Initions.

  • Salut PatroN
  • Salut Demoral, c’est l’heure du rendez vous ?
  • Non c’est fini, je suis guerri !
  • Ha , et tu viens rien que pour me voir à moi ?
  • Oui aussi mais j’ai rendez vous avec elle.
  • Bon, tu as rendez vous ou tu as pas rendez vous ?!?
  • J’ai rendez vous mais ici.
  • La barmaid, un accueil à la douze !
  • Oui j’y vais. Une glace en branche à le deux.
  • Tu disais ?
  • Rien, le spécial Kiwi Citron s’il te plait.
  • Salut Demoral.
  • Salut la Barmaid.

La psychette :   Bonjour, bonjour la Barmaid, bonjour le patron, salut Demoral.

Demoral :         Bonjour la psychette, vous buvez quoi ?

La psychette : Vous avez quoi comme tisane ?

Le patron :       c’est quoi ça ?

La psychette : Oubliez, un tonic avec une rondelle de citron

Le patron :       Je n’en ai qu’en sirop.

La psychette :  Va bene, un tonic avec du citron.

Demoral :         Vous allez bien, pas trop dure la journée à écouter tous ces tarés ?

La psychette : Demoral !

Demoral :         …

La psychette : —

Demoral :         …

La psychette : C’est glauque comme ambiance ne trouves tu pas ?

 Demoral :        mé non, le bar tabac c’est comme le théâtre, il faut que l’ambiance s’installe .

Regardez autour de vous, les acteurs sont en place. Ils attendent de jouer leur rôle.

La psychette :  …

Demoral :         Le monde est au mieux ennuyeux quand il n’est pas franchement beau.

C’est pour ça que je m’invente des histoires dans ma tête.

Au pmu, ils ont tous la leur, d’histoire. Je vous raconterai.

Le patron : Ca yest il commence à causer intello

La psychette :  Oui si tu aimes les histoires tu devrais te prendre un abonnement Netflix cela te coûterais moins cher.

Demoral :         Je préfère les miennes. Ici la vie est simple. Tu prends un billet, tu fais la monnaie et tu vas chercher le pain.

La psychette : Tu ne penses pas que tu devrais faire l’inverse ? Tu fais tes courses et avec ce qu’il  te reste, s’il en reste, tu bois un coup avec tes copains.

Demoral :        

La Barmaid : hé bé, c’est pas gagné

Le patron : ellu hè curaghjosu.

Biaisons.

  • Mon p’tit marinou que t’arrive t il, tu m’as l’air tout anxieux
  • Le bonheur est en route.
  • Cela devrait te remplir de joie.
  • Plusieurs fois j’ai cru le toucher et il m’a échappé.
  • Sous quelle forme se présente t il cette fois ?
  • Une femme bien entendu. Italienne , rencontrée au cours de mon dernier séjour en hôpital psychiatrique.
  • Ha non tu ne vas pas me refaire le coup  . La dernière fois tu t’es retrouvé séquestré chez ta conquête.
  • Ça ce n’est rien. La fois d’avant elle est tombée raide morte à mes pieds. Quand je brise les cœurs je ne le fais pas qu’à moitié.
  • De quoi as tu peur cette fois ? Finalement même si tu dois rester très prudent que peut il t’arriver de pire?
  • Elle est sur la route d’ Antibes en ce moment même. Si nous nous sommes rencontrés c’est que la dernière fois qu’elle a fait ça, elle se souvient d’être parti de Rome puis de se réveiller hospitalisée chez les foldingos via le service neurologique avec une énorme bosse à la tête. Elle est comme moi une erreur médicale.
  • Je croyais que depuis ton entrée à l’hôpital de jour tu avais admis ta pathologie.
  • Je suis bien obligé sinon ils vont me remettre à travailler
  • Franchement tu crois pas que ça te ferait du bien
  • Attention vous n’êtes pas loin du »arbeit macht frei » quand vous me dites ce genre de bévue.
  • Je vois que ta tendance à l’exagération se porte bien.
  • Et puis d’abord le théâtre et le cinéma,  n’est ce pas du travail?
  • Tu as raison mais on se revoit lundi, je préfère. Tu me raconteras tes exploits
  • J’espère ne pas être en mesure par décence de tout avouer.
  • Demoral ! Une séance sans allusion au sexe ce serait possible?
  • Rassurez vous, pour le moment je n’en suis qu’à l’illusion.

Gronchons

La psychette : Bonjour mon p’tit marinou, alors toujours fâché?

Demoral : oui

– Bon, reprenons. Qu’est ce qui te chiffonne ?

  • Je fais tout pour vous plaire et vous m’en demandez toujours plus.
  • D’une part tu n’as pas à me plaire,  tu es là pour te soigner. D’autre part en quoi deviens je plus exigeante?
  • Ce n’est pas tant exigeante que contradictoire. Vous me reprochez maintenant de faire trop de sport et de boire trop d’eau, il faudrait savoir. A quand des restrictions sur l’air que j’inspire?
  • Ne fais pas l’enfant ! Admet qu’un semi marathon et quinze litre d’eau par jour si je ne te freinais pas c’est un peu exagéré. Tu dois trouver la juste mesure.
  • La fumeuse voie du milieu dont nous bassinent les taoïstes. C’est déjà le moment où je vais m’énerver.  Dans moins de trois répliques vous allez enchaîner sur profiter de l’instant présent.
  • Tu vois tu t’enflammes
  • Ben voyons et maintenant je parle trop, c’est ça?
  • Tu ne parles pas trop, tu parles mal
  • Je vois vous allez me ressortir l’affaire des nichons de la petite Ninon.
  • Parler en clinique à une gamine dépressive comme au comptoir du pmu est intolérable. La deshinibition te fait tenir un langage qui ne te met pas en valeur
  • C’est pas comme si elle n’avait pas été confrontée à ce genre de propos de la part d’autres patients.
  • Tu as dépassé les bornes et quand bien même. Tu te veux gentleman n’utilise pas le lexique d’un supporter de foot.
  • Je lui ai présenté mes excuses.
  • Soit, alors l’affaire est close. Raconte moi ta vérsion de la dernière hospitalisation.
  • Rhoo j’ai pas envie, vous n’avez qu’à relire mon fil d’actualité Facebook de ces cinq dernières semaines.
  • Très bien on se revoit dans vingt huit jours

Trions

Mon p’tit marinou, comment il va?

Demoral: (Soupir) J’ai l’impression de tourner en rond.

La psychette: Peut-être as-tu besoin de te fixer de nouveaux objectifs.

Demoral: (Avec un sourire amer) Des objectifs ? Moi ? Plutôt des bouées de sauvetage.

[Le patron du bar s’approche de leur table, un verre à la main]

Le patron: Alors les amoureux, on cause toujours de la vie, de la mort et de tout le reste ?

Demoral: (Surpris) Salut patron. Ben, on essaie de trouver un sens à tout ça.

Le patron: (Il rit) Vous êtes des philosophes, vous deux. Moi, je suis plus terre à terre. Un verre ?

Demoral: Avec plaisir.

La psychette: Merci, patron.

Le patron: (S’adressant à Demoral) Tu sais, j’ai un pote qui a un petit bateau de pêche. Il cherche quelqu’un pour l’aider en saison. Tu pourrais peut-être te défouler un peu.

Demoral: (Intrigué) Vraiment ? Tu crois que ça pourrait m’intéresser ?

Le patron: Pourquoi pas ? Tu serais au grand air, loin de tout ça.

La psychette: (Souriant) Ça pourrait être une bonne idée. Un peu de changement ne te ferait pas de mal.

Demoral: (Réfléchit) Tu sais quoi ? J’y réfléchis sérieusement.

Le patron: Fais-moi signe si ça t’intéresse.

Demoral: Je le ferai. Merci patron.

[Le patron s’éloigne]

La psychette: Tu vois, il y a toujours une solution.

Demoral: (Souriant) Peut-être que tu as raison. Peut-être que j’ai besoin de changer d’air.

Futurons

« Le jour où la mer m’a parlé »

« Je me souviens d’une nuit, au large des côtes corses. Le vent hurlait, les vagues s’écrasaient contre la coque, et le bateau dansait une valse folle sur les flots. J’étais seul aux commandes, le reste de l’équipage blotti dans ses couchettes. La lune, voilée par les nuages, illuminait par intermittence la mer déchaînée.

Dans ce chaos, j’ai eu l’étrange sensation d’être en parfaite harmonie avec les éléments. C’était comme si la mer et moi ne faisions qu’un. J’ai fermé les yeux et écouté le grondement des vagues, le crissement du vent dans les haubans. Et puis, dans ce vacarme assourdissant, j’ai cru entendre une voix. Une voix douce, mélancolique, qui me murmurait des secrets.

Elle me parlait de la solitude de l’océan, de la beauté de la tempête, de la force de la nature. Elle me disait que je n’étais qu’un grain de sable dans l’immensité de l’univers, mais que j’avais ma place, ma raison d’être. Dans ces moments-là, j’ai compris que la mer n’était pas seulement un élément, mais un être vivant, capable d’émotions et de pensées.

Lorsque le calme est revenu, j’ai ressenti une profonde tristesse. C’était comme si j’avais quitté un ami pour toujours. Mais cette nuit, j’ai compris que la mer serait toujours là pour moi, un refuge, un confident, un miroir de mon âme tourmentée. »

Texte généré par mon intelligence artificielle.

Dimension

Mon p’it marinou tu es resplendissent

C’est que j’ai trouvé le thème de ce sur quoi j’écris

Et ce serait quoi ?

Ce serait l’histoire d’un p’tit marin qu’aurait plus le droit de travailler

Ben voyon

Et il aurait du mal à trouver sa place même qu’il serait déjà au paradis.

Continue tu m’intéresses

Ha quand même

Demoral

J’ai tout ce dont j’ai besoin si ce n’est d’un peu de sexe de temps en temps.

Demoral !

Vous voulez encore que je vous parle de la dimension n

Je n’ai jamais rien compris à cette théorie

Pour vous on va raisonner en trois dimensions.

Même ça je ne comprends pas

J’écris sur face book , sur papier et sous word que je publie sur mon site en même temps

Et …

C’est de la dimension n, je fais de la dimension n

Je ne vois toujours pas

Ben y’a personne qui comprend. On boit un coup un coup.  

Je comprends surtout qu’il n’y a rien à comprendre

Le patron : m’en a causé aussi, j’ai jamais rien compris moi non plus.

Classons

Je me demande quand même si je n’ai pas vendu mon âme au Diable cette nuit là.

A l’âge où mes petits camarades de classe apprenaient à se servir de leur zizi, je conversais, le soir dans mon lit, avec Dieu. Je venais de réaliser que pour faire Navale, le chemin serai long et dur.

J’ai dit : Je veux naviguer.

Il a dit : Tu connaitras un très bas, mais tu l’auras ton bateau.

J’ai répondu banco.

Sauf qu’en lieu et place d’un navire de la Marine Nationale,

j’ai eu droit au yacht avec le champagne et les putes.

Que voulez vous que soit ma retraite maintenant?

Gronchons

La psychette : Mon p’tit marinou, il est comment?

Demoral : Dans un vide intersidéral.

  • Ceci ne veut rien dire, que fais tu de tes journées?
  • Rien
  • Seuls les grabataires ne font rien. Tu as forcément une activité.
  • Cette discussion me gonfle. Nous l’avons eu cent fois. Je cherche à me construire une personnalité respectable en me cultivant sur tous les sujets passibles et inimaginables mais au fond tout ce qui m’intéresse est de ramener ma potentielle interlocutrice entre mes draps.
  • Mais c’est très positif tout ça ce qui me ramène à ma première question, que fais tu de tes journées?
  • Dans la mesure où au mieux l’objet de mes désirs est indifférente à mes attentes, à moins qu’elle n’y cède et là c’est pire, j’ai décidé de vivre reclus chez moi.
  • Je ne te donne pas trois semaines.
  • Je ne vous donne pas dix minutes.
  • Demoral !
  • Pardon.
  • Ton stylo écrit mal en plus.
  • Oui, ça doit venir du papier.
  • On se revoit dans vingt huit jours.

Dédoublons.

  • Mon p’tit marinou, ça fait longtemps que je ne t’aie vu.
  • Vous m’avez conseillé d’en consulter une autre.
  • Tu es réfractaire à tout ce que je te propose.
  • Oui mais les autres c’est pire, je ne veux que vous.
  • Bien alors accouche, je t’ai pris en dernier rendez vous, mon mari m’attends.
  • J’ai le coeur qui vibre.
  • Ho mon Dieu, qui est-ce?
  • La Brokeuse.
  • L’inaccessible?
  • L’inaccessible .
  • Je coryais que les brokeuses étaient des femmes vénales superficielles juste bonne à se maquer avec plus riches qu’elles
  • Je me suis trompé.
  • Comment est -elle ?
  • Chiante comme une prolo avec un petit côté bourgeoise qui m’excite.
  • Tu nous l’as dégoté où?
  • Au fond d’un godet avec des pigments dedans.
  • Bien, que fait elle de plus que les autres.
  • l’essentiel
  • Demoral, s’il te plaît
  • Avec ses mains des peintures, et avec ses doigts, des trucs que je n’avais jamais senti avant. A se demander, à la tombée de mon demi-siècle si j’avais rencontré un femme avant.
  • Je peux lire vos notes?
  • Elles sont faites pour.
  • Elle ne va pas aimer.
  • Ce n’est que moi.
  • On va s’en jeter un au pmu.

Et les autres me courent aussi après.