Dès que j’en retrouve la force de vous la faire en direct.
What the fuck am I doing here?
Demoral : Ho, pardon Madame.
Ingrid : C’est quoi cette coupe de cheveux.
Waiting for a second participante to tell the truth.
Demoral : Ha, hello Ginou.
Ginou : What is this look?
Demoral : Long or short version?
Ginou : « … »
Demoral : Saturday around 12, everything was perfect in my life. But after the menage I couldn’t find my lighter. So I try to light my cigarette with the cuisinière. I smelt a strange thing on my face, it was my beaR.
La psychette : Comment va mon p’tit marinou aujourd’hui ?
Demoral : Faudrait peut-être arrêter avec cette expression, non ?
La psychette : Holà que se passe-til ?
Demoral : Je ne m’en sors plus, trop de choses à faire.
La psychette : Très biien, il y a six mois encore, tu te plaignais encore de t’ennuyer.
Demoral : Oui mais là, j’ai peur de ne pas y arriver.
La psychette : La peur, je pense que tu tiens le mot, raconte-moi ta plus grande peur. As-tu déjà eu peur de la mort ?
Demoral : En mer Jamais. Vu que je tenais la barre. A terre non plus d’ailleurs puisqu’il m’est arrivé d’aller la draguer en suivant vos prescriptions vingt-huit jours à l’avance.
Psy : C’est vraiment pas malin. Mais bon, vas y , parle moi d’un sujet qui t’effraie.
Dem : Ca risque d’être un peu long et je vais probablement arriver à une conclusion inverse de mon intention de départ.
Psy : La séance vient à peine de débuter, tu as tout ton temps. « … » . Toi, tu voudrais déjà t’échapper chez Dany, c’est ça ?
Dem : Oui
Psy : Tu vas devoir parler un peu avant, lance toi.
Dem : J’ai peur de laisser libre cours à mes pulsions par n’importe quel moyen que ce soit. Notamment par la voix.
Psy : Pourtant tu t’en sors très bien. Regardes à l’association, elles sont toutes folles de toi.
Dem : L’énergie que je déploie pour ne pas paraître être ce que j’écris n’a d’égal que l’envie que j’ai d’être lu.
Psy : Explique mieux.
Dem : Si vous m’interrompez tout le temps, on va pas y arriver, « … » non plus.
Psy : Pardon, continue
Dem : J’angoisse de rater ma vie. Je suis terrifié à l’idée que ce ne soit déjà fait. Les enterrements où personne n’attend le cercueil me glacent le sang.
Psy : Il s’agit peut être du dernier de la bande.
Dem : Ca lui fait une belle jambe !
Psy : Il a veillé sur les autres. Jusqu’à être le dernier. Comme le capitaine sans crainte quittant son navire après avoir sauvé tous ses passagers.
Demoral : Capitaine mes couilles oui !!! Il avait la trouille de tout le capitaine. Du naufrage , de l’incendie et de la panne sèche de Pessac-Leognan, premier cru classé.
La psychette Pour le prochain rendez-vous, vous préférez pleine lune ou nouvelle lune ?
Demoral : Je vous ai déjà dit de ne plus m’appeler comme ça.
La psychette : Je vais faire pipi …
J’en profite pour lui préparer sa tisane.
La psychette : C’est bien de faire le ménage avant que j’arrive mais si tu veux attirer des femmes chez toi, assure toi que ta lunette de chotte ait le temps de sêcher. Et change moi la couleur de ces murs.
Demoral : Avec miel de forêt ou de fleurs?
La psychette : … bon on reprend le travail sur la colère. Tu te souviens du principe? Tu me racontes, au présent c’est important, un événement traumatisant de ton passé. Alley vas y mon p’tit marinou tu peux y arriver.
Demoral : Votre arrivée il y a pas deux minutes, c’est assez éloigné dans le temps?
Et voilà, ça sonne , c’est elle , j’ai pas pris de douche.
Cette fois-ci, j’ai tout noté. Un véritable livre de bord d’expédition scientifique je suis devenu. Dans plusieurs carnets de différentes couleurs et tailles dont je classe les feuillets dans différents classeurs de différentes organisations.
Je vais tout expliquer.
Elle comprendra tout
je serai libre.
La psychette : Demoral, mon amour, comment allez vous?
Demoral : Heu … ça va …
La psychette : Et avec les sévices secrets féministes?
Demoral : Ha la putaing de vous même , vous z’allez pas me casser les couilles avec ces putes !?!
La psychette : Vous voyez, vous vous énervez rapidement tout de même.
Demoral : …
La psychette : Donc, avez vous intégré le fait que nous avons identifié et nommé votre pathologie. Que si vous arrêtez l’alcool , les psycho-clopes, le beurre demi sel, la viande et les sauces, vous allez pouvoir mener une vie normale? Et peut-être même re-travailler !
Demoral : Claasse. Passez chez moi ce soir. J’ai du pain sec et de l’eau on va fêter ça en écoutant Obispo.