Gitane.

Retour à l’embarquement.

La brokeuse : Tu es dispo cette fois ?

Demoral :         Pour toi toujours.

La brokeuse : Un peu de tenue jeune homme.

Demoral :         …

La brokeuse : « Gitane », Port Santa Lucia, demain matin.

Demoral :         Vos désirs sont des ordres.

La brokeuse :   Ne deviens pas comme ton père.

Ils sont cinq. Le Boss, sa moitié et une progéniture au nombre de trois entre l’enfance et l’adultère.

Demoral :         Demoral

Le Boss :            Le Boss

Demoral :         Je vous suggère une petite sortie au Cap Dramont afin  de faire connaissance.

Le Boss :            Bon.

Le bateau est flambant neuf. Je tourne les clés de contact et ça ronronne. La semaine dernière avec papa, comme nous étions occupés tous les deux, nous leur avions refilé un tocard pour leur sortie du week-end. Histoire de  garder la place au chaud. Forcément, ça n’avait pas collé. Je commence à larguer les amarres

.

Le Boss :            Pourquoi faîtes vous ainsi ? L’autre rangeait mieux les cordes sur le quai.

( on dit pas corde on dit bout !!! )

Demoral :         C’est pour mieux les reprendre.

Le Boss :            Ce qui me plait dans le bateau, c’est le côté James Bond.

Tout du long d’une journée sans histoire, je m’adonne à mon sport favori. Être présent sans être là. Ils vivent leur vie de famille. Ma personne ne compte pas plus qu’un ordinateur de bord en veille. Sur quelques bribes de conversation, je comprends que le bateau est pour Madame. Ils possèdent une villa en bord de mer, elle cherche une distraction pour ses invités l’après-midi. Un petit clin d’œil au Boss le temps de ré-amarrer le bateau d’une main et me voici dans la limousine. Direction Villa. La journée va commencer.

Des pins immenses, tordus par les tempêtes d’hiver mais fiers d’ombrager un jardin d’été étagé sur trois restanques chacune munie d’un bassin relié à l’autre par un tobogan ou une cascade, captent mon attention. Après m’avoir fait le tour du propriétaire au cours duquel il m’explique être architecte et vouloir tout raser pour faire mieux, le Boss entreprend la négociation.

Quel salaire escomptez vous pour la saison ?

Je ne suis pas disponible, vous le savez.

Nous pouvons nous arranger.

J’ai des engagements en Corse.

Mais c’est vous que nous voulons !!!

J’en tiens un bon pour vous, il sera parfait.

Dieu est un odieux mensonge.

Ca va finir par se voir que je ne sais pas dessiner.

Chapitre suivant :

2 réflexions sur “Gitane.

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