Calvi Blues.

Calvi,

16/07/1990

J’ai peur.

J’ai l’impression d’avoir tout oublié.

Je ne sais pas quoi faire car les décisions sont dures à prendre.

Plusieurs facteurs jouent et les différentes solutions se mélangent aux facteurs.

Il faut récupérer des gamines Dimanche à Bonifacio mais il y a du vent de prévu. C’est la grève des pompistes, on ne sait pas si ça va durer. Il a été question de partir sur l’Italie. Je pense que demain va encore être de longs silences entrecoupés de « je ne sais pas » . J’ai prévu d’aller à Propriano, mais ça fait trois heures de route et si le vent se lève …

Bref, le moral n’est pas au beau fixe mais je pense que c’est la longueur du séjour qui joue beaucoup. J’espère que nous irons jusqu’en Sardaigne. Alors avec le temps qui sera passé, la découverte, le plaisir de se surpasser, la fierté, et surtout la sensation d’être dans le dernière ligne droite avant le repos, les copains, les copines , la rentrée surtout avec tout ce que ça comporte. J’ai envie de m’éclater au maximum avant de travailler comme un bœuf pour éclater Estelle que d’ailleurs je n’éclaterais pas seulement qu’au figuré.

Pour l’instant, j’essaie d’oublier que j’existe et que j’ai une famille. A vivre sans réfléchir et sans se poser de question on évite le cafard et l’ennui. Il me reste plus de deux semaines à tirer, j’en ai marre. J’aime ce boulot mais là pour la première année, j’en ai ma dose.

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