des copains. » menti-je effrontément.
« Va à « La cage aux Oursins », petit, c’est à l’extrême opposé de la crique »
Et c’est alors que , terrorisé’ j’allais tourner les talons sans que la Barmaid ne sût mon existence :
« Petit, c’est pas encore ouvert à cette heure. Installe toi, tu veux un morceau de tarte aux pommes?
La première salle de « la cage aux Oursins » est à peine plus grande que ne l’était ma chambre universitaire. Elle est voutée aux pierres apparentes et donne accès, par une voute aux dimensions des bâtisseurs de l’île, sur une discrette piste de danse. Je sonde les alentours, rien d’intéressant, je ne cherche que la Barmaid et en l’occurrence, c’est le Patron qui tient le bar. Je m’y instale.
Un à un les macs en herbes locales défilent et me défient. Au début, heureux car ils doivent la connaître et m’accepteront dans leur clan, je m’aperçois vite que pour ne pas faire monter plus la tension, il est urgent de minimiser la taille du bateau et de poétiser au sujet de mes intensions.
La gueule de bois du matin sera le lot de mes longues et mornes journées anticycloniques.
La psychette : Ben tu vois quand tu veux.
Le Patron : J’y suis même jamais allé à Centuri
La Barmaid : Bon ça va, tout le monde a compris que tu étais le plus beau !!!
Demoral : Ha bon? Ben faudra m’expliquer alors, parce que moi, j’y pige toujours rien.
La Barmaid : …
Demoral : Patron, je peux te l’enlever?
La Barmaid : Hha
Le Patron : Va la Barmaid, tu as bien travaillé.
La Barmaid : mais je …
La psychette : Vous pouvez y aller, c’est sa façon de vous dire qu’il a envie de vous connaître.
La première fois où j’ai vu une petite cigarette de puuT en vogue, c’était à bord du Nunny, un chantier de Pise Akir de 16 mètres. J’avais seize ans. Mon père m’avait confié à un ami à lui, placé comme moussaillon sur ce yacht en partance pour Amalfi le lendemain du conseil de classe de seconde A ou B du lycée Bristol de Cannes. Le capitaine s’appelle toujours Patrick Mayet.
A son bord, un riche banquier recevait l’ambassadeur de France en Suède et son épouse, ambassadrice de Suède en France. Sa femme, charmante aveyronnaise fumait discrètement ces fines tiges. La première le leçon que j’appris en mer, après le fait de laver le verre du capitaine en dernier, fut de vider en permanence les cendriers du buveur de Mouton Cadet Rothschild qui les aimaient plus ronde, brunes et sans filtre.
Après les avoir appelés messieurs et mesdames Jansen ou Guillanson tout le long des cinq semaines de charter, j’ai vu le plus sérieux de la bande faire le zigoto déguisé en soubrette entre les îles du Lerins. La plus délurée de toutes expliquant qu’elle était heureuse d’être devenue trop vielle pour se faire violer, le capitaine a commencé a répartir le butin du trésor. Pour mon père et lui, la moitié des bouteilles cachées dans le moindre interstice du bateau, pour moi une enveloppe épaisse qui se transformera en mon premier polo Blanc Bleu et la cassette VHS de la version longue du Grand Bleu.
La psychette : Excusez le, il est mon patient depuis trente ans. Je vous assure, quand je l’ai rencontré il était pire. Beaucoup de progrès ont été effectués.
La Barmaid : Tu es psy? Dis moi, quelle patience !!! Ils sont tous comme ça?
La psychette : il est mon premier cas, et le moins grave. Peut être.
Je vais le dénoncer.
Le Patron : La barmaid, un accueil à la 16.
La Barmaid : Oui, Pardon, j’y vais patron.
La psychette : allez, ça va aller.
La Barmaid : ho ça va, j’en ai calmé des plus durs.
Vas-y, matte moi le cul au passage.
Demoral : * &^
La psychette : Ho ça va, n’en rajoute pas.
Le Patron : Hoo la psychette, laissez le un peu respirer. On est au bar ici, pas dans votre cabinet.
Demoral : il a raison. Ma psychatruc est close depuis trois ans. Vous m’avez guerri je vous en remercie, maintenant je veux vivre.
La psychette : Et qu’entends tu par vivre au juste, si ce n’est faire pleurer les filles au comptoir ?
Le Patron : Vas y Demoral lance toi.
Demoral : … _ _ _ ^¨¨¨
La psychette : ha non, une N-ième déclaration d’amour?
Demoral : En quelque sorte. Mais pas seulement à vous. A la Barmaid, aux Femmes.
… _ _ _ ^¨¨¨^¨
La psychette : Patron, un tabouret. Je m’attends au pire.
Le Patron : vous devriez être habituée.
La psychette : je ne m’y ferai jamais.
Demoral : Bon , vous êtes prêtes?
Pov’ Type.
« Las, je suis la cote de vos pôvres clitoris,
Et je rêve éveillé du ventre de vos filles.
Restant effaré du QI de vos fils,
Etonné que ce monde ne parte pas plus en vrilles.
(Breathe 🙂
Mesdames, la valeur de vos miches est en baisse.
Vous avez l’âme dans l’sac par crainte des voleurs.
La pisse inonde les cœurs, vous avez hissé la herse.
Le temps est à la paix, viennent de vos rêves le violeur.
Qu’il vous réouvre esprit et cuisses,
Si ce n’est qu’il s’y glisse,
Au moins qu’il y paisse. »
Private Pmu
La Barmaid : T ki Toi ?!?
Demoral : Captain Demoral, pour vous servir.
La psychette : Ha non Demoral, tu ne vas pas recommencer !?!
Le Patron : Je l’adore, il est fort ce con.
Demoral : Elle finit à quelle heure ?
La Barmaid : mé c’est de moi qu’il s’exprime ?!?
Le Patron : c’est bon la Barmaid, tu peux y aller, je vais fermer. La psychette , une dernière petite verveine?
La psychette : non merci, patron, je vais rentrer. Au revoir la Barmaid, c’était un plaisir. Adieu Demoral.
Demoral : à Dieu, la Psychette. On y va la Barmaid ?
Le Patron : Spécialement pour toi, amici. Une capitaine de yacht reconvertie artiste, Charlotte.
Demoral : Allons bon! Mais elle a quel âge cette poupée pour avoir un tel vécu?
La psychette : Demoral, cette jeune femme est ici pour travailler, ne commence pas à la draguer, tu vas lui faire peur.
Demoral : Je ne drague pas, je séduis, pour commencer. Et pour le moment je ne fais que me renseigner sur une collègue de travail qui semble partager la même appétence pour le milieu culturel que votre serviteur.
La psychette : A une autre que moi, Dolce Cuore, je l’ai vu ton regard déshabilleur.
Dem : … ?
La psychette : C’est plus fort que toi. Quand tu vois une belle femme, tu montes en pression et tu l’accuses de tous les mauX
Demoral : Mé Ké Jé Di, encore? Je m’étonne juste d’un tel cv pour une si jeune et jolie jeune fille.
La psychette : Tu es jaloux ! Car toi, engoncé dans ta torpeur tergiversante, tu végètes dans les bas fonds d’internet. Rencontrer une artiste, qui plus est ton alter ego de navigation, qui évolue en pleine lumière va te faire ressortir ton mot fétiche que je peine à prononcer.
Demoral : Dites le, ça me ferait plaisir : Pute !
La psychette : Hoo !!!
Le patron : Un peu de tenue Demoral, ce n’est pas le genre de l’établissement.
Demoral : Ce doit être encore une petite fille de bourge qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui se prétend marin écrivain parce qu’elle a sorti trois vers à la suite d’une virée dans le golf de Saint Tropez.
La psychette : C’est ton complexe de supériorité masculin doublé d’insuffisance qui ressort. Alors TOI seul aurais navigué vers de lointaines contrées et TOI seul serais capable de retranscrire l’émotion de tes voyages dans tes textes pas mêmes épiques?
Le patron : La Barmaid, viens là que je te présente.
La barmaid : Oui patron.
Le patron : La psychette, la barmaid. La barmaid, la psychette.
La psychette : Enchantée.
La Barmaid : Enchantée.
Le patron : La barmaid, Demoral. Demoral, la Barmaid.
La Barmaid : Enchantée !
Demoral : Grumph …
By the way : Happy New Flying Horse Year.
La psychette : Alors comme ça vous êtes artiste marinette?
La Barmaid : Capitaine Femme, je préfère comme dénomination. Et, oui, je raconte sur un ton humouristique mon parcours semé d’embuches dans ce milieu si macho dans un spectacle que je donne ce soir au Théâtre Lacour.
La psychette : Mais c’est foormidable ça. Demoral que penserais tu d’y aller, toi qui te plains toujours du manque d’activités culturelles dans ta vie?
La Barmaid : Mais oui !!! Je vous recevrai avec plaiisiir. Je vais vous donner des invitations. Aves le code inscrit dessus, vous n’avez qu’à scanner avant dix huit heures pour vous connecter au site du ministère artistique de la ville et vous ne paierez que trente euros.
Demoral : Ce n’est plus une invitation et vous ne vous donnez plus en spectacle, vous vous vendez sur scène.
La psychette : Demoral !
La Barmaid : Laissez Madame, je n’ai pas besoin d’être défendue.
Demoral : « Mademoiselle », nous ne sommes pas encore mariés.
La Barmaid : J’ai beaucoup travaillé à la fois pour devenir Capitaine et aussi pour écrire ce récit qui plonge le spectateur dans une ambiance de luxe sur des yachts de plus de cinquante tonnes bravant des tempêtes redoutables avant de baigner enfin sains et saufs au milieu de lagons turquoises. C’est une aventure dont la révélation mérite salaire. Que désirez vous boire?
La psychette : Une verveine avec une goutte de menthe.
Demoral : Un Tonic. Avec un surplus de Ginger.
La Barmaid : Cé Ki Ce Con !?!
Le patron : Ké Dicce encorra?
La psychette : ( Regard noir Corse réprobateur. )
Demoral : Koi, Ké Dicco encorra?
Le Patron : Ké Dice encorra , Demoral?
La psychette : Il a été infecte !
Le patron : …
Demoral : …
La psychette : Mais enfin que te faut-il , Demoral ?!?
Demoral : Pardon de m’affirmer un peu, comme vous me l’avez appris mais je vous le dit : c’est une fausse.
La psychette : Qu’entends tu par fausse?
Demoral : Que fait elle à faire la simple serveuse si elle est si forte?
La psychette : …
Le patron : ?
Demoral : Capitaine?!? Elle n’est même pas hôtesse. Je reviens des toilettes le papier est installé à l’envers. Et je suis très calme en vous narrant cette image. Si mon ton monte ce n’est qu’à cause de ces cons provençaux de la table de derrière et de leurs discours apéro-météo.
La psychette : Mais enfin, Demoral, tu ne peux pas continuer à en vouloir à la terre entière comme ça !
Demoral : Artiste ?!?
Le patron : C’est comme ça qu’elle s’est vendue.
Demoral : Comique, oui, je veux bien. Indeed.
La Barmaid : Je t’entends tu sais …
La psychette : Excusez le mademoiselle. Il est un peu tendu à cause du sevrage de ses multiples addictions.
Demoral : Ben voyons, allons-y, j’ajoute divulgation de secret médical à votre dossier déjà chargé.
Ki é-t-il?
La psychette : Pardon Patron mé Je m’en Vée.
Le Patron : T’es fort, Demoral.
Demoral : Pardon, La Barmaid, si vous avez deux minutes je vous touche un mot de mon histoire.