Menaçons

La psychette : Mon p’tit marinou, tu as une mine radieuse

Demoral : Je cherche une dose léthale d’héroïne.

La psychette : Toi tu es encore tombé amoureux.

Demoral : L’amour n’a rien à voir dans tout ça.

La psychette : Très bien Demoral, je pensais que tu avais progressé sur le sujet mais revenons y si tu le souhaites. Alors donc tu as un jouet fabuleux que tu veux prêter à toutes mais aucune n’y accorde la moindre attention, c’est bien cela?

Demoral : Obsédée vous même !!! Je vous parle être et paraître, âme et sœur, soi et son moi. Appelez ça comme vous voudrez

La psychette : Ca y est le voilà reparti dans les grandes phrases de capitaine.

Demoral : Et alors, c’est si grave que ça de penser?

La psychette : Tes hypomanies commencent toujours ainsi. Au début de ta thérapie, c’est ton sexe que tu exhibais aux quatre vents. Avoue que j’ai bien travaillé, ce sont tes prétendues neurones que tu affiches maintenant sur la place publique.

Demoral : Elles se disent toutes sapiosexuelles, je m’adapte, elles ne pigent même pas l’humour.

La psychette : Tu ne peux pas accuser le monde entier de ne pas comprendre, il va bien falloir un jour te remettre en question.

Demoral : Un jour, une lira et se dira « c’est lui »

La psychette : Nous y sommes, il nous sort l’arsenal du dernier des romantiques. Tu veux qu’elle sache tout de toi et toi tu ne saurais rien d’elle?

Demoral : Comme ça je n’aurai plus qu’à m’interresser à elle.

La psychette : Ben voyons, c’est du narcissisme à l’état pur, ne serais tu pas en train de tomber amoureux de ton propre personnage?

Demoral : Le personnage dont je suis amoureux est le vôtre.

La psychette : Je pensais aussi que tu en avais fini avec ce stade, tu régresses Demoral, un jour il faudra que tu dépasses ce transfert. C’est une illusion que tu idolâtres.

Demoral : Je sais puisque je vous ai créée de toute pièce pour donner du relief à mon récit. Sans moi vous n’existeriez pas. D’ailleurs puisque nous en parlons, je vais vous dire comment je reconnaîtrai celle que j’attends : Elle écrira vos répliques à ma place. Mon intention est de vous incarner.

La psychette : (faites moi parvenir votre réplique par tout moyen en votre possession )

Cliquez ici pour connaître le début de l’histoire.

Avouons

La psychette : Mon p’tit marinou tu as l’air exténué.

Demoral : Je pète la forme !!!

La psychette : Je t’écoute, que se passe-t-il pour te mettre tant en joie?

  • J’ai retrouvé le goût de l’écriture. Je publie mes textes sur un groupe de rencontre pour gens comme moi et ils ont beaucoup de succès.
  • Je vois, toujours ce désir de les séduire toutes. Tu ne progresses pas sur les relations avec ta mère.
  • C’est de la psychologie de comptoir ça. Il s’agirait plutôt de mon père dont il faudrait parler. Ce baiseur insatiable était adepte des clubs échangistes aux quels il a tenté de m’initier.
  • Tu n’as pas suivi son exemple , j’espère.
  • J’y suis allé une fois avec un couple de lesbiennes mais le sexe publique n’est pas mon truc. Et puis, vous apprécierez mon côté féminin, je suis un cérébral. J’ai besoin d’un minimum d’intellect avant l’acte.
  • Bien, sur ta relation avec ton père tu avances. Il faudra le tuer un jour, tu sais.
  • Vingt ans après sa mort, mon admiration pour lui est intacte. S’il ne m’a pas transmi son goût pour le partage, il m’a en revanche convaincu que votre genre de réflexion n’est bon que pour satisfaire la perversion des membres de votre confrérie.
  • Ne régresse pas, tu me fais de la résistance là.
  • Ce mode de vie faisait, à l’époque dont je vous parle, partie intégrante de mon quotidien. J’étais capitaine d’un yacht dont le patron n’avait rien trouvé de mieux que de donner le nom d’un club libertin à Paris. Coïncidence où conséquence, les clients qui le louaient étaient souvent adeptes de ce genre de pratiques.
  • Comment savais tu pour le nom, tu connaissais cet établissement?
  • Non, au début où je travaillais pour ce bateau, j’avais fait beaucoup de démarches auprès des agences de location pour le faire connaître. Un jour, j’ai voulu vérifier si mon travail portait ses fruits en faisant une recherche pous savoir si le nom était connu sur internet. Je suis directement tombé sur le site de la boite à Paris.
  • Quelle a été ta réaction?
  • Un peu surpris quand même. J’en ai parlé au Boss qui a d’abord feint l’étonnement mais quelques mois plus tard, lors de notre première cuite commune dans un bar à légionnaire à Calvi, il m’a avoué que le bateau s’appelait comme ça parce qu’il y avait signé de juteux contrats sur l’oreiller au cours de ses parties fines.
  • Mon Dieu quel milieu.
  • Ben oui, et après j’avais régulièrement des clients qui louaient le bateau pour organiser des week ends avec leurs associés à grands renforts de champagne et de prostituées.
  • Demoral tu n’aurais pas dû accepter de telles conditions de travail, c’est amoral !!!
  • Ben quoi, c’était dix ans avant MeeToo. Je me remettais à peine de ma première crise maniaque. Je m’étais engagé dans la marine comme on entre en religion et le package yacht, putes et cocaïne me plaisait car c’était un métier fou compatible.
  • Mais tu n’y a pas touché au moins.
  • Un matin au café une beauté féline , nue comme une sirène, est venue discuter avec moi dans mon poste de pilotage. Une conversation simple et ordinaire entre deux professionnels en uniforme de travail.
  • Quel était le nom de ce bateau et de ce club?
  • Secret professionnel, pourquoi, vous seriez intéressée?
  • Demoral, tu n’est pas drôle.
  • Rhoo ça va y’a prescription
  • Sors ton agenda, on se revoit dans vingt huit jours.

Recommençons

La psychette : Mon p’tit marinou, il a l’air épuisé.

Demoral : Il est en redescente.

La psychette : De quoi, tu as repris les drogues ?

Demoral : Mais non. Je viens juste de vivre quinze jours d’angoisses et depuis hier matin, plus rien.

Et de quoi angoisses tu cette fois ?

De rien.

Comment ça de rien ?

Au plus fort de ma détresse, lorsque j’avais de bonnes raisons de craindre pour mon avenir, je rêvais du jour où je pourrai dire «  Làà… chut,chut… tout est fini, il ne peut plus rien arriver ».  Et bien ces derniers temps, alors que ce jour est venu, j’avais beau me répéter ces mots, j’avais toujours l’estomac en feu et le cœur en soufflance.

En souffrance, je vois.

Non en soufflance, c’est l’air chaud que vient du chakra d’en dessous qui le fait osciller jusqu’au malaise

Ne fais pas l’enfant tu sais que ce mot n’existe pas et que tu joues avec des concepts que tu ne maîtrises pas. Demande-toi plutôt si ce « plus rien » n’est pas la cause inconsciente de ce qui te terrorise.

Vous voulez dire que si rien de mal ne peut plus m’arriver, par équilibre cosmique, rien de bien non plus ?

Ce n’est pas exactement là où je voulais en venir mais si c’est ce que ça t’évoque développe, qu’entends-tu par bien ?

Une femme !!!

Idiot, une femme n’est pas un bien. Si je ne me trompe, je compte dans ton entourage deux psychiatres, deux psychologues, quatre infirmières, une auxiliaire de vie, une mère , deux sœurs deux ex pour s’occuper de toi tu ne penses pas que ça suffit ?

Relisez bien votre inventaire, il est un besoin nécessaire que ces dames ne sauraient satisfaire.

Je te connais, quand tu commences à parler en rimes c’est mauvais signe. Ressaisis toi Demoral, Pourquoi m’as-tu dit écrire ?

Ben justement pour séduire !

Mon Dieu mais c’est une monomanie. Non, Avant ça.

Oui pardon, c’est pour témoigner de ma pathologie au cas où ça puisse aider un autre qui suit le même chemin.

Mieux mais tu dis ça pour me faire plaisir, remonte plus loin.

C’est vrai, au collège, quand j’ai entendu parler de Platon pour la première fois, je me suis mis en tête de créer une œuvre aussi éternelle que la sienne.

Alors, de quoi as-tu peur ?

De rien

Du rien

De tout

Et surtout ?

De mourir ?

Bien, prends ton agenda, nous nous revoyons dans vingt huit jours.

Ménageons

Je ne serais qu’un écrivain du Dimanche si je ne pouvais pas prendre le stylo au moment où je dois m’y mettre après une longue période de procrastination méditative. Car c’est bien à ce moment que les idées ressacées des heures désirent prendre forme sur le papier.

La description de l’instant présent fait acte de création artistique. L’arrivée de mon auxiliaire de vie, le débat sur la musique à écouter en prenant le café, la pose problématique de ses ongles décoratifs valent bien des passages ennuyeux de la littérature conventionnée.

Bee trois

Bee :                      Quand même toute cette eau pour un seul bateau, c’est quand même du gaspillage.

Demoral :            …_ _ _ …

Bee :                     Pourquoi n’a-t-il pas de voiles ?

Demoral :            C’est un remorqueur de haute mer, il doit pouvoir avancer par tous les temps même quand il n’y a pas de vent et surtout quand il n’y en a trop.

Bee :                     Mais alors comment avance-t-il ?

Demoral :            « Apa » dispose de quatre moteurs avec trois mille chevaux chacun.

Bee :                     Sacrée écurie

Demoral :            °°°- – – °°°

La psychette :    Que dit Bee ?

Demoral :            Ha vous voilà, ça s’intéresse au bateau.

La psychette :    Et qu’est ce qu’il demandes

Demoral :            Ca veut savoir pourquoi « Apa » est mauve et vert

La psychette :    C’est original en tout cas pour un bateau.

Demoral :            Le goût du Boss.

La psychette :    Je vous la laisse, j’ai tous les autre à m’occuper.

Demoral :            …

Bee :                     Et quand tu seras mort, elle fera comment, la psychette, pour naviguer ?

Annexe

A la demande générale de La Robinetterie Industrielle

Ma nuit au Club Libertin.

Avec : un couple de lesbiennes.

Je leur avais bien dit qu’accoutrées comme ça, ils ne nous laisseraient pas passer.

Ceci dit, très classe, le colosse à l’entrée.

« Comme ça c’est pas possible, mais prenez le temps de vous changer nous vous attendons. »

Succès de la deuxième tentative.

Mes deux punkettes montent directement. Je m’installe au bar pour observer le fonctionnement des rouages. Au bout de deux Vodka Pomme, ils m’en offrent une troisième. Une Nayade m’invite au trémoussement musical. Je ne danse pas, je chancelle. Dans le caleçon, le plastique aussi font ,fond, fond.

Mes deux vicieuses en ont assez vu.

J’aurais assez bu.

Nous évacuons la tribue.

VENI au paradis

VIDI ses fruits

VICI citudes de la vie.

Rule #5

Duo d’équipage

Ne pas utiliser le Jacuzzi avec le Crew.

La mousse atteint le niveau des chiottes.

 Le mouss KaaSandraX, la cuisinière d’ #overside,

 Accompagne la Hollande dans le bain de sa fiotte.

 Aux soirs d’enterrement d’un vieux copain, by notre side.

Dites, je peux sortir mon appareil de Photos?

Au rapport, le petit oiseau n’apparaît pas vaillant.

Hommage au Daron, à contre champs,

le capitaine se reprend. Démonte le pommeau,

 et au final, c’est pas sa poto qu’il prend.

Avant d’être trois, rejoints par une infirmière raciste

L’avocate joue la P UuT du Captaindemoral, le belle âtre.

Ca devient n’importe quoi.

Pour une faciale devenir féministe!!

Après l’avoir écrite, détourner la règle 4.

Persévérance : Faculté d’exister malgré l’adversité.

Règle tacite Number 1.

Ne jamais baiser une invitée.

Elle s’appelait Farah Elle n’avait pas vingt ans

Le Boss en aurait fait sa NaNa

Elle a préféré MOI.

Au soir du premier jour Off

Elle insiste d’être mon escort

En service le sexe c’est Bof

Elle tâte pourtant ce que j’ai dans le short.

Sous les étoiles au fly

Elle se confond avec l’hôtesse

Sous sa nuisette rien qui ne m’aille

Je lui dé-polish les fesses.

Règle tacite des choses à ne pas faire. INumber 3.

Ne pas chercher à attraper toutes les femmes du Boss.

Sa femme, la guindée momoune me mire. Le Skipper encre Minouche au coeur. De la Nef de la cathédrale de l’au delà de la Scandola. Mûre mure à sa copine : Mé késkilébo.

Ses filles aussi tâteraient bien de mes testicules. Surtout celle du Bossuet qui en Kite Surf gesticule. Moins la grande, celle de l’argentier, un peu déboussolée. Je connais Minouche, leurs poitrines m’ont décontenancé.

Quand elle approbe à l’Espace Bleu j’attempte De mettre en échec la magie, par démonstration, du patron. Tout en écoulant son stock de Bojo Avec l’aide d’Inbach l’israelite qui le trouve subitement goûtu.

Sur le quai elle me cherche, photos à l’appui. Pour me troubler à peine remis de mes délires. Il est pourtant trop tôt pour sortir mon zizi. En attendant la suite, les cocus peuvent continuer de lire.

Conseil N1

INe pas tuer le mari jaloux, jaloux, de l’hôtesse.

« Si y’a de l’Ouest, passe à l’Est. »

 Dit Rodriguez Gérard à la Brokeuse.

Qui pensant aider le répête.

Tente un coup de téléphone au repaire.

« Des captains you’re the best »

La flatterie ne marcha pas Valérie n’eut pas sa vidéo.

Ajaccio,

La captain ne savait pas elle-même, Qu’elle y serait.

Non ! Tu ne rejoindras pas l’hôtesse

Te la laisser à portée, une folie, ce serait.

La passerelle de Overside réduite de 5m.

Un type qui bât sa femme n’est pas un copain.