» Serait il possible qu’une branche spirituelle de l’évolution de pensée réémerge ? »
Joachim.
10.07.2023.

Vous avez vingt cinq ans.
» Serait il possible qu’une branche spirituelle de l’évolution de pensée réémerge ? »
Joachim.
10.07.2023.

Vous avez vingt cinq ans.
J’en étais à 3-27 de Angleterre France, à la mi temps donc il leur en restait autant à prendre , lorsque mon cervelet me rappela que nous étions Dimanche soir et que mon stock de tabac n’allait pas tenir une nuit d’insomnie supplémentaire.
Sans attendre, je me dirigeai donc vers mon buraliste de secours. Une sorte de bouge près du vieux port que je ne fréquente plus depuis le remplacement par un glacier où des pétasses emperlouzées promènent leurs mecs déconstruits au bout de laisses à chihuahua sorbetomanes, d’un bar à putes qui faisait la renommée du conté. Quand contenté me monta l’envie de pisser.
Sous les remparts sont dissimulés deux toilettes publiques. L’une des deux est bloquée par un véhicule de la capitainerie, l’autre me tend l’évacuation salvatrice du dernier caprice de mon pénible pénis. Une dame me dépasse, jette un œil, se ravise, me jette un regard, se réavise et entre en ce logis où je pisserai probablement mon dernier calice.
Longues sont les minutes passées sous le soleil couchant au pieds de murs en pierre pendant qu’une sommité aussi millénaire qu’eux se soulage. La capitainerie ferme le premier vestiaire, le duel s’engage pour le contrôle du second. Ils savent que j’ai envie de faire pipi mais ignorent qu’il faudra me passer sur le corps avant que le jus de mes glandes surrénales ne soit englouti.
J’ai dû appeler LGBT-214 pour me désincarcérer.

Etendue des fans aux seins nus sous mon balcon à l’instant t.
La psychette : Demoral, ça va pas.
Demoral : je sais.
La psychette : qu’est ce qui ne va pas ?
Demoral : A priori, vous êtes payée pour me le dire.
A ce stade du récit je peux considérer qu’à défaut du reste de mon oeuvre vous avez compri qu’un coup c’est la psychette qui parle et un coup c’est Demoral. J’ai pas besoin d’écrire à chaque fois alors je vais tenter un truc de dactylo que rien que de le faire j’ai envie de moi.
-Tu te diriges droit dans le mur et tu accélères.

Je ne savais pas ce que cela voulait dire alors je faisais semblant de n’être qu’idiot devant ceux qui riaient de m’entendre fièrement raconter mes aventures de gardien de but de « Saintes Verges ».
Pourtant un midi alors que je pensais tout perdu ils sont venus me chercher dans les vestiaires pour une séance de penalties. Pour savoir qui de nous ou de l’équipe qui nous en avait passé sept le matin serait au second tour.
Je chausse mes gants et entre en état second. Le monde est un ballon, il doit être en mon giron. Une fois à gauche, deux fois à droite. Presque. Troisième fois à droite, détente du corps vol lent vers la trajectoire. Il est dehors.
Je ne sais pas par quelle subtilité parlementaire de buvette nous nous retrouvons en premier match d’après midi contre cette même équipe. Je m’ennuie dans mes cages. Ce qui ressemblait ce matin à un troupeau de poussins derrière un sac de grain est une équipe structurée en attaque, milieu de terrain et surtout défense ne me laissant pour me divertir que de rares ballons que je relance en vociférant des provocations aux adversaires comme quoi ce serait moins dur de m’en planter un dans ces conditions.
J’avais fini ma journée.
On a fini pire des meilleurs

» ferme ta gueule » qu’il m’a dit.
Bon il paraît que je déconne alors j’obtempère. je fais mon autiste.
« Comment on dit baiser en italien » Qu’il demande à un estranger.
« Dans aucune langue on dit baiser. » que je ne m’empêche pas de rétorquer.
Jusque là, petit visu de l’arbitre , mais ça passe.
» C’est une question d’ éducation. » tentai-je donc.
Les pompiers sont tenus de m’indiquer si ils préfèrent thé ou café.
La Gendarmerie serait sympa de se relayer
entre la municipale et les balayeurs.
Sinon, j’ai une vie normale.

Êtes-vous superstitieux(-se) ?
Qu’est ce que ça peut vous foutre?
La psychette : Mon p’tit marinou, que fais tu ici?
Demoral : J’ai la photo.
La psychette : C’est bien mais encore?
Demoral : J’ai aussi la musique.
La psychette : Je ne comprends pas, explique mieux.
Demoral : D’accord mais avant tout on pourrait pas arrêter le coup de la psychette et Demoral à chaque fois?
La psychette : …
Demoral : Ca prend un temps un temps fou à écrire et avec mon clavier dont les touches tombent en panne les unes après les autres, ça me pose des problèmes insolubles de mise en page.
La psychette : Mais bien sûr mon petit marinou. Tu sais, à part peut être Akissimo, ton lectorât est plutôt féminin et très intelligent. Elles comprennent bien qu’une ligne sur deux c’est moi qui parle.

-Un impatient m’a posé un lapin. J’ai du penser à toi dans un moment creux.
– Ha bon, je pensais que vous aviez mieux à faire.
– D’habitude oui, mais là j’avais envie d’inutile
– Et alors?
– J’ai moi même pris rendez vous avec un spécialiste.
– C’est en effet l’effet que je fais : Donner envie de lire. Prêter à faire l’amour, avec les textes des autres et autres rimes en ex.
– Demoral, je te perds.
– Vous ne m’avez jamais trouvé.
– Très malin. Narre moi, comme tu sais si bien le faire une histoire de marin propre à te solutionner une névrose latente.
– Non.
– Et per que No ?!?
– Vous n’avez pas les moyens des mes histoires.
– Explique mieux, je ne comprends pas.
– Non.
– Alors pourquoi t’es venu?
– Pour tout autre chose.
– Explique, gigolo de Toi !!!
– On tient une piste.
– Tu te prostitues?
– Je préfèrerais.
– Trop obscure.
Demoral : Jai pris en pleine tête, entre les deux yeux, une idée qui m’a laissé entre les oreilles une place dont l’expression refuse de trouver la trace.
La psychette : Ha oui, je vois, tu vas revenir sur ta fumeuse théorie de la Dimension n.
Demoral : Oui.
La psychette : Vas y.
Demoral : Vous m’avez demandé de raconter des histoires passées et j’ai accepté.
La psychette : Mais oui et bravo, regarde, tu n’as presque plus besoin de consulter.
Demoral : Ben oui mais non. Vous, vous allez mieux mais moi j’empire.
La psychette : Comme Napoléon !
Demoral : Et en plus je vous contamine.
La psychette : Tu es vraiment très mignon. Tu gagnes toujours et tu me pousses à te demander de me laisser imaginer, sans aucun espoir de trouver un remède à ton mal, ton histoire au présent.
Demoral : Merci, j’avais peur que vous me demandiez de faire de la prospective.
La psychette : Accouche !.
Demoral : Par un enchaînement de situations improbables, je me retrouve impliqué dans un organisme au sein duquel, et c’est pour ça que je les ai choisies, je n’ai rien à faire sinon vaincre mes démons.
La psychette : C’est merveilleux.
Demoral. Ces démons sont la clef de leur réussite.
La psychette : Je te revois au prochain équinoxe.


Les commentaires sur la platitude de mon ventre sont acceptés,
Sur la rotondité de ma poitrine un peu moins
Sur celle de la terre, faut voir les arguments.