Genial :

Demoral : Tu nous la sors d’où, celle-là?

Le Patron : Spécialement pour toi, amici. Une capitaine de yacht reconvertie artiste, Charlotte.

Demoral : Allons bon! Mais elle a quel âge cette poupée pour avoir un tel vécu?

La psychette : Demoral, cette jeune femme est ici pour travailler, ne commence pas à la draguer, tu vas lui faire peur.

Demoral : Je ne drague pas, je séduis, pour commencer. Et pour le moment je ne fais que me renseigner sur une collègue de travail qui semble partager la même appétence pour le milieu culturel que votre serviteur.

La psychette : A une autre que moi, Dolce Cuore, je l’ai vu ton regard déshabilleur.

Dem : … ?

La psychette : C’est plus fort que toi. Quand tu vois une belle femme, tu montes en pression et tu l’accuses de tous les mauX

Demoral : Mé Ké Jé Di, encore? Je m’étonne juste d’un tel cv pour une si jeune et jolie jeune fille.

La psychette : Tu es jaloux ! Car toi, engoncé dans ta torpeur tergiversante, tu végètes dans les bas fonds d’internet. Rencontrer une artiste, qui plus est ton alter ego de navigation, qui évolue en pleine lumière va te faire ressortir ton mot fétiche que je peine à prononcer.

Demoral : Dites le, ça me ferait plaisir : Pute !

La psychette : Hoo !!!

Le patron : Un peu de tenue Demoral, ce n’est pas le genre de l’établissement.

Demoral : Ce doit être encore une petite fille de bourge qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui se prétend marin écrivain parce qu’elle a sorti trois vers à la suite d’une virée dans le golf de Saint Tropez.

La psychette : C’est ton complexe de supériorité masculin doublé d’insuffisance qui ressort. Alors TOI seul aurais navigué vers de lointaines contrées et TOI seul serais capable de retranscrire l’émotion de tes voyages dans tes textes pas mêmes épiques?

Le patron : La Barmaid, viens là que je te présente.

La barmaid : Oui patron.

Le patron : La psychette, la barmaid. La barmaid, la psychette.

La psychette : Enchantée.

La Barmaid : Enchantée.

Le patron : La barmaid, Demoral. Demoral, la Barmaid.

La Barmaid : Enchantée !

Demoral : Grumph …

By the way : Happy New Flying Horse Year.

La psychette : Alors comme ça vous êtes artiste marinette?

La Barmaid : Capitaine Femme, je préfère comme dénomination. Et, oui, je raconte sur un ton humouristique mon parcours semé d’embuches dans ce milieu si macho dans un spectacle que je donne ce soir au Théâtre Lacour.

La psychette : Mais c’est foormidable ça. Demoral que penserais tu d’y aller, toi qui te plains toujours du manque d’activités culturelles dans ta vie?

La Barmaid : Mais oui !!! Je vous recevrai avec plaiisiir. Je vais vous donner des invitations. Aves le code inscrit dessus, vous n’avez qu’à scanner avant dix huit heures pour vous connecter au site du ministère artistique de la ville et vous ne paierez que trente euros.

Demoral : Ce n’est plus une invitation et vous ne vous donnez plus en spectacle, vous vous vendez sur scène.

La psychette : Demoral !

La Barmaid : Laissez Madame, je n’ai pas besoin d’être défendue.

Demoral : « Mademoiselle », nous ne sommes pas encore mariés.

La Barmaid : J’ai beaucoup travaillé à la fois pour devenir Capitaine et aussi pour écrire ce récit qui plonge le spectateur dans une ambiance de luxe sur des yachts de plus de cinquante tonnes bravant des tempêtes redoutables avant de baigner enfin sains et saufs au milieu de lagons turquoises. C’est une aventure dont la révélation mérite salaire. Que désirez vous boire?

La psychette : Une verveine avec une goutte de menthe.

Demoral : Un Tonic. Avec un surplus de Ginger.

La Barmaid : Cé Ki Ce Con !?!

Le patron : Ké Dicce encorra?

La psychette : ( Regard noir Corse réprobateur. )

Demoral : Koi, Ké Dicco encorra?

Le Patron : Ké Dice encorra , Demoral?

La psychette : Il a été infecte !

Le patron :

Demoral :

La psychette : Mais enfin que te faut-il , Demoral ?!?

Demoral : Pardon de m’affirmer un peu, comme vous me l’avez appris mais je vous le dit : c’est une fausse.

La psychette : Qu’entends tu par fausse?

Demoral : Que fait elle à faire la simple serveuse si elle est si forte?

La psychette : …

Le patron : ?

Demoral : Capitaine?!? Elle n’est même pas hôtesse. Je reviens des toilettes le papier est installé à l’envers. Et je suis très calme en vous narrant cette image. Si mon ton monte ce n’est qu’à cause de ces cons provençaux de la table de derrière et de leurs discours apéro-météo.

La psychette : Mais enfin, Demoral, tu ne peux pas continuer à en vouloir à la terre entière comme ça !

Demoral : Artiste ?!?

Le patron : C’est comme ça qu’elle s’est vendue.

Demoral : Comique, oui, je veux bien. Indeed.

La Barmaid : Je t’entends tu sais …

La psychette : Excusez le mademoiselle. Il est un peu tendu à cause du sevrage de ses multiples addictions.

Demoral : Ben voyons, allons-y, j’ajoute divulgation de secret médical à votre dossier déjà chargé.

Ki é-t-il?

La psychette : Pardon Patron mé Je m’en Vée.

Le Patron : T’es fort, Demoral.

Demoral : Pardon, La Barmaid,  si vous avez deux minutes je vous touche un mot de mon histoire.

Banal

La psychette : Mon p’tit marinou tu végètes !

Demoral : C’est pour les paysans ça, un marin ça marine.

La psychette : Ne joue pas avec les mots, le fait est que tu n’avances pas.

Demoral : C’est relatif comme point de vue. C’est vous qui stagnez alors vous ne me voyez pas évoluer.

La psychette : Très bien, alors montre moi quelque chose de nouveau.

Demoral : Vous avez lu mon dernier billet?

La psychette : Ho non, moi, tu sais, ton blog, je lis trois lignes et je décroche.

Demoral : Ben voilà, nous n’y arriverons jamais de cette manière.

La psychette : Soit, montre moi ta nouvelle merveille de littérature abstraite.

Sur le chemin serpentin, prudemment s’avance Demoral.

Par peur du sombre, il angoisse il s’étiole.

Alors il s’arrête. Cherche la maternelle protection de l’hôpital.

Il y est très bien reçu par un personnel un peu frivole.

Car au cœur du parc se tient le bal.

Pour y danser il suffit de faire un peu le mariole.

Ainsi de l’erreur de diagnostic éclatera le scandal.

Et verront bien enfin qui à la fin rigole.

La psychette : C’est pas mal.

C’est Géniaal !!!

Demoral : Qui c’est qui m’parle?

Le patron : C’est la Barmaid, Demoral, j’ai oublié de t’en parlé, j’ai fini par recruter.

Demoral : Haaa … enchanté…

La psychette : Et voilà il remet les voiles.

Suite …

Tetons

Kestu fou debout encore ?

Je cherche.

Quoi?

Ce que je pourrais espérer ne pas trouver.

Et ça marche?

Non mais je tente.

C’est bien continue , c’est débile mais pas dangereux.

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Et là?

Et là quoi?

Ben dîtes moi si ça marche !!!

« c’est rigolo ton blog,
on dirait un vrai livre
écrit par un vrai marin. »

Autrice inconnue.

Log Bookons.

  • Mon p’tit marinou que se passe-t-il encore.
  • Je sors de l’atelier d’anglais pour françaises.
  • Ha pardon, vas y raconte.
  • Dès que j’en retrouve la force de vous la faire en direct.

What the fuck am I doing here?

Demoral : Ho, pardon Madame.

Ingrid : C’est quoi cette coupe de cheveux.

Waiting for a second participante to tell the truth.

Demoral : Ha, hello Ginou.

Ginou : What is this look?

Demoral : Long or short version?

Ginou : « … »

Demoral : Saturday around 12, everything was perfect in my life. But after the menage I couldn’t find my lighter. So I try to light my cigarette with the cuisinière. I smelt a strange thing on my face, it was my beaR.

Ingrid : and so?

Demoral : few to 53.

Maî : Aîu.

Demoral : Hi, Maî.

Ginou : Ho Maî

Ingrid : Who?

Demoral : Ben Mai

Ingrid : Ha you, welcom.

Mai : where did Napoléon never sleep?

Ha bah voilà ça va encore partir en couilles.

Demoral : Hein quoi ?

Ingrid : what?

Ginou : where ?

Mia : https://www.nipponcraft.com/goods_en_jpy_1726.html

Demoral : Rhaa Pfff …

  • Et là tout de suite, tu te sens comment?
  • J’ai quand même drôlement envie d’une bière.

Quand un marin dit

« MAY DaY »

Ca veut dire :

 » is there anybody around to m’aider « 

à la base, ça paraissait simple

pour communiquer avec celles d’en face.

Si c’est répété trois fois

it’s too late to be scared.

Conjurons.

La psychette :    Comment va mon p’tit marinou aujourd’hui ?

Demoral :           Faudrait peut-être arrêter avec cette expression, non ?

La psychette :     Holà que se passe-til ?

Demoral :           Je ne m’en sors plus, trop de choses à faire.

La psychette :     Très biien, il y a six mois encore, tu te plaignais encore de t’ennuyer.

Demoral :           Oui mais là, j’ai peur de ne pas y arriver.

La psychette :     La peur, je pense que tu tiens le mot, raconte-moi ta plus grande peur. As-tu déjà eu peur de la mort ?

Demoral :           En mer Jamais. Vu que je tenais la barre. A terre non plus d’ailleurs puisqu’il m’est arrivé d’aller la draguer                      en suivant vos prescriptions vingt-huit jours à l’avance.

Psy :                     C’est vraiment pas malin. Mais bon, vas y , parle moi d’un sujet qui t’effraie.

Dem :                  Ca risque d’être un peu long et je vais probablement arriver à une conclusion inverse de mon intention de                      départ.

Psy :                     La séance vient à peine de débuter, tu as tout ton temps. « … » . Toi, tu voudrais déjà t’échapper chez                         Dany, c’est ça ?

Dem :                  Oui

Psy :                     Tu vas devoir parler un peu avant, lance toi.

Dem :        J’ai peur de laisser libre cours à mes pulsions par n’importe quel moyen que ce soit. Notamment par la voix.

Psy :           Pourtant tu t’en sors très bien. Regardes à l’association, elles sont toutes folles de toi.

Dem :         L’énergie que je déploie pour ne pas paraître être ce que j’écris n’a d’égal que l’envie que j’ai d’être lu.

Psy :           Explique mieux.

Dem :         Si vous m’interrompez tout le temps, on va pas y arriver,  « … »   non plus.

Psy :           Pardon, continue

Dem :         J’angoisse de rater ma vie. Je suis terrifié à l’idée que ce ne soit déjà fait. Les enterrements où personne n’attend le               cercueil me glacent le sang.

Psy :           Il s’agit peut être du dernier de la bande.

Dem :         Ca lui fait une belle jambe !

Psy :           Il a veillé sur les autres. Jusqu’à être le dernier. Comme le capitaine sans crainte quittant son navire après avoir                      sauvé tous ses passagers.

Demoral : Capitaine mes couilles oui !!! Il avait la trouille de tout le capitaine. Du naufrage , de l’incendie et de la panne sèche             de Pessac-Leognan, premier cru classé.

La psychette       Pour le prochain rendez-vous, vous préférez pleine lune ou nouvelle lune ?

Demoral :           Noire.  

Courrons

La psychette : Salut mon p’tit marin.

Demoral : Je vous ai déjà dit de ne plus m’appeler comme ça.

La psychette : Je vais faire pipi …

J’en profite pour lui préparer sa tisane.

La psychette : C’est bien de faire le ménage avant que j’arrive mais si tu veux attirer des femmes chez toi, assure toi que ta lunette de chotte ait le temps de sêcher. Et change moi la couleur de ces murs.

Demoral : Avec miel de forêt ou de fleurs?

La psychette : … bon on reprend le travail sur la colère. Tu te souviens du principe? Tu me racontes, au présent c’est important, un événement traumatisant de ton passé. Alley vas y mon p’tit marinou tu peux y arriver.

Demoral : Votre arrivée il y a pas deux minutes, c’est assez éloigné dans le temps?

Et voilà, ça sonne , c’est elle , j’ai pas pris de douche.

Consultons.

La psychette : Bien, comment allons nous depuis la dernière sceance?

Demoral : Ha Bah moi ça va bien, et vous?

La psychette : Vous m’aviez l’air un peu tendu.

Demoral : Je le suis toujours, mes greluches ont tendance à plus me pêter les couilles plutot que de me les vider.

La psychette : Qu’entendez vous par « Greluche » ?

Demoral : Dans mon monde, il y a ma mère, mes greluches et les putes.

La psychette : Ha bon, et vous me classez dans quelle catégorie?

Demoral : La Pute Ultime !!!

La psychette ; « râle de jouissance ».

Demoral : La seule différence entre une psychologue et une pute est l’absence de pipe. Sinon le tarif est le même.

La psychette : « deuxième orgasme ».

Demoral : Vous allez bieng?

Scéance suivante :

Mafions.

J’ai dormi douze heures.

Le rendez-vous est à seize,

Je suis dans les temps.

Cette fois-ci, j’ai tout noté.

Un véritable livre de bord d’expédition scientifique je suis devenu.

Dans plusieurs carnets de différentes couleurs et tailles

dont je classe les feuillets dans différents classeurs

de différentes organisations.

Je vais tout expliquer.

Elle comprendra tout

je serai libre.

La psychette : Demoral, mon p’tit marinou, comment vas tu?

Demoral : Heu … ça va …

La psychette : Et avec les sévices secrets féministes?

Demoral : Ha la putaing de vous même , vous z’allez pas me casser les couilles avec ces putes !?!

La psychette : Tu vois, tu t’énerves rapidement tout de même.

Demoral : …

La psychette : Donc, as tu intégré le fait que nous avons identifié et nommé ta pathologie. Que si tu arrêtes l’alcool , les psycho-clopes, le beurre demi sel, la viande et les sauces, tu vas pouvoir mener une vie normale? Et peut-être même re-travailler !

Demoral : Claasse. Passez chez moi ce soir. J’ai du pain sec et de l’eau on va fêter ça en écoutant Obispo.

Scéance suivante :

Publions

La psychette : nous avons les résultats de vos analyses.

Demoral : ha

La psychette : bonne nouvelle, vous êtes normal.

Demoral : ha

La psychette : et?

Demoral: et quoi?

La psychette ; ben je vous annonce que vous avez gagné et c’est tout ce que ça vous fait?

Demoral: ça fait vingt cinq ans que je suis mort à vous l’expliquer.

La psychette : du coup on fait quoi?

Demoral: y’a deux écoles. La guerre ou l’amour.

Scéance suivante :

Chantons.

Je vous préviens,

je vais être chiant.

Alors autant écouter ça

que de me lire.

« Find what you love

and let it kill you »

Demoral aime : Boire, fumer baiser

et faire rire les femmes.

Ben ça,

alors que ça ne parait pas compliqué à comprendre,

la médecine lui demande d’expliquer pourquoi.