- Mon p’tit marinou qui a l’air de plus en plus tendu
- Libérez moi je n’en peux plus!
- Comment s’est passé ton week-end?
- Ne me posez pas cette question si vous ne voulez pas m’entendre causer velu.
- Tu n’as tout de même pas fait que des activités inaudibles par mes chastes oreilles.
- Principalement si, mais nous avons aussi discuté et fait connaissance. Contrairement à ce dont vous me mettiez en garde , elle ne souffre d’aucune pathologie psychiatrique hormis le fait d’être une femme.
- Demoral ! Tu évites la vulgarité pour tomber dans le piège d’une misogynie totalement déplacée dans la bouche de quelqu’un qui tombe amoureux à chaque coin de rue. Es tu amoureux ?
- Il est trop tôt pour le dire mais pour sûr je tiens une piste.
- C’est peut être moi qui en tiens une sur la voie de ta stabilisation. Tu deviendrais raisonnable. Qu’avez vous fait?
- Basiquement nous ne sommes sortis que très rarement du dessous de la couette mais, et dans la mesure oû je sais que ça ne sortira pas d’ici, je n’ai pas de détails sordides à vous raconter, je n’ai pas bandé.
- Je te vois venir. Ne mets pas en cause le traitement , rappelle toi ton aventure d’il y a deux ans, avec le même tu t’étais pris pour un taureau.
- Rien à voir, c’était un plan cul. Là c’est pour construire.
- Et que fait elle dans la vie?
- Elle a assez de talent pour vivre de sa passion la peinture. En un mot, elle est libre.
- Très bien je te garde encore un peu en observation cette semaine et si tu arrives à me faire baisser ces tensions, tu sors vendredi.
- Patienza e la vertu dei forti.
