Log Bookons.

  • Mon p’tit marinou que se passe-t-il encore.
  • Je sors de l’atelier d’anglais pour françaises.
  • Ha pardon, vas y raconte.
  • Dès que j’en retrouve la force de vous la faire en direct.

What the fuck am I doing here?

Demoral : Ho, pardon Madame.

Ingrid : C’est quoi cette coupe de cheveux.

Waiting for a second participante to tell the truth.

Demoral : Ha, hello Ginou.

Ginou : What is this look?

Demoral : Long or short version?

Ginou : « … »

Demoral : Saturday around 12, everything was perfect in my life. But after the menage I couldn’t find my lighter. So I try to light my cigarette with the cuisinière. I smelt a strange thing on my face, it was my beaR.

Ingrid : and so?

Demoral : few to 53.

Maî : Aîu.

Demoral : Hi, Maî.

Ginou : Ho Maî

Ingrid : Who?

Demoral : Ben Mai

Ingrid : Ha you, welcom.

Mai : where did Napoléon never sleep?

Ha bah voilà ça va encore partir en couilles.

Demoral : Hein quoi ?

Ingrid : what?

Ginou : where ?

Mia : https://www.nipponcraft.com/goods_en_jpy_1726.html

Demoral : Rhaa Pfff …

  • Et là tout de suite, tu te sens comment?
  • J’ai quand même drôlement envie d’une bière.

Quand un marin dit

« MAY DaY »

Ca veut dire :

 » is there anybody around to m’aider « 

à la base, ça paraissait simple

pour communiquer avec celles d’en face.

Si c’est répété trois fois

it’s too late to be scared.

Brouillons

La psychette : Houlà, ça va pas .

Demoral : Moi si, le reste non.

La psychette : Raconte moi.

Demoral : Quoi?

La psychette : Une histoire.

Demoral : Moitessier, vous en êtes vous?

La psychette : Qui?

Demoral : Laissez tomber, je signerai quand même le chèque.

Alors que Moitessier, un marin, se désintéresse de la course de ses prix et de ses enjeux, un anglais Robin Knock-Johnson emporte amour gloire et beauté. Seulement, dans mes recherches, je découvre rapidement qu’il fut déclaré désespérément normal par les psychiatres de la course. J’ai vécu au moins vingt ans avec cette idée fausse dans la tête que le vainqueur était un autre de l’autre rive. Puis l’administration française m’a exclu et la marine britannique m’a accueilli. J’ai voulu en savoir plus sur ce gentleman sailor trop parfait. Dans une vidéo, il explique hilare comment, après avoir vidé ce qu’il lui restait d’alcool fort un matin coque retournée au large du cap horn, persuader des médecins des journalistes, en un mot des terriens, de le faire passer pour un mec censé. Que quand t’es dedans, c’est trop tard pour avoir peur.

La psychette : Pourquoi tu me racontes ça?

Demoral : Vous êtes gracieusement rétribuée par ma mutuelle pour répondre à cette question.

La psychette : Ne sois pas désagréable.

Demoral : Quand et où ai je le droit, depuis que je ne l’ai plus pour ma joie , d’exprimer ma colère mes doutes mes peurs depuis que le rêve est devenu ridicule. .

La psychette : Ici, vas y, lâche toi.

Bien. Je pense comprendre que mon avenir aussi bien au sein du XV de France, que de l’élite de la finance ni de l’intelligentzia à la mode est compromis. Cependant, ne rencontrant et n’aimant que des fous, je me demande s’il ne serait pas temps d’enfermer celles qui me disent  » vous avez la cloison nasale déformée » alors qu’à la base, ça fait six mois qu’ils me font hyppomaniaquer sur un problème d’hypophyse. Ceci dit , selon la médecine légale, j’ai un très beau cervelet. Vous voulez voir, c’est comme un clito mais en plus beau?

La psychette : La tendance à la surexposition glandulaire est typique des névrotiques. C’est très bien mon petit marinou. Tu fais le deuil de celles que tu avais dans le caleçon et tu affiches à la donzelle de passage tes prédispositions à la séduction qui, manque de sexe, ne peuvent se terminer que par un affrontement. Tu est déçu et tel le bourdon sur une vitre trop transparente tu recommences le lendemain.

Demoral : J’ai envie de faire pipi.

La psychette : Tu voudrais pas essayer une autre thérapeuthe?

Demoral : Je me suis assis,, je me suis lavé les mains et je n’aime que vous.

La psychette : Tu es domptable. Agenda. Quatrième jeudi du mois.

En cas d’insomnie :

Plaisantons

La psychette : Le marinou ! Mais qu’il est beau !!!

Demoral : Oui nan mais non, faut vraiment que vous arrêtiez avec ça.

La psychette : Ha, je vois, une question te chiffonne.

Demoral : S’il n’y en avait qu’une.

La psychette : Tente d’exprimer la première qui te passe par la tête.

Demoral :  » … « 

La psychette ; Non Demoral !

Demoral : Mé euh.

La psychette : La deuxième , vite.

Tout au long de mes études, la professeur de mathématiques exprimait au moins une fois par an, dans un français parfait, un problème absurde sans solution. Elle déclenchait le rire dans la classe en concluant par la question :

« Quel est l’âge du capitaine? »

Cette plaisanterie ne m’a jamais vraiment plu et n’excite encore aujourd’hui qu’une proportion modérée de mes zygomatiques alors vous pensez bien que de savoir si; à mi-vie, je serai un jour « un Homme mon fils » ne me taraude qu’à peine l’esprit.

La psychette : Tu dors en ce moment?

Demoral ; Je rêve de démontrer mon idée première.

La psychette : Qui t’en empêche?

Demoral : L’exposé est moins verbal, plus sujet à toucher dans le subtil.

La psychette : Et la mer?

Demoral : Quoi ma mère?

La psychette : Ne te fais pas plus idiot que tu ne le paraît.

Demoral : Je fais payer mes récits maintenant.

La psychette : Combien?

Demoral : j’ai pris des gifles pour moins que ça.

La psychette : Tu ne l’aime plus?

Demoral : Qui?

La psychette : La mer.

Demoral : Autant qu’une Ex.

Je sens que tu fatigue là.

Plutôt.

La psychette : Allez encore un effort, tu me décris ton souci sans sucre et je te libère.

Bien, je reprends. Au carrefour d’en bas de chez moi deux commerces se font face. L’un, subventionné par l’état, propose une mort longue lente et insipide, l’autre une vie courte mais intense.

La psychette : Et toi, tu veux quoi?

Je prépare le braquage d’un trésor dont personne ne veux En un lieu dont elles m’ont confié la clé.

La psychette : « … »

Demoral : « ;..) »

La psychette : Ton agenda. Le vingt huit ça te va?

La culture est inattaquable.

Merdons

La psychette : Mon p’tit marinou tu m’as l’air en pleine forme, ça fait plaisir.

Demoral : J’vais crever

La psychette : Que se passe-t-il, tu as encore regardé tes comptes?

Demoral : Non, je DOIS en écrire un, de conte, de Noel.

La psychette : Mais c’est formidable ça c’est pour quoi?

Demoral : C’est pour quand? C’est pour Demain.

La psychette : et pour qui?

Demoral : Une association loi 1901, j’ai droit de ne parler ni de religion, ni de politique et encore moins de cul.

La psychette : et tu le joues où?

Demral : A la cathédrale, sinon c’est pas rigolo.

La psychette : Bien, tu te détends, tu te fermes les yeux et tu me racontes ta nuit de Noel idéale.

Demoral Grmmbl.

La psychette : Sans t’étouffer, respire. Allez vas y.

Demoral : Alors c’est un couple d’adultes qui passent une nuit de noël devant une cahute

La psychette : Je ne veux surtout pas entendre la troisième rime, tu recommences de suite!

Demoral : Rhoo ça va, Bon, c’est juste une nuit sans soleil et de Noel. Un couple marche péniblement dans les rues d’une vielle ville d’un petit port provençal.

La psychette : Mieux , continue.

Demoral : Ils n’ont pas l’air en forme.. Lui est épuisé et nerveux. Elle est ronde comme un ballon. A vrai dire leur situation ne semble pas terrible. Ils ne savent plus où aller. Une lourde porte est restée entrecouverte dans un mur épais. Un trait de lumière traverse l’interstice. Ils entrent. C’est une bibliothèque.

La psychette : Bien, continue.

Demoral : Ha bah j’en suis là. Après j’ sais pas. C’a fait une demi heure que j’essaie de vous expliquer que demain, je participe à un jeu dont je ne connais ni les règles ni l’enjeu et que je commence à paniquer sévère.

La psychette : Tout va bien se passer, tu l’as déjà fait. Allez, on en reparle dans trois semaines.

Et pour l’illustration je fais quoi?

Tu crées un atelier photo, nigaud.

Poltron

  • Houlà mon p’tit marinou, ça n’a pas l’air d’aller.
  • Vous me scannez comme ça, vous, avant même que je ne vous dise bonjour.
  • Tout est marqué dans les traits de ton visage
  • Hé bé non, je vais très bien.
  • Soit, raconte-moi une belle histoire alors.
  • Ma première année en tant que skipper. La brokeuse m’avait envoyé au casse-pipe autour du Golf de Gênes sur une trapanelle
  • Au présent, tu es dedans.

Je suis en pleine tempête. L’entrée du port de Cecina ne devrait plus être loin mais je ne vois qu’une longue digue s’avançant en perpendiculaire depuis une plage infinie. De petits personnages s’agitent en bout de môle. Plus de doutes, le havre doit être par là. Je m’approche et découvre que la digue est en fait deux et que malgré l’absence de phare, il s’agit bien de l’entrée du port. Le hic est que dans la passe, ça tabasse. Ca déferle même.  Prudemment, je m’engage pour me faire prendre dans un tambour de machine à laver. Alors, perdu pour perdu, je mets les gaz à fond. Et là, si le bateau part toujours au surf, la puissance des milliers de chevaux mécaniques que je tiens dans une main redonne à la barre que je tiens dans l’autre la maîtrise de la trajectoire. Je déboule dans une sorte de lagune à la sortie d’un fleuve. De l’enfer au paradis en quelques brassées.

La psychette :    Ne trouves-tu pas étrange tous ces dangers auxquels tu as échappé et ces montagnes que tu te fais aujourd’hui pour rien ?

Demoral :           Ha c’est sûr que quand je frise l’évanouissement  avant un cour d’aquarelle, j’ai conscience de friser aussi le ridicule.

La psychette :     tu as peur de ce que tu aimes en vrai.

Demoral :           Oui, et plus ça me fait peur, plus j’ai envie de le   faire.

La psychette :     Tu es très courageux.

Demoral :           C’est vous que je trouve effrayante quand vous parlez ainsi.

La psychette :     Tu sais quoi ?

Demoral :           Ho ça va, pardon.

La psychette :     Tu devrais l’écrire tout ça.

Demoral :           Mais c’est ce que je fais.

La psychette :     Tréés bien !

Demoral :           Sur mon blog je raconte toutes nos entrevues.

La psychette :     Ho mon Dieu !!!

Demoral :           Qué j’ai dit encore ?!?

La psychette :     Tu ne peux pas faire ça !

Demoral :           C’est écrit dans la loi ou c’est un truc de psychette ?

La psychette :     Tu as besoin d’intimité. Ce qu’il se passe dans ce cabinet doit rester dans ce cabinet. Je suis psychette certifiée d’état tu peux tout me dire mais les autres n’ont pas à connaître ton moi profond

Demoral :           Parce que vous croyez que je vous l’expose mon  moi ?

La psychette :     Tu me paies pour ça.

Demoral :            Je ne suis moi que dans mon lit à l’endormissement ou au réveil c’est selon les désirs de la sirène.

La psychette :     Sors ton agenda on se revoit dans vingt huit jours.

Scéance suivante :

Conjurons.

La psychette :    Comment va mon p’tit marinou aujourd’hui ?

Demoral :           Faudrait peut-être arrêter avec cette expression, non ?

La psychette :     Holà que se passe-til ?

Demoral :           Je ne m’en sors plus, trop de choses à faire.

La psychette :     Très biien, il y a six mois encore, tu te plaignais encore de t’ennuyer.

Demoral :           Oui mais là, j’ai peur de ne pas y arriver.

La psychette :     La peur, je pense que tu tiens le mot, raconte-moi ta plus grande peur. As-tu déjà eu peur de la mort ?

Demoral :           En mer Jamais. Vu que je tenais la barre. A terre non plus d’ailleurs puisqu’il m’est arrivé d’aller la draguer                      en suivant vos prescriptions vingt-huit jours à l’avance.

Psy :                     C’est vraiment pas malin. Mais bon, vas y , parle moi d’un sujet qui t’effraie.

Dem :                  Ca risque d’être un peu long et je vais probablement arriver à une conclusion inverse de mon intention de                      départ.

Psy :                     La séance vient à peine de débuter, tu as tout ton temps. « … » . Toi, tu voudrais déjà t’échapper chez                         Dany, c’est ça ?

Dem :                  Oui

Psy :                     Tu vas devoir parler un peu avant, lance toi.

Dem :        J’ai peur de laisser libre cours à mes pulsions par n’importe quel moyen que ce soit. Notamment par la voix.

Psy :           Pourtant tu t’en sors très bien. Regardes à l’association, elles sont toutes folles de toi.

Dem :         L’énergie que je déploie pour ne pas paraître être ce que j’écris n’a d’égal que l’envie que j’ai d’être lu.

Psy :           Explique mieux.

Dem :         Si vous m’interrompez tout le temps, on va pas y arriver,  « … »   non plus.

Psy :           Pardon, continue

Dem :         J’angoisse de rater ma vie. Je suis terrifié à l’idée que ce ne soit déjà fait. Les enterrements où personne n’attend le               cercueil me glacent le sang.

Psy :           Il s’agit peut être du dernier de la bande.

Dem :         Ca lui fait une belle jambe !

Psy :           Il a veillé sur les autres. Jusqu’à être le dernier. Comme le capitaine sans crainte quittant son navire après avoir                      sauvé tous ses passagers.

Demoral : Capitaine mes couilles oui !!! Il avait la trouille de tout le capitaine. Du naufrage , de l’incendie et de la panne sèche             de Pessac-Leognan, premier cru classé.

La psychette       Pour le prochain rendez-vous, vous préférez pleine lune ou nouvelle lune ?

Demoral :           Noire.  

Matricidons.

Tout est prêt.

Elle va arriver.

J’ai changé toute la déco.

Sans aller jusqu’à repeindre les murs,

j’ai tout réorganisé la bibliothèque,

mis en valeur mes dernières aquarelles

et préparé une playlist qui va la transporter.

La psychette : Bonjour mon petit marinou

Demoral : Bienvenue dans mon monde.

La psychette : Dis donc, ton niveau de ménage a baissé.

Demoral : Allez vous faire foutre !!!

La psychette : Tu vois, ta colère, il faut savoir d’où elle vient.

Demoral : Vous voulez que je vous raconte le jour où j’ai failli tuer ma mère ?

La psychette : Plaît-il ?

Demoral : Ben j’ai pas fait exprès mais c’est passé à deux gorgées de réussir.

La psychette : Ho mon Dieu, qu’as-tu fait là ?!?

Demoral : Papa avait détourné un yacht et , pour une fois, y avait convié sa femme plutôt qu’une brokeuse quelconque. Sur un coup de radio, comme j’étais dans l’coin, nous nous étions donné rendez-vous au Capo Rosso. La journée était idyllique quand j’ai un peu déconné. J’ai confié, à une picarde, un masque et un tuba sans préciser par quel côté respirer. Elle est allé voir cinq minutes ce qu’il se passait de l’autre côté

La psychette   Mon Dieu mais quelle famille ! Et comment vivez vous ce genre de souvenirs traumatiques ?

Demoral : Jusque là très bien. C’est môman qui m’en a reparlé la semaine dernière. Sinon j’avais totalement oublié l’incident.

La psychette : Tu verras, tu feras moins le malin quand elle sera partie.

Demoral : Ca m’étonnerait. Selon toutes vraisemblances, et compte tenu de mon train de vie, il est peu probable que je lui survive.

La psychette : Je ne suis pas convaincue du bien fondé de ces séances à domicile. Ca ne vous inquiète pas ce genre de propos ?

Demoral : Vous perdre, vous, me terrifierait.

Scéance suivante :

Accostons.

La psychette : Mon p’tit marino, comment vas tu ?

Demoral : Si au moins vous me vouvoyiez, ça nous ferait une rime.

La psychette : Je ne comprends rien

Demoral : je recommence :

La psychette :         Mon p’tit marinou, comment vas-tu ?

Demoral :                 Si au moins vous me vouvoyiez, ça nous ferait une rime.

La psychette :         Bien. La séance dernière fût un peu dure, racontez moi un   souvenir plus léger.

Demoral :                 Comme la fois où je me suis tapé la fille du Boss ?

La psychette :         Toujours les extrêmes, non juste un moment heureux.

Demoral :                 Vous avez raison. De toute façon ce n’était pas sa fille. Mais elle en avait l’âge. Et n’avait semble-t-il rien contre l’inceste.

La psychette :          Demoral !!!

Demoral :                 L’amarrage à Ponza. Vous vous souvenez ? La délégation de diplomates franco-suédoises ?

Nous nous étions fait défoncer le bastingage la nuit précédente au quai des millionnaires. Pour réparer, nous logeons désormais aux chantiers. De l’autre côté du port. C’est tellement moins glamour mais tellement plus charmant. Pour la manœuvre, pas d’assistance. Pendant que le capitaine manœuvre, je saute sur le quai, je noue de chaise, je remonte à bord en prenant appui sur le hublot de la cuisine et en m’aidant de ce qu’il reste de tubulure inox. Je recommence à l’arrière en grimpant, cette fois, sur les échappements. Les moteurs se taisent, tout s’arrête. Une assemblée d’académiciennes m’observe l’air béat. Bordel, faut faire les vitres.

La psychette :         Je croyais que c’était vous le capitaine ?

Demoral :                 J’ai seize ans là, vous ne comprendrez jamais donc rien ?  

Le lendemain, le capitaine m’a offert une montre.