Calvi
14.07.1990
Journée chargée en événements.
Levé 5h, je me retourne en mettant les défenses, encore une fois je me suis levé pour rien. La station n’ouvre qu’à 8h et le type est en retard. Je fais tomber mes pompes à l’eau et finalement je prends le Cap 137 à 9h55 au cap Ferrat. Le voyage se passe bien. Le compas du haut est faux. Le pilote marche bien, nous arrivons pile sur Calvi juste à l’heure.
La mer est un peu agitée, un vent assez fort s’est levé. L’arrivée au port se passe mal. Je mouille pour la première fois la chaîne. Mal. Elle n’accroche pas beaucoup. Je m’énerve. Le Boss envoie la mauvaise amarre, tout va mal. Enfin nous arrivons à bien nous accoster et à remouiller l’ancre avec le Zodiac.
Dix minutes plus tard, je recommence la même opération avec un « Princess 55 » encore pire que moi. Il n’a même pas jeté l’ancre. Je saute sur son bateau et lui effectue une manœuvre parfaite. Le Boss est jaloux.
L’après midi il faut laver le bateau et décoincer la poulie du Zodiac. Il est 17h, le quai se rempli et « Mon Garçon », le yacht sur lequel j’étais mousse la saison précédente arrive » juste à côté de moi. Les patrons s’en vont. Demain peut-être je parlerai avec Patrick mon ancien capitaine.
Ce soir j’ai discuté avec un gars sur une « Guy Couach ». Sympa et mordu de mer. Je suis crevé mais heureux car tout se passe bien. Je sens du progrès.
Apostille :
C’est dur. Même si j’y pense toujours, je recommence à regarder ailleurs. Si elle voulait bien m’écrire je pense que tout repartirait.
