- Mon p’tit marinou que t’arrive t il, tu m’as l’air tout anxieux
- Le bonheur est en route.
- Cela devrait te remplir de joie.
- Plusieurs fois j’ai cru le toucher et il m’a échappé.
- Sous quelle forme se présente t il cette fois ?
- Une femme bien entendu. Italienne , rencontrée au cours de mon dernier séjour en hôpital psychiatrique.
- Ha non tu ne vas pas me refaire le coup . La dernière fois tu t’es retrouvé séquestré chez ta conquête.
- Ça ce n’est rien. La fois d’avant elle est tombée raide morte à mes pieds. Quand je brise les cœurs je ne le fais pas qu’à moitié.
- De quoi as tu peur cette fois ? Finalement même si tu dois rester très prudent que peut il t’arriver de pire?
- Elle est sur la route d’ Antibes en ce moment même. Si nous nous sommes rencontrés c’est que la dernière fois qu’elle a fait ça, elle se souvient d’être parti de Rome puis de se réveiller hospitalisée chez les foldingos via le service neurologique avec une énorme bosse à la tête. Elle est comme moi une erreur médicale.
- Je croyais que depuis ton entrée à l’hôpital de jour tu avais admis ta pathologie.
- Je suis bien obligé sinon ils vont me remettre à travailler
- Franchement tu crois pas que ça te ferait du bien
- Attention vous n’êtes pas loin du »arbeit macht frei » quand vous me dites ce genre de bévue.
- Je vois que ta tendance à l’exagération se porte bien.
- Et puis d’abord le théâtre et le cinéma, n’est ce pas du travail?
- Tu as raison mais on se revoit lundi, je préfère. Tu me raconteras tes exploits
- J’espère ne pas être en mesure par décence de tout avouer.
- Demoral ! Une séance sans allusion au sexe ce serait possible?
- Rassurez vous, pour le moment je n’en suis qu’à l’illusion.
