La psychette : Excusez le, il est mon patient depuis trente ans. Je vous assure, quand je l’ai rencontré il était pire. Beaucoup de progrès ont été effectués.
La Barmaid : Tu es psy? Dis moi, quelle patience !!! Ils sont tous comme ça?
La psychette : il est mon premier cas, et le moins grave. Peut être.
Je vais le dénoncer.
Le Patron : La barmaid, un accueil à la 16.
La Barmaid : Oui, Pardon, j’y vais patron.
La psychette : allez, ça va aller.
La Barmaid : ho ça va, j’en ai calmé des plus durs.
Vas-y, matte moi le cul au passage.
Demoral : * &^
La psychette : Ho ça va, n’en rajoute pas.
Le Patron : Hoo la psychette, laissez le un peu respirer. On est au bar ici, pas dans votre cabinet.
Demoral : il a raison. Ma psychatruc est close depuis trois ans. Vous m’avez guerri je vous en remercie, maintenant je veux vivre.
La psychette : Et qu’entends tu par vivre au juste, si ce n’est faire pleurer les filles au comptoir ?
Le Patron : Vas y Demoral lance toi.
Demoral : … _ _ _ ^¨¨¨
La psychette : ha non, une N-ième déclaration d’amour?
Demoral : En quelque sorte. Mais pas seulement à vous. A la Barmaid, aux Femmes.
… _ _ _ ^¨¨¨^¨
La psychette : Patron, un tabouret. Je m’attends au pire.
Le Patron : vous devriez être habituée.
La psychette : je ne m’y ferai jamais.
Demoral : Bon , vous êtes prêtes?
Pov’ Type.
« Las, je suis la cote de vos pôvres clitoris,
Et je rêve éveillé du ventre de vos filles.
Restant effaré du QI de vos fils,
Etonné que ce monde ne parte pas plus en vrilles.
(Breathe 🙂
Mesdames, la valeur de vos miches est en baisse.
Vous avez l’âme dans l’sac par crainte des voleurs.
La pisse inonde les cœurs, vous avez hissé la herse.
Le temps est à la paix, viennent de vos rêves le violeur.
Qu’il vous réouvre esprit et cuisses,
Si ce n’est qu’il s’y glisse,
Au moins qu’il y paisse. »
Private Pmu
La Barmaid : T ki Toi ?!?
Demoral : Captain Demoral, pour vous servir.
La psychette : Ha non Demoral, tu ne vas pas recommencer !?!
Le Patron : Je l’adore, il est fort ce con.
Demoral : Elle finit à quelle heure ?
La Barmaid : mé c’est de moi qu’il s’exprime ?!?
Le Patron : c’est bon la Barmaid, tu peux y aller, je vais fermer. La psychette , une dernière petite verveine?
La psychette : non merci, patron, je vais rentrer. Au revoir la Barmaid, c’était un plaisir. Adieu Demoral.
Demoral : à Dieu, la Psychette. On y va la Barmaid ?
Le Patron : Spécialement pour toi, amici. Une capitaine de yacht reconvertie artiste, Charlotte.
Demoral : Allons bon! Mais elle a quel âge cette poupée pour avoir un tel vécu?
La psychette : Demoral, cette jeune femme est ici pour travailler, ne commence pas à la draguer, tu vas lui faire peur.
Demoral : Je ne drague pas, je séduis, pour commencer. Et pour le moment je ne fais que me renseigner sur une collègue de travail qui semble partager la même appétence pour le milieu culturel que votre serviteur.
La psychette : A une autre que moi, Dolce Cuore, je l’ai vu ton regard déshabilleur.
Dem : … ?
La psychette : C’est plus fort que toi. Quand tu vois une belle femme, tu montes en pression et tu l’accuses de tous les mauX
Demoral : Mé Ké Jé Di, encore? Je m’étonne juste d’un tel cv pour une si jeune et jolie jeune fille.
La psychette : Tu es jaloux ! Car toi, engoncé dans ta torpeur tergiversante, tu végètes dans les bas fonds d’internet. Rencontrer une artiste, qui plus est ton alter ego de navigation, qui évolue en pleine lumière va te faire ressortir ton mot fétiche que je peine à prononcer.
Demoral : Dites le, ça me ferait plaisir : Pute !
La psychette : Hoo !!!
Le patron : Un peu de tenue Demoral, ce n’est pas le genre de l’établissement.
Demoral : Ce doit être encore une petite fille de bourge qui ne sait pas quoi faire de sa vie et qui se prétend marin écrivain parce qu’elle a sorti trois vers à la suite d’une virée dans le golf de Saint Tropez.
La psychette : C’est ton complexe de supériorité masculin doublé d’insuffisance qui ressort. Alors TOI seul aurais navigué vers de lointaines contrées et TOI seul serais capable de retranscrire l’émotion de tes voyages dans tes textes pas mêmes épiques?
Le patron : La Barmaid, viens là que je te présente.
La barmaid : Oui patron.
Le patron : La psychette, la barmaid. La barmaid, la psychette.
La psychette : Enchantée.
La Barmaid : Enchantée.
Le patron : La barmaid, Demoral. Demoral, la Barmaid.
La Barmaid : Enchantée !
Demoral : Grumph …
By the way : Happy New Flying Horse Year.
La psychette : Alors comme ça vous êtes artiste marinette?
La Barmaid : Capitaine Femme, je préfère comme dénomination. Et, oui, je raconte sur un ton humouristique mon parcours semé d’embuches dans ce milieu si macho dans un spectacle que je donne ce soir au Théâtre Lacour.
La psychette : Mais c’est foormidable ça. Demoral que penserais tu d’y aller, toi qui te plains toujours du manque d’activités culturelles dans ta vie?
La Barmaid : Mais oui !!! Je vous recevrai avec plaiisiir. Je vais vous donner des invitations. Aves le code inscrit dessus, vous n’avez qu’à scanner avant dix huit heures pour vous connecter au site du ministère artistique de la ville et vous ne paierez que trente euros.
Demoral : Ce n’est plus une invitation et vous ne vous donnez plus en spectacle, vous vous vendez sur scène.
La psychette : Demoral !
La Barmaid : Laissez Madame, je n’ai pas besoin d’être défendue.
Demoral : « Mademoiselle », nous ne sommes pas encore mariés.
La Barmaid : J’ai beaucoup travaillé à la fois pour devenir Capitaine et aussi pour écrire ce récit qui plonge le spectateur dans une ambiance de luxe sur des yachts de plus de cinquante tonnes bravant des tempêtes redoutables avant de baigner enfin sains et saufs au milieu de lagons turquoises. C’est une aventure dont la révélation mérite salaire. Que désirez vous boire?
La psychette : Une verveine avec une goutte de menthe.
Demoral : Un Tonic. Avec un surplus de Ginger.
La Barmaid : Cé Ki Ce Con !?!
Le patron : Ké Dicce encorra?
La psychette : ( Regard noir Corse réprobateur. )
Demoral : Koi, Ké Dicco encorra?
Le Patron : Ké Dice encorra , Demoral?
La psychette : Il a été infecte !
Le patron : …
Demoral : …
La psychette : Mais enfin que te faut-il , Demoral ?!?
Demoral : Pardon de m’affirmer un peu, comme vous me l’avez appris mais je vous le dit : c’est une fausse.
La psychette : Qu’entends tu par fausse?
Demoral : Que fait elle à faire la simple serveuse si elle est si forte?
La psychette : …
Le patron : ?
Demoral : Capitaine?!? Elle n’est même pas hôtesse. Je reviens des toilettes le papier est installé à l’envers. Et je suis très calme en vous narrant cette image. Si mon ton monte ce n’est qu’à cause de ces cons provençaux de la table de derrière et de leurs discours apéro-météo.
La psychette : Mais enfin, Demoral, tu ne peux pas continuer à en vouloir à la terre entière comme ça !
Demoral : Artiste ?!?
Le patron : C’est comme ça qu’elle s’est vendue.
Demoral : Comique, oui, je veux bien. Indeed.
La Barmaid : Je t’entends tu sais …
La psychette : Excusez le mademoiselle. Il est un peu tendu à cause du sevrage de ses multiples addictions.
Demoral : Ben voyons, allons-y, j’ajoute divulgation de secret médical à votre dossier déjà chargé.
Ki é-t-il?
La psychette : Pardon Patron mé Je m’en Vée.
Le Patron : T’es fort, Demoral.
Demoral : Pardon, La Barmaid, si vous avez deux minutes je vous touche un mot de mon histoire.
Sans substances l’instinct animal ne se déclanche plus.
La psychette : C’est ça qu’il va falloir travailler. Ce n’est pas normal.
Tu dois retrouver tes pulsions et vivre une sexualité épanouie.
Demoral : Ha mais je les ai retrouvées mes pulsions plus tard dans la soirée.
La barmaid : Tu en as trouvé une autre?
Demoral : Un autre, je l’ai pompé contre du cannabis.
La psychette : Ho mon Dieu Demoral tu t’es prostitué !?!
Demoral : Mé non, l’occasion a fait le larron.
Ca faisait un moment que ça me trottait dans la tête
La barmaid : Tu l’as trouvé où?
Demoral : Aux voiles d’Antibes. Il m’a invité sur son bateau.
Le Patron : Demoral , di chi parli?
Le patron : – Tu passes trop de temps sur les réseaux sociaux
Demoral : – C’est pour y faire des rencontres. Ce n’est pas dans ton rade que je vais rencontrer l’âme sœur. Regarde voilà treize ans que je le fréquente et personne ne me parle
Le patron : – De là à tourner PD.
La barmaid : – Patron, on ne peut plus parler comme ça.
Demoral : – Et puis mon aventure d’hier, je l’ai rencontrée dans la vraie vie. Sur le Net il n’y a plus que des vierges effarouchées et des féministes intégristes qui se cachent derrière leurs claviers.
La psychette : – La période apparait en effet comme une réaction contre le mode libertin des années 2000. On assiste aussi à l’apparition de la violence et des groupes organisés. Les progrès de l’intelligence artificielle permettent à une majorité inculte de s’exprimer.
Demoral : – Oui et ces progrès se heurtent à l’inexpérience des femmes. Tout cela est exprimé dans mes complaintes. J’y présente leur intérêt pour l’homme riche, l’homme de loisir vénéré par une femme tremblante, soumise et craintive.
La Barmaid : – Alors Demoral, ça fait quoi de sucer une bite ?
Demoral ; – Là tu causes mal, on dirait moi quand j’étais bourré. Tu devrais essayer, tu saurais.
Ho ça va pas à moi ! Regardes toi, tu meurs d’envie de tout me raconter.
Je l’ai tout de suite repéré à la remise des prix. Il avait une tête goguenarde de leader. J’ai tout de suite capté qu’il était sous cannabis. Lorsqu’il s’est approché du bar je lui ai simplement dit bonsoir. Il m’a répondu en anglais et tout s’est enchaîné.
Il t’a proposé de fumer un pétard sur son bateau et tu as couru comme ce que tu appelles les putes le font pour une coupe de champagne.
Oui et j’ai aimé inverser les rôles. C’est lui qui a commencé à m’entreprendre, et c’était bon. A un moment j’ai senti qu’il fallait retourner le compliment. J’ai compris ce qu’était l’abandon de soi. Il m’est venu un soupir à la première caresse et j’ai éprouvé du soulagement et du plaisir à lui faire du bien.
Le paton : La barmaid, y’a un accueil à la 16
La psychette : Bon ben moi j’y vais, je vous dois combien patron?
La Barmaid : Faut pas s’inquiéter comme ça, il va arriver.
La psychette : Il avait bu ?
Demoral : Ha les salopes !
Le patron : Chi succede ?!?
Demoral : Ha les Garces !!
La psychette : Mon pt’it marinou que t’arrive-t-il ?
Demoral : Ha les chiennes!!!
La barmaid : Non mais il va se calmer ou je lui en colle une moi
Demoral : « Trop perché » qu’elle a dit. Trop perché et « je vais m’attacher » qu’elle a dit.
La psychette : Ben c’est bien ça pourquoi tu t’énerves ?
Demoral : C’était il y a deux jours et depuis plus de nouvelles.
La barmaid : Relance la. C’est sûr que si tu attends qu’elle revienne le cul dans ton fauteuil , il ne va rien se passer. Les femmes ont besoin qu’on leur témoigne de l’attention.
Demoral : Ma chère, les applications de rencontres sont de nos jours ainsi faites
que seule la femelle a droit à la parole. Le mâle ne peut répondre
que si elle daigne le solliciter.
La psychette : Ben alors mon p’tit marinou, on est d’accord tu ne me fais plus de crises comme ça.
Demoral : oui ben elles n’ont qu’à pas m’énerver
La barmaid : Tu parles comme un gosse de dix ans. Pas étonnant qu’elles ne veuillent pas de toi.
Demoral : Vous verriez les phrases que je leur sors,
elles qui se prétendent sapiosexuées elles devraient craquer.
La barmaid : Et arrête de nous mettre toutes dans le même panier.
On dirait que tu les veux toutes. T’as pas règlé tes problèmes avec ta mère ou quoi ?
Demoral : Vous voyez, elle recommence !
Le patron : Bon allez la barmaid, y’a du monde en accueil.
Demoral, vuelete un special ?
Demoral : Lé, vogliu una speciale
La psychette : Bien, je dois y aller. Bonne soirée à tous.
Petit matin d’hiver, Demoral rentre chez lui. Durant sa ballade nocturne il n’a finalement fait que tricoter ses idées noires à la recherche d’un pont assez haut pour sauter. Au passage du pmu il entend une voix.
Assieds-toi, prends le café.
Demoral lève la tête, c’est le patron qui lui fait cette injonction. Sans réfléchir il s’installe à la première place en terrasse. En face de lui une dame, probablement une femme de ménage en charge de l’entretien des halls d’immeuble, termine son café en semblant regretter que la méditerranée ne soit pas assez profonde pour y plonger sa détresse
Le patron dépose une tasse fumante devant Demoral hagard.
La dame demande à régler sa consommation.
C’est le jeune homme qui vous l’offre.
Et le patron de repartir plateau en main et sourire pincé aux lèvres vers les autres clients. Deux tourtereaux hébétés d’être sortis de leur torpeur entament une conversation.
C’est peu de dire que Demoral en a fréquenté des bars. Mais un geste de cette classe, il n’en avait jamais vu. Il vient de basculer de phase.
Faute professionnelle grave. Il ne vous reste qu’un an pour que ma filleule ne vous attaque en procès pour charlatanisme.
Je vais prévenir les messieurs en blouse blanche.
Lolo EST la marraine de MA Bibliothèque.
Et qui veut vider vos étagères?
Les miennes personne. Celles de la ville, personne non plus si ce n’est ceux qui détiennent le pouvoir et s’octroient la qualité d' »artiste » sans contrôle d’aucun ministère..
Et pourquoi elle fait rien votre Lolo?
Parce qu’elle a décidé de suivre son Baloo quand il a décidé qu’ici c’était trop moche.
Je ne comprends pas , explique mieux.
. 33.
Je ne suis pas médecin
Ni députée, ni Maire c’est sûr. Autodafé, ça vous évoque un truc, malgré les apparences c’est féminin comme terme?
Ha, je vois, ta légère tendance à l’exagération.
C’est mon métier.
Et que puis-je faire?
Déjà une facture sans encaisser mon cash, histoire de continuer la conversation dans un établissement respectable.
Demoral : Patron psychette, Psychette Patron.
Le patron : …
La psychette : …
Demoral : Ta future Barmaid.
Le Patron : « … »
La psychette : 😉
Demoral : Un demi.
La psychette : Un Monaco.
Demoral : Tu bois un coup avec nous?
Le Patron : Tu m’offres quoi?
Demoral : Ce que tu aimes. Si tu me dis Dom Pérignon, je rachète l’établissement pour y enseigner la broderie.
La psychette : Pas trop rouge, le monégasque, s’il vous plait.
Tu es quand même un peu énervé , ne trouves tu pas?