La psychette : Mon p’tit marinou, comment va-t-il?
Demoral : Il ne fait rien.
- Comment ça rien! Il n’y a que les impotents qui ne font rien.
- Je marche en peignoir de la fenêtre de ma chambre à celle de la cuisine en écoutant de la musique corse. Le pire c’est que cela me conviendrait presque s’il n’était que cette vie a le gout d’un bon plat sans épices.
- Qu’entends tu par là?
- Un avenir sans femme est fade à envisager.
- Réfléchit un peu. Comment pourrais tu satisfaire ton insatiable appétit pour la rencontre féminine?
- L’écritures sur internet, c’est là que sont les femmes.
- Bien, fait ça.
- Mais c’est ce que je fais, d’ailleurs j’ai une piste : Une zébrette me lit. Elle m’a laissé un message et j’ai réussi à l’entrainer en discussion. Mais très vite elle m’a demandé ce que je faisais, à croire que c’est une dictature. Ne rien faire est une activité comme les autres.
- Forcément si tu dis d’entrée que tu glandes toute la journée c’est pas gagné.
- Je sais alors je lui ai parlé de l’association.
- Mais tu n’y vas plus depuis des mois. Tu sais très bien que quand tu mens tu te fais prendre de suite.
- Ce n’est pas vraiment un mensonge. Je vais reprendre et l’écriture aussi. Tout ce dont j’ai besoin dans le vie, c’est d’une muse pour jouer avec moi.
- On se revoit dans vingt huit jours.








