Trions

Mon p’tit marinou, comment il va?

Demoral: (Soupir) J’ai l’impression de tourner en rond.

La psychette: Peut-être as-tu besoin de te fixer de nouveaux objectifs.

Demoral: (Avec un sourire amer) Des objectifs ? Moi ? Plutôt des bouées de sauvetage.

[Le patron du bar s’approche de leur table, un verre à la main]

Le patron: Alors les amoureux, on cause toujours de la vie, de la mort et de tout le reste ?

Demoral: (Surpris) Salut patron. Ben, on essaie de trouver un sens à tout ça.

Le patron: (Il rit) Vous êtes des philosophes, vous deux. Moi, je suis plus terre à terre. Un verre ?

Demoral: Avec plaisir.

La psychette: Merci, patron.

Le patron: (S’adressant à Demoral) Tu sais, j’ai un pote qui a un petit bateau de pêche. Il cherche quelqu’un pour l’aider en saison. Tu pourrais peut-être te défouler un peu.

Demoral: (Intrigué) Vraiment ? Tu crois que ça pourrait m’intéresser ?

Le patron: Pourquoi pas ? Tu serais au grand air, loin de tout ça.

La psychette: (Souriant) Ça pourrait être une bonne idée. Un peu de changement ne te ferait pas de mal.

Demoral: (Réfléchit) Tu sais quoi ? J’y réfléchis sérieusement.

Le patron: Fais-moi signe si ça t’intéresse.

Demoral: Je le ferai. Merci patron.

[Le patron s’éloigne]

La psychette: Tu vois, il y a toujours une solution.

Demoral: (Souriant) Peut-être que tu as raison. Peut-être que j’ai besoin de changer d’air.

Futurons

« Le jour où la mer m’a parlé »

« Je me souviens d’une nuit, au large des côtes corses. Le vent hurlait, les vagues s’écrasaient contre la coque, et le bateau dansait une valse folle sur les flots. J’étais seul aux commandes, le reste de l’équipage blotti dans ses couchettes. La lune, voilée par les nuages, illuminait par intermittence la mer déchaînée.

Dans ce chaos, j’ai eu l’étrange sensation d’être en parfaite harmonie avec les éléments. C’était comme si la mer et moi ne faisions qu’un. J’ai fermé les yeux et écouté le grondement des vagues, le crissement du vent dans les haubans. Et puis, dans ce vacarme assourdissant, j’ai cru entendre une voix. Une voix douce, mélancolique, qui me murmurait des secrets.

Elle me parlait de la solitude de l’océan, de la beauté de la tempête, de la force de la nature. Elle me disait que je n’étais qu’un grain de sable dans l’immensité de l’univers, mais que j’avais ma place, ma raison d’être. Dans ces moments-là, j’ai compris que la mer n’était pas seulement un élément, mais un être vivant, capable d’émotions et de pensées.

Lorsque le calme est revenu, j’ai ressenti une profonde tristesse. C’était comme si j’avais quitté un ami pour toujours. Mais cette nuit, j’ai compris que la mer serait toujours là pour moi, un refuge, un confident, un miroir de mon âme tourmentée. »

Texte généré par mon intelligence artificielle.

Dimension

Mon p’it marinou tu es resplendissent

C’est que j’ai trouvé le thème de ce sur quoi j’écris

Et ce serait quoi ?

Ce serait l’histoire d’un p’tit marin qu’aurait plus le droit de travailler

Ben voyon

Et il aurait du mal à trouver sa place même qu’il serait déjà au paradis.

Continue tu m’intéresses

Ha quand même

Demoral

J’ai tout ce dont j’ai besoin si ce n’est d’un peu de sexe de temps en temps.

Demoral !

Vous voulez encore que je vous parle de la dimension n

Je n’ai jamais rien compris à cette théorie

Pour vous on va raisonner en trois dimensions.

Même ça je ne comprends pas

J’écris sur face book , sur papier et sous word que je publie sur mon site en même temps

Et …

C’est de la dimension n, je fais de la dimension n

Je ne vois toujours pas

Ben y’a personne qui comprend. On boit un coup un coup.  

Je comprends surtout qu’il n’y a rien à comprendre

Le patron : m’en a causé aussi, j’ai jamais rien compris moi non plus.

Scribouillons

La psychette :  Mon p’tit marinou comment il va?

Demoral :    Il est en panne.

La psychette :   La classique, envie de rien, intérêt pour rien

Demoral :     Exactement, je végète

  • Et alors que fais tu pour essayer de t’en sortir?
  • Je réfléchis. Enormément, trop peut être et parfois j’écris mes pensées. Je teste une nouvelle méthode d’écriture. Avant, je construisais tout le texte dans ma tête jusque dans les moindres détails. En ce moment, je pense à la construction de mon développement pendant que je trace les lettres de l’idée précédente. Le style se rapproche plus de le prise de note et demande une période de chauffe pour devenir acceptable.
  • Et si le secret était d’écrire, d’écrire et d’écrire encore
  • Oui mais il faut une construction tout de même. Il y a sûrement un juste milieu à trouver entre l’extrême préparation comme je le faisais pour « Raccourci » et l’écriture intuitive. Le temps de dessiner les phrases, ce qui par la pratique peut devenir automatique, est assez long pour permettre de suivre le fil conducteur de l’idée qui a poussé à chausser le stylo.
  • Tu m’as perdu là.
  • Pourtant je vous assure qu’à la radio, y’a des gens qui se parlent comme ça et qui se comprennent
  • Ca y est il se reprend pour un grand écrivain!
  • Non, j’ai beaucoup progressé là dessus. Je sais que mes textes sont à la littérature ce que mon repas de Noël est à la gastronomie : Un poulet petites patates qu’une mère de famille fait à ses gosses le mercredi après l’école.
  • Et qu’attends tu de ce que tu écris?
  • Ca fait vibrer le cerveau quand je rédige.
  • Ok, je te trouve trop sage, on se retrouve dans vingt huit jours.

Classons

Je me demande quand même si je n’ai pas vendu mon âme au Diable cette nuit là.

A l’âge où mes petits camarades de classe apprenaient à se servir de leur zizi, je conversais, le soir dans mon lit, avec Dieu. Je venais de réaliser que pour faire Navale, le chemin serai long et dur.

J’ai dit : Je veux naviguer.

Il a dit : Tu connaitras un très bas, mais tu l’auras ton bateau.

J’ai répondu banco.

Sauf qu’en lieu et place d’un navire de la Marine Nationale,

j’ai eu droit au yacht avec le champagne et les putes.

Que voulez vous que soit ma retraite maintenant?

Gronchons

La psychette : Mon p’tit marinou, il est comment?

Demoral : Dans un vide intersidéral.

  • Ceci ne veut rien dire, que fais tu de tes journées?
  • Rien
  • Seuls les grabataires ne font rien. Tu as forcément une activité.
  • Cette discussion me gonfle. Nous l’avons eu cent fois. Je cherche à me construire une personnalité respectable en me cultivant sur tous les sujets passibles et inimaginables mais au fond tout ce qui m’intéresse est de ramener ma potentielle interlocutrice entre mes draps.
  • Mais c’est très positif tout ça ce qui me ramène à ma première question, que fais tu de tes journées?
  • Dans la mesure où au mieux l’objet de mes désirs est indifférente à mes attentes, à moins qu’elle n’y cède et là c’est pire, j’ai décidé de vivre reclus chez moi.
  • Je ne te donne pas trois semaines.
  • Je ne vous donne pas dix minutes.
  • Demoral !
  • Pardon.
  • Ton stylo écrit mal en plus.
  • Oui, ça doit venir du papier.
  • On se revoit dans vingt huit jours.

Dédoublons.

  • Mon p’tit marinou, ça fait longtemps que je ne t’aie vu.
  • Vous m’avez conseillé d’en consulter une autre.
  • Tu es réfractaire à tout ce que je te propose.
  • Oui mais les autres c’est pire, je ne veux que vous.
  • Bien alors accouche, je t’ai pris en dernier rendez vous, mon mari m’attends.
  • J’ai le coeur qui vibre.
  • Ho mon Dieu, qui est-ce?
  • La Brokeuse.
  • L’inaccessible?
  • L’inaccessible .
  • Je coryais que les brokeuses étaient des femmes vénales superficielles juste bonne à se maquer avec plus riches qu’elles
  • Je me suis trompé.
  • Comment est -elle ?
  • Chiante comme une prolo avec un petit côté bourgeoise qui m’excite.
  • Tu nous l’as dégoté où?
  • Au fond d’un godet avec des pigments dedans.
  • Bien, que fait elle de plus que les autres.
  • l’essentiel
  • Demoral, s’il te plaît
  • Avec ses mains des peintures, et avec ses doigts, des trucs que je n’avais jamais senti avant. A se demander, à la tombée de mon demi-siècle si j’avais rencontré un femme avant.
  • Je peux lire vos notes?
  • Elles sont faites pour.
  • Elle ne va pas aimer.
  • Ce n’est que moi.
  • On va s’en jeter un au pmu.

Et les autres me courent aussi après.

Pipons.

J’en étais à 3-27 de Angleterre France, à la mi temps donc il leur en restait autant à prendre , lorsque mon cervelet me rappela que nous étions Dimanche soir et que mon stock de tabac n’allait pas tenir une nuit d’insomnie supplémentaire.

Sans attendre, je me dirigeai donc vers mon buraliste de secours. Une sorte de bouge près du vieux port que je ne fréquente plus depuis le remplacement par un glacier où des pétasses emperlouzées promènent leurs mecs déconstruits au bout de laisses à chihuahua sorbetomanes, d’un bar à putes qui faisait la renommée du conté. Quand contenté me monta l’envie de pisser.

Sous les remparts sont dissimulés deux toilettes publiques. L’une des deux est bloquée par un véhicule de la capitainerie, l’autre me tend l’évacuation salvatrice du dernier caprice de mon pénible pénis. Une dame me dépasse, jette un œil, se ravise, me jette un regard, se réavise et entre en ce logis où je pisserai probablement mon dernier calice.

  • la dame : Ho pardon je n’avais pas vu qu’il n’y en avait plus qu’un.
  • Demoral : Ben je vous en prie ma p’tite dame, on sait ce que c’est
  • La dame : Vous voudriez bien me tenir la porte, y’a plus de verrou.
  • Demoral : Ben je vous en prie ma p’tite dame, faudrait pas qu’on vous viole.

Longues sont les minutes passées sous le soleil couchant au pieds de murs en pierre pendant qu’une sommité aussi millénaire qu’eux se soulage. La capitainerie ferme le premier vestiaire, le duel s’engage pour le contrôle du second. Ils savent que j’ai envie de faire pipi mais ignorent qu’il faudra me passer sur le corps avant que le jus de mes glandes surrénales ne soit englouti.

  • La dame : Merci monsieur, si vous voulez je vous la tiens aussi.
  • Demoral : Ben ma p’tite dame, merci, mais moi c’est pas bien grave
  • La capitainerie : …
  • La dame : Ha non mais si j’insiste.
  • Demoral : Ma p’tite dame, êtes vous bien sûre que c’est la porte que vous voulez me tenir?

J’ai dû appeler LGBT-214 pour me désincarcérer.

Etendue des fans aux seins nus sous mon balcon à l’instant t.

Envisageons.

La psychette : Demoral, ça va pas.

Demoral : je sais.

La psychette : qu’est ce qui ne va pas ?

Demoral : A priori, vous êtes payée pour me le dire.

A ce stade du récit je peux considérer qu’à défaut du reste de mon oeuvre vous avez compri qu’un coup c’est la psychette qui parle et un coup c’est Demoral. J’ai pas besoin d’écrire à chaque fois alors je vais tenter un truc de dactylo que rien que de le faire j’ai envie de moi.

-Tu te diriges droit dans le mur et tu accélères.

  • C’est mon côté en phase avec la société.
  • Tu es encore en colère?
  • Oui
  • Contre qui?
  • Contre quoi.
  • Pourquoi?
  • Le monde à commencer par moi même.
  • Qu’est ce qu’il t’a fait le monde?
  • Ben rien. On est huit milliards en ce moment, ce qui veut dire , et c’est pas vos compétences mathématiques qui vont me contredire, qu’en un siècle quatre vingt milliards d’âmes s’attardent ici bas. Quand on a de la chance sur ce peuple émerge un génie.
  • Comme Einstein ou Brassens?
  • Non comme moi et ce qui me rend fou est que ce siècle passe à côté de sa conscience éclairée en l’incarcérant.
  • J’ai consulté la bureau , effectivement elles envisagent de t’interner.
  • Je sais, elles m’ont déjà fait visiter l’établissement.
  • Ca va te plaire?
  • La vue est belle mais c’est surtout la règle 2.a du règlement qui m’intéresse : « pas de sexe avec l’équipe encadrante ».
  • Je te vois venir, tu as pris ça comme un défi à relever.
  • Au début de ma carrière , on m’a dit « surtout pas de cul avec ton équipage » . Ensuite on m’a dit « bon d’accord à la rigueur mais par contre surtout pas ho grand jamais avec une invitée ». A priori, y’a pas eu dépôt de plainte.
  • L’esprit du siècle me semble bien charnel.
  • C’est le secret de la dualité : le corps se conquiert par le mental.
  • Tu feras quoi quand tu te seras fait virer même des enfers?
  • L’amour en mon monde.
  • Le 27, t’es libre?