La psychette : Bonjour mon p’tit marinou, alors toujours fâché?
Demoral : oui
– Bon, reprenons. Qu’est ce qui te chiffonne ?
- Je fais tout pour vous plaire et vous m’en demandez toujours plus.
- D’une part tu n’as pas à me plaire, tu es là pour te soigner. D’autre part en quoi deviens je plus exigeante?
- Ce n’est pas tant exigeante que contradictoire. Vous me reprochez maintenant de faire trop de sport et de boire trop d’eau, il faudrait savoir. A quand des restrictions sur l’air que j’inspire?
- Ne fais pas l’enfant ! Admet qu’un semi marathon et quinze litre d’eau par jour si je ne te freinais pas c’est un peu exagéré. Tu dois trouver la juste mesure.
- La fumeuse voie du milieu dont nous bassinent les taoïstes. C’est déjà le moment où je vais m’énerver. Dans moins de trois répliques vous allez enchaîner sur profiter de l’instant présent.
- Tu vois tu t’enflammes
- Ben voyons et maintenant je parle trop, c’est ça?
- Tu ne parles pas trop, tu parles mal
- Je vois vous allez me ressortir l’affaire des nichons de la petite Ninon.
- Parler en clinique à une gamine dépressive comme au comptoir du pmu est intolérable. La deshinibition te fait tenir un langage qui ne te met pas en valeur
- C’est pas comme si elle n’avait pas été confrontée à ce genre de propos de la part d’autres patients.
- Tu as dépassé les bornes et quand bien même. Tu te veux gentleman n’utilise pas le lexique d’un supporter de foot.
- Je lui ai présenté mes excuses.
- Soit, alors l’affaire est close. Raconte moi ta vérsion de la dernière hospitalisation.
- Rhoo j’ai pas envie, vous n’avez qu’à relire mon fil d’actualité Facebook de ces cinq dernières semaines.
- Très bien on se revoit dans vingt huit jours
