Charlatons.

  • Mon p’tit marinou, ça va mieux ?
  • (mes couilles la mise en page)
  • Mieux que quoi ?
  • Ben que la dernière fois.
  • Quelle dernière fois.
  • Bien, respire, raconte-moi une belle histoire.
  • Mon premier AVC reste un de mes meilleurs souvenirs de mer. C’était la première sortie avec mon dernier Boss sur un bateau qui, pour en avoir suivi de loin la conception, je le savais et c’est pas du pessimisme, ne pouvait pas décemment naviguer. Disons pour faire simple que la marque pour laquelle je travaillais depuis des années s’était mis en tête de construire une Mercédès avec des pièces de Twingoo. Même la brokeuse que j’avais patiemment observée tordre son pigeon, m’implorait du regard.
  • Mon Dieu et que s’est-il passé ?
  • Parti de La Napoule, arrivé à destination, je remarque d’abord que la fumée de ma cigarette ne sort pas droite de ma bouche. Ensuite, alors que l’urgence d’une pompe qui sent le chaud n’est pas plus grave que le moteur de l’annexe qui ne démarre pas,  je dois prendre le temps d’expliquer à la porte de la salle des machines qu’il serait bon qu’elle s’ouvre sous l’impulsion de ma main droite sans le secours de celle de la gauche. Enfin, je me suis quand même inquiété quand d’un grand sourire j’ai tenté de rassurer mes passagers et qu’un seul de mes zygomatiques a répondu.
  • Vous avez appelé les pompiers ?
  • Y’a pas de psychette disponible en rade de Porquerolles. Non, Il m’a fait goûter un Pessac Léognan premier cru classé, vous me pardonnerez j’ai oublié l’année. Ca m’a déclenché des petites lumières à la surface du cerveau c’est bien simple, je n’ai jamais rien revécu de tel.
  •   Je te sens un peu fatigué là
  • Vous ne voulez vraiment pas qu’on continue l’entretien au bistrot du coin ? Ils on de la bonne tisane, j’ai demandé au patron qu’il en fasse venir de chine rien que pour vous.
  • Je ne te compte qu’une demi séance.
  • Cette monétisation du droit à la parole m’interpelle au plus haut point. C’est pas moral d’en arriver à ce point.
  • Arrête de te poser toutes ces questions ou je ne te fais pas payer du tout et tu m’auras, pour le coup, réellement fait perdre mon temps.
  • Vous savez que, considérant son écriture comme ayant plus de valeur que les chiffres dessinés dessus, les vraies admiratrices de Picasso n’encaissaient pas ses chèques ?
  • Surveille quand même tes comptes, Demoral.

Les commentaires sur la platitude de mon ventre sont acceptés,

Sur la rotondité de ma poitrine un peu moins

Sur celle de la terre, faut voir les arguments.

Applausons

La psychette :     Ha mon p’tit marinou, il a l’air en pleine forme !

Demoral :           Il cherche la forme la moins douloureuse possible de quitter ce monde.

La psychette :     Mon Dieu, que t’arrive-t-il ?

Demoral :           Rien.

La psychette :     Comment ça rien ?

Demoral :           Le Néant, ma vie est insipide.

La psychette :     Le Néant c’est quand on est mort et tu m’as l’air bien vivant. Raconte moi une belle histoire.

Demoral : C’était un charter d’hiver. Je m’étais pris la tête avec la capitainerie à propos de l’emplacement que j’avais créé l’année précédente et qu’ils ne comptaient pas me renouveler.  Du coup, le jour de la mise en place, ils m’ont fait patienter deux heures à l’extérieur du port. Temps qu’a mis à profit mon ami gitan que j’avais convié pour l’occasion à l’apéro, pour observer la transformation d’un type rigolo en marin légèrement agacé. Lorsque sur le douze on annonce enfin le nom de mon embarcation, je découvre que la place qu’ils m’ont allouée n’est pas qu’inaccessible, elle est hautement improbable. C’est dans ces moments que je switch Zen.

La psychette … « clignement des ses deux yeux de biche »

Demoral : Dans ces moments là, je ne demande pas, j’ordonne encore moins. J’indique du regard du doigt, éventuellement du dos si faut pousser la chose flottante d’à côté qui gêne mes hélices, qu’il serait souhaitable d’aller dans mon sens avant d’oser me poser la question du choix mystique de l’orientation de mon bateau.

La psychette : « regard pétrifiant mais attendrissant »

Demoral : Par contre quand je crois que c’est fini , que tout est cuit mais  que l’équipage du vieux cul rond du quai d’en face m’applaudit, il ne me vient qu’ une simple révérence et l’espoir que la vie n’est pas si inutile.

La psychette : Tu veux que nous reprenions les scéances à domicile ?

Demoral : Ho oui, si vous voulez je vous parlerai de mon séjour au monastère !!!

La psychette : Tu es allé chez les moines ?

Demoral : Oui. En quelque sorte. Disons puisque je ne peux rien vous cacher qu’il s’agissait plus d’un couvent mixte aux règles modernes.

La psychette : Sors ton agenda, tu m’exaspères.

Aujourd’hui, je suis heureux.

Merdons

La psychette : Mon p’tit marinou tu m’as l’air en pleine forme, ça fait plaisir.

Demoral : J’vais crever

La psychette : Que se passe-t-il, tu as encore regardé tes comptes?

Demoral : Non, je DOIS en écrire un, de conte, de Noel.

La psychette : Mais c’est formidable ça c’est pour quoi?

Demoral : C’est pour quand? C’est pour Demain.

La psychette : et pour qui?

Demoral : Une association loi 1901, j’ai droit de ne parler ni de religion, ni de politique et encore moins de cul.

La psychette : et tu le joues où?

Demral : A la cathédrale, sinon c’est pas rigolo.

La psychette : Bien, tu te détends, tu te fermes les yeux et tu me racontes ta nuit de Noel idéale.

Demoral Grmmbl.

La psychette : Sans t’étouffer, respire. Allez vas y.

Demoral : Alors c’est un couple d’adultes qui passent une nuit de noël devant une cahute

La psychette : Je ne veux surtout pas entendre la troisième rime, tu recommences de suite!

Demoral : Rhoo ça va, Bon, c’est juste une nuit sans soleil et de Noel. Un couple marche péniblement dans les rues d’une vielle ville d’un petit port provençal.

La psychette : Mieux , continue.

Demoral : Ils n’ont pas l’air en forme.. Lui est épuisé et nerveux. Elle est ronde comme un ballon. A vrai dire leur situation ne semble pas terrible. Ils ne savent plus où aller. Une lourde porte est restée entrecouverte dans un mur épais. Un trait de lumière traverse l’interstice. Ils entrent. C’est une bibliothèque.

La psychette : Bien, continue.

Demoral : Ha bah j’en suis là. Après j’ sais pas. C’a fait une demi heure que j’essaie de vous expliquer que demain, je participe à un jeu dont je ne connais ni les règles ni l’enjeu et que je commence à paniquer sévère.

La psychette : Tout va bien se passer, tu l’as déjà fait. Allez, on en reparle dans trois semaines.

Et pour l’illustration je fais quoi?

Tu crées un atelier photo, nigaud.

Poltron

  • Houlà mon p’tit marinou, ça n’a pas l’air d’aller.
  • Vous me scannez comme ça, vous, avant même que je ne vous dise bonjour.
  • Tout est marqué dans les traits de ton visage
  • Hé bé non, je vais très bien.
  • Soit, raconte-moi une belle histoire alors.
  • Ma première année en tant que skipper. La brokeuse m’avait envoyé au casse-pipe autour du Golf de Gênes sur une trapanelle
  • Au présent, tu es dedans.

Je suis en pleine tempête. L’entrée du port de Cecina ne devrait plus être loin mais je ne vois qu’une longue digue s’avançant en perpendiculaire depuis une plage infinie. De petits personnages s’agitent en bout de môle. Plus de doutes, le havre doit être par là. Je m’approche et découvre que la digue est en fait deux et que malgré l’absence de phare, il s’agit bien de l’entrée du port. Le hic est que dans la passe, ça tabasse. Ca déferle même.  Prudemment, je m’engage pour me faire prendre dans un tambour de machine à laver. Alors, perdu pour perdu, je mets les gaz à fond. Et là, si le bateau part toujours au surf, la puissance des milliers de chevaux mécaniques que je tiens dans une main redonne à la barre que je tiens dans l’autre la maîtrise de la trajectoire. Je déboule dans une sorte de lagune à la sortie d’un fleuve. De l’enfer au paradis en quelques brassées.

La psychette :    Ne trouves-tu pas étrange tous ces dangers auxquels tu as échappé et ces montagnes que tu te fais                                  aujourd’hui pour rien ?

Demoral :           Ha c’est sûr que quand je frise l’évanouissement  avant un cour d’aquarelle, j’ai conscience de friser                           aussi le ridicule.

La psychette :     tu as peur de ce que tu aimes en vrai.

Demoral :           Oui, et plus ça me fait peur, plus j’ai envie de le   faire.

La psychette :     Tu es très courageux.

Demoral :           Je vous trouve effrayante quand vous parlez ainsi.

La psychette :     Tu sais quoi ?

Demoral :           Ho ça va, pardon.

La psychette :     Tu devrais l’écrire tout ça.

Demoral :           Mais c’est ce que je fais.

La psychette :     Tréés bien !

Demoral :           Sur mon blog je raconte toutes nos entrevues.

La psychette :     Ho mon Dieu !!!

Demoral :           Qué j’ai dit encore ?!?

La psychette :     Tu ne peux pas faire ça !

Demoral :           C’est écrit dans la loi ou c’est un truc de psychette ?

La psychette :     Tu as besoin d’intimité. Ce qu’il se passe dans ce cabinet doit rester dans ce cabinet. Je suis psychette                       certifiée d’état tu peux tout me dire mais les autres n’ont pas à connaître ton moi profond

Demoral :           Parce que vous croyez que je vous l’expose mon  moi ?

La psychette :     Tu me paies pour ça.

Demoral :            Je ne suis moi que dans mon lit à l’endormissement                        ou au réveil c’est selon les désirs de la sirène.

La psychette :     Sors ton agenda.

Conjurons.

La psychette :    Comment va mon p’tit marinou aujourd’hui ?

Demoral :           Faudrait peut-être arrêter avec cette expression, non ?

La psychette :     Holà que se passe-til ?

Demoral :           Je ne m’en sors plus, trop de choses à faire.

La psychette :     Très biien, il y a six mois encore, tu te plaignais encore de t’ennuyer.

Demoral :           Oui mais là, j’ai peur de ne pas y arriver.

La psychette :     La peur, je pense que tu tiens le mot, raconte-moi ta plus grande peur. As-tu déjà eu peur de la mort ?

Demoral :           En mer Jamais. Vu que je tenais la barre. A terre non plus d’ailleurs puisqu’il m’est arrivé d’aller la draguer                      en suivant vos prescriptions vingt-huit jours à l’avance.

Psy :                     C’est vraiment pas malin. Mais bon, vas y , parle moi d’un sujet qui t’effraie.

Dem :                  Ca risque d’être un peu long et je vais probablement arriver à une conclusion inverse de mon intention de                      départ.

Psy :                     La séance vient à peine de débuter, tu as tout ton temps. « … » . Toi, tu voudrais déjà t’échapper chez                         Dany, c’est ça ?

Dem :                  Oui

Psy :                     Tu vas devoir parler un peu avant, lance toi.

Dem :        J’ai peur de laisser libre cours à mes pulsions par n’importe quel moyen que ce soit. Notamment par la voix.

Psy :           Pourtant tu t’en sors très bien. Regardes à l’association, elles sont toutes folles de toi.

Dem :         L’énergie que je déploie pour ne pas paraître être ce que j’écris n’a d’égal que l’envie que j’ai d’être lu.

Psy :           Explique mieux.

Dem :         Si vous m’interrompez tout le temps, on va pas y arriver,  « … »   non plus.

Psy :           Pardon, continue

Dem :         J’angoisse de rater ma vie. Je suis terrifié à l’idée que ce ne soit déjà fait. Les enterrements où personne n’attend le               cercueil me glacent le sang.

Psy :           Il s’agit peut être du dernier de la bande.

Dem :         Ca lui fait une belle jambe !

Psy :           Il a veillé sur les autres. Jusqu’à être le dernier. Comme le capitaine sans crainte quittant son navire après avoir                      sauvé tous ses passagers.

Demoral : Capitaine mes couilles oui !!! Il avait la trouille de tout le capitaine. Du naufrage , de l’incendie et de la panne sèche             de Pessac-Leognan, premier cru classé.

La psychette       Pour le prochain rendez-vous, vous préférez pleine lune ou nouvelle lune ?

Demoral :           Noire.  

Pendons.

La psychette :     Bien. La dernière scéance fut un peu dure. Peux tu me narrer un événement heureux de ta carrière ?

Demoral :           La fois où j’ai troussé la fille du Boss ?

La psychette :     Sans aller jusqu’à cette extrême, juste un Episode    joyeux.

Demoral :         Episode précisément. An 2002 avant Demoral, Grèce occidentale. Le Boss repère que je ne lâche jamais mon poste et, un soir, alors qu’après trois semaines de mouillages houleux j’ai trouvé un lac pour ma barque, m’ordonne de prendre du     repos.

La psychette :     Bene.

Demoral :          

Son invitée qui, j’exagère un peu, n’est pas sa fille sans ça il aurait été incestueux se propose de                    m’accompagner.

La psychette :     Quelle belle marque de reconnaissance, tu devais être content.

Demoral :           Ha Bah la reconnaissance j’y ai goûté dans les bois au-dessus du château au dessus de la baie où                                   reposait le bateau.

La psychette :     Mais c’est amoral !

Demoral :           Ben oui, et puis nous avons répété l’expérience à chaque occasion jusque la fin de la croisière. .

La psychette :     Tu ferais l’amour à n’importe qui n’importe quand !

Demoral :           Je ne me fixe effectivement que peu de limites. D’ailleurs il a l’air confortable votre divan.

La psychette :     Enchaine sur quelque chose de plus voie du milieu.

Demoral :           Ma vision du féminisme ?

La psychette :     Te sens tu capable de rester modéré ?

Demoral :           Pas de problème, c’est très clair dans ma tête obscurcie.   

La psychette :     Spiega.

Demoral :

         J’ai le Démon. Une femme, c’est inscrit dans mon ADN, c’est pas tant pour la sauter mais faut que je la séduise. Par n’importe quel moyen. Toutes mes hôtesses et cuisinières ont eu à subir une de mes attaques. Leur réponse était presque invariablement le récit d’une violence sexuelle ou d’un abus conjugal. Ca calme les ardeurs.

La psychette :     Et tu arrêtais de les ennuyer ?

Demoral :  Ben oui, je me transformais en vous.

La psychette :     Brava!

Demoral : 

Pas nécessairement, la thérapie du marin ne se passe pas dans un cabinet insipide mais dans des tavernes sordides. En fin de soirée, c’était à mon tour de lutter contre l’envie dévorante qu’a la femelle de se reproduire. Et comme je viens de vous le démontrer, je n’oppose que peu de résistance à la jouissance.

La psychette :    

On se revoit dans vingt huit jours.    

Bibrons.

La psychette :     Mon p’tit marinou, reprenons des études sérieuses.

Demoral :           Pourquoi, jusque-là on faisait quoi ?

La psychette :     Chez toi c’est quand même un peu léger.

Demoral :           Ha bon ?!?

La psychette :    De quoi souhaites tu m’entretenir ?

Demoral :           Ben j’me fais chier

La psychette :     Et qu’aimerais tu faire ?

Demoral :!          Qu’aimerais-je donc qu’on me fasse est plutôt la question.

La psychette :    …

Demoral :           On enchaîne sur quoi, la mort ou sur l’amour ?

La psychette :     Demoral, il faut que je te parle.

Angoisse instantanée, fulgurante.

La psychette :     Nous avons réuni le conseil de l’ordre des psychettes.

Eclair glaçant de l’hypophyse à l’extrémité de la verge.

Entre les oreilles une brûlure.

Estomac porté disparu.

« Tu comprends, voici quand même six mois que tu vas bien.

Ce n’est pas normal.

Dans ton contrat, tu dois être mal, voir désespéré, au moins six mois dans l’année.

Discute pas c’est comme ça. »

Demoral :           Je peux tout vous raconter si vous voulez, j’avoue     tout

La psychette :     Tu veux confesser quoi, au juste ?

Demoral :           Comment, sans faire exprès, j’ai un peu tapé dans la caisse du bord.

La psychette :     Ma é stupidu, tout le monde s’en moque de tes histoires de « yacht » et de « prostituées ».

Demoral :           Ho ?!?

La psychette :     Il faut absolument et urgemment que tu règles ton souci avec ta mère.

Demoral :           Ha la pute Borgne !!!

La psychette :     Tu vois.

Demoral :           Quoi ?

La psychette :     Comment ça quoi ? Parle moi d’elle imbécile !

Demoral :           Elle va très bien, merci pour elle.  On rigole bien quand je lui raconte mes aventures. Surtout qu’en ce                      moment, je suis content, j’avance bien dans la  rédaction de son oraison funèbre.

La psychette :     Prends ton agenda, on va intensifier la thérapie.

Violon.

Demoral : La psychette ?

La psychette : Tu vas si mal que ça ?

Demoral : Je pense ne plus pouvoir éviter l’internement.

La Psychette : J’arrive.

J’improvise un semblant de ménage et, sait-on jamais, prends une douche et me brosse les dents.

Demoral : Ha Docteur,

La psychette : Ne me cherche pas sur la flatterie, ça ne marche pas. Dis moi ce qu’il se passe.

Demoral : Ben justement, rien.

La psychette : Et tu voudrais quoi ?

Demoral : Ne me provoquez pas.

La psychette : dis

Demoral : Una Pipa, ça existe dans le Larousse corse ?

La psychette : Bien. Raconte moi ta plus belle nuit d’amour.

Demoral : 2002, Golfe Ambracique. Au retour de la promenade autour du château local quand la pute du Boss m’a sauté dessus. Un viol caractérisé avec orgasme sans intention de le donner, vous vous souvenez ?

La psychette : Au présent, raconte au présent. Revis l’Episode.

Demoral : Vous êtes sûre ?

Demoral : Ha, c’est toi ?

La pute : à qui t’attendais tu ?

Demoral : à la pute

La pute : Ben c’est moi, la Pute du Boss.

Demoral : Ha merde, je croyais que c’était la cuisinière.

Nous sommes, du moins je suis, endormi sur le bain de soleil sous la lune, sur le fly. Sa présence m’a réveillé. Je me suis juste un peu trompé d’identité. Dans le doute j’ose une main promeneuse sous la nuisette. Elle ne cache rien. En tous cas pas de dentelles superflues, ni de peur du loup. Je switch On my Joy Stick.

La psychette : On va peut être s’arrêter là. La prochaine scéance se fera à mon cabinet.

Demoral : Ma profession me dit que non. Une interdiction tacite que je me suis faite de ne rien …

La psychette : De ne rien quoi ?

Demoral : De ne rien m’interdire, suivez moi bien :

Demoral : Si j’ai obtenu des diplômes de navigation britaniques, je navigue toujours sans contrat. Aussi n’ayant pas encore à me plier aux codes débilisants de la corporation des marins français, je décide de goûter l’instant.

La psychette : Je te fais une facture à quel nom cette fois ?

Demoral : Mon premier et unique capitaine m’a appris  « Je veux bien mourir en mer, mais pas de faim ni de soif.

La psychette : Et alors ?

Demoral : J’ai faim, j’ai soif et j’ai froid.

Ben ma colonne.

Ca y est c’est fait.

Une psychette m’a trouvé une nouvelle maladie de la tête.

Au début elle a tenté de m’impressionner avec des termes techniques :

  • vous êtes potomane.
  • Ben oui je sais , j’aime bien boire des coups avec des potes.
  • Comment ça ?!? Vous re-buvez !?!
  • De l’eau, au moins dix litres par jour.
  • On va vous faire un IRM du cerveau.
  • Que Qoui ??!?
  • Et puis vous allez appeler votre médecin traitant.

Bon ben là, angoisse au ventre au bord de l’infactus,

J’appelle le Docteur Pébron et je la lui passe.

Ils ne savent même pas retrouver mes analyses

mais le verdict tombe sans rires ni appel

  • Vous êtes une grosse merde.
  • Ben oui ça aussi je le sais.
  • Vous avez un diabete insipide.
  • Vous pourriez développer?
  • Même en invalide, vous êtes insignifiant.
  • Putaing, moi qui rêvait d’un sein cancéreux ou d’un handicap qui me permettrait de passer à la télé aux jeux de deux mille vingt quatre. Tant pis, je vais essayer d’écrire comme Guillaume Musso.

Au bord du suicide pour éviter d’avoir à mourir plus tard,

de retour chez moi,

je me connecte à internet.

Petit détail technique, je shunte la caméra de mon I-Phon 16

sur les oreillettes,

que je me colle au plus profond du cerveau.

Capture d’écran,

J’attends vos diagnostics en commentaires.