A la demande générale de La Robinetterie Industrielle
Ma nuit au Club Libertin.
Avec : un couple de lesbiennes.
Je leur avais bien dit qu’accoutrées comme ça, ils ne nous laisseraient pas passer.
Ceci dit, très classe, le colosse à l’entrée.
« Comme ça c’est pas possible, mais prenez le temps de vous changer nous vous attendons. »
Succès de la deuxième tentative.
Mes deux punkettes montent directement. Je m’installe au bar pour observer le fonctionnement des rouages. Au bout de deux Vodka Pomme, ils m’en offrent une troisième. Une Nayade m’invite au trémoussement musical. Je ne danse pas, je chancelle. Dans le caleçon, le plastique aussi font ,fond, fond.
Ne pas chercher à attraper toutes les femmes du Boss.
Sa femme, la guindée momoune me mire. Le Skipper encre Minouche au coeur. De la Nef de la cathédrale de l’au delà de la Scandola. Mûre mure à sa copine : Mé késkilébo.
Ses filles aussi tâteraient bien de mes testicules. Surtout celle du Bossuet qui en Kite Surf gesticule. Moins la grande, celle de l’argentier, un peu déboussolée. Je connais Minouche, leurs poitrines m’ont décontenancé.
Quand elle approbe à l’Espace Bleu j’attempte De mettre en échec la magie, par démonstration, du patron. Tout en écoulant son stock de Bojo Avec l’aide d’Inbach l’israelite qui le trouve subitement goûtu.
Sur le quai elle me cherche, photos à l’appui. Pour me troubler à peine remis de mes délires. Il est pourtant trop tôt pour sortir mon zizi. En attendant la suite, les cocus peuvent continuer de lire.
Maman : Si vous entendez des voix, c’est peut-être de la schizophrénie.
A moins que ce ne soit un delirium tremens.
Demoral : Vous êtes psychiatre ?
Maman : Psychette, en charge de la santé mentale de cet enfant dans le cadre de la mission ONUnicef sur les réfugiés qui affrète ce navire. Votre compagnie, compte tenu de ce que j’ai pu observer cette nuit, ne me semble pas appropriée.
Demoral : . . . – – – . . .
Demoral : Papa Uniform Tango Echo ?
Bee : Oscar Uniform India.
Maman : Vous voyez ?!
Demoral : Ben oui, c’est tout vu, ça parle !
Et ce serait bien de ne pas la laisser traîner là trop longtemps,
ça mange les p’tits enfants aussi les bateaux.
Maman : Ha bravo, des menaces maintenant. Je vais en référer au capitaine.
Demoral : Le capitaine c’est moi et si les bateaux n’aiment pas les midinettes,
je me les aime farcies au petit matin alors virez moi ce mioche et vos miches du pont,
j’ai du travail , cavalleta.
Maman : Perdonu ?
Demoral : Parlate corsu ?!
Maman : Sô corsu
Demoral : La psychette ?
Maman : Demoral !
Demoral : Bienvenue à bord !!!
La psychette : Tu as réussi ?
Demoral : Trente cinq ans, trente cinq mètres comme annoncé.
La Psychette : Et ça t’a rendu con.
Demoral : Vous me l’aviez déjà fait remarquer il y a dix ans en fin de soirée.
La psychette : Il est très beau ton bateau.
Demoral : ELLE est très belle , Lady Apa II.
. . . Et sinon ça mange quoi, ça, le matin ?
La psychette : Montre moi la cuisine, je vais m’en occuper.
Mon papa, c’est le vent qui fait avancer son bateau.
Il en a de la chance ton papa, c’est qu’il a le temps de vivre. Le bateau mange aussi de la nourriture comme toi et moi, s’est son avitaillement. Ca vient de victuailles, les vivres qui lui permettent de naviguer en autonomie
Et regarde, il fait pipi aussi !
Oui c’est normal, il boit l’eau de la mer pour maintenir ses organes de propulsion, ses moteurs ou si tu veux ses muscles à une température idéale de fonctionnement.
Et il fait caca aussi ?
Oui, comme toi et moi.
Mais il salit la mer, alors ?!
Pas plus que les poissons qui aussi le font.
Mais comment fait-il ?
Il stocke ses excréments et comme il ne peut pas sortir de l’eau, ce sont les toilettes qui viennent à lui.
Des toilettes mobiles ?
Oui, des camions de pompage des eaux usées.
La maman : Comment parlez vous à mon enfant?
Demoral : C’est à vous ça !?!
La maman : Vous discutez avec mon enfant ?!?
Demoral : Ben je m’efforce de répondre aux questions, je ne devrais pas?