Êtes-vous superstitieux(-se) ?
Qu’est ce que ça peut vous foutre?
Êtes-vous superstitieux(-se) ?
Qu’est ce que ça peut vous foutre?
La psychette : Mon p’tit marinou, que fais tu ici?
Demoral : J’ai la photo.
La psychette : C’est bien mais encore?
Demoral : J’ai aussi la musique.
La psychette : Je ne comprends pas, explique mieux.
Demoral : D’accord mais avant tout on pourrait pas arrêter le coup de la psychette et Demoral à chaque fois?
La psychette : …
Demoral : Ca prend un temps un temps fou à écrire et avec mon clavier dont les touches tombent en panne les unes après les autres, ça me pose des problèmes insolubles de mise en page.
La psychette : Mais bien sûr mon petit marinou. Tu sais, à part peut être Akissimo, ton lectorât est plutôt féminin et très intelligent. Elles comprennent bien qu’une ligne sur deux c’est moi qui parle.

-Un impatient m’a posé un lapin. J’ai du penser à toi dans un moment creux.
– Ha bon, je pensais que vous aviez mieux à faire.
– D’habitude oui, mais là j’avais envie d’inutile
– Et alors?
– J’ai moi même pris rendez vous avec un spécialiste.
– C’est en effet l’effet que je fais : Donner envie de lire. Prêter à faire l’amour, avec les textes des autres et autres rimes en ex.
– Demoral, je te perds.
– Vous ne m’avez jamais trouvé.
– Très malin. Narre moi, comme tu sais si bien le faire une histoire de marin propre à te solutionner une névrose latente.
– Non.
– Et per que No ?!?
– Vous n’avez pas les moyens des mes histoires.
– Explique mieux, je ne comprends pas.
– Non.
– Alors pourquoi t’es venu?
– Pour tout autre chose.
– Explique, gigolo de Toi !!!
– On tient une piste.
– Tu te prostitues?
– Je préfèrerais.
– Trop obscure.
Demoral : Jai pris en pleine tête, entre les deux yeux, une idée qui m’a laissé entre les oreilles une place dont l’expression refuse de trouver la trace.
La psychette : Ha oui, je vois, tu vas revenir sur ta fumeuse théorie de la Dimension n.
Demoral : Oui.
La psychette : Vas y.
Demoral : Vous m’avez demandé de raconter des histoires passées et j’ai accepté.
La psychette : Mais oui et bravo, regarde, tu n’as presque plus besoin de consulter.
Demoral : Ben oui mais non. Vous, vous allez mieux mais moi j’empire.
La psychette : Comme Napoléon !
Demoral : Et en plus je vous contamine.
La psychette : Tu es vraiment très mignon. Tu gagnes toujours et tu me pousses à te demander de me laisser imaginer, sans aucun espoir de trouver un remède à ton mal, ton histoire au présent.
Demoral : Merci, j’avais peur que vous me demandiez de faire de la prospective.
La psychette : Accouche !.
Demoral : Par un enchaînement de situations improbables, je me retrouve impliqué dans un organisme au sein duquel, et c’est pour ça que je les ai choisies, je n’ai rien à faire sinon vaincre mes démons.
La psychette : C’est merveilleux.
Demoral. Ces démons sont la clef de leur réussite.
La psychette : Je te revois au prochain équinoxe.


Les commentaires sur la platitude de mon ventre sont acceptés,
Sur la rotondité de ma poitrine un peu moins
Sur celle de la terre, faut voir les arguments.
La psychette : Ha mon p’tit marinou, il a l’air en pleine forme !
Demoral : Il cherche la forme la moins douloureuse possible de quitter ce monde.
La psychette : Mon Dieu, que t’arrive-t-il ?
Demoral : Rien.
La psychette : Comment ça rien ?
Demoral : Le Néant, ma vie est insipide.
La psychette : Le Néant c’est quand on est mort et tu m’as l’air bien vivant. Raconte moi une belle histoire.
Demoral : C’était un charter d’hiver. Je m’étais pris la tête avec la capitainerie à propos de l’emplacement que j’avais créé l’année précédente et qu’ils ne comptaient pas me renouveler. Du coup, le jour de la mise en place, ils m’ont fait patienter deux heures à l’extérieur du port. Temps qu’a mis à profit mon ami gitan que j’avais convié pour l’occasion à l’apéro, pour observer la transformation d’un type rigolo en marin légèrement agacé. Lorsque sur le douze on annonce enfin le nom de mon embarcation, je découvre que la place qu’ils m’ont allouée n’est pas qu’inaccessible, elle est hautement improbable. C’est dans ces moments que je switch Zen.
La psychette … « clignement des ses deux yeux de biche » …
Demoral : Dans ces moments là, je ne demande pas, j’ordonne encore moins. J’indique du regard du doigt, éventuellement du dos si faut pousser la chose flottante d’à côté qui gêne mes hélices, qu’il serait souhaitable d’aller dans mon sens avant d’oser me poser la question du choix mystique de l’orientation de mon bateau.
La psychette : « regard pétrifiant mais attendrissant »
Demoral : Par contre quand je crois que c’est fini , que tout est cuit mais que l’équipage du vieux cul rond du quai d’en face m’applaudit, il ne me vient qu’ une simple révérence et l’espoir que la vie n’est pas si inutile.
La psychette : Tu veux que nous reprenions les scéances à domicile ?
Demoral : Ho oui, si vous voulez je vous parlerai de mon séjour au monastère !!!
La psychette : Tu es allé chez les moines ?
Demoral : Oui. En quelque sorte. Disons puisque je ne peux rien vous cacher qu’il s’agissait plus d’un couvent mixte aux règles modernes.
La psychette : Sors ton agenda, tu m’exaspères.

Aujourd’hui, je suis heureux.
La psychette : Bien. La dernière scéance fut un peu dure. Peux tu me narrer un événement heureux de ta carrière ?
Demoral : La fois où j’ai troussé la fille du Boss ?
La psychette : Sans aller jusqu’à cette extrême, juste un Episode joyeux.
Demoral : Episode précisément. An 2002 avant Demoral, Grèce occidentale. Le Boss repère que je ne lâche jamais mon poste et, un soir, alors qu’après trois semaines de mouillages houleux j’ai trouvé un lac pour ma barque, m’ordonne de prendre du repos.
La psychette : Bene.
Demoral :
Son invitée qui, j’exagère un peu, n’est pas sa fille sans ça il aurait été incestueux se propose de m’accompagner.
La psychette : Quelle belle marque de reconnaissance, tu devais être content.
Demoral : Ha Bah la reconnaissance j’y ai goûté dans les bois au-dessus du château au dessus de la baie où reposait le bateau.
La psychette : Mais c’est amoral !
Demoral : Ben oui, et puis nous avons répété l’expérience à chaque occasion jusque la fin de la croisière. .
La psychette : Tu ferais l’amour à n’importe qui n’importe quand !
Demoral : Je ne me fixe effectivement que peu de limites. D’ailleurs il a l’air confortable votre divan.
La psychette : Enchaine sur quelque chose de plus voie du milieu.
Demoral : Ma vision du féminisme ?
La psychette : Te sens tu capable de rester modéré ?
Demoral : Pas de problème, c’est très clair dans ma tête obscurcie.
La psychette : Spiega.
Demoral :
J’ai le Démon. Une femme, c’est inscrit dans mon ADN, c’est pas tant pour la sauter mais faut que je la séduise. Par n’importe quel moyen. Toutes mes hôtesses et cuisinières ont eu à subir une de mes attaques. Leur réponse était presque invariablement le récit d’une violence sexuelle ou d’un abus conjugal. Ca calme les ardeurs.
La psychette : Et tu arrêtais de les ennuyer ?
Demoral : Ben oui, je me transformais en vous.
La psychette : Brava!
Demoral :
Pas nécessairement, la thérapie du marin ne se passe pas dans un cabinet insipide mais dans des tavernes sordides. En fin de soirée, c’était à mon tour de lutter contre l’envie dévorante qu’a la femelle de se reproduire. Et comme je viens de vous le démontrer, je n’oppose que peu de résistance à la jouissance.
La psychette :
On se revoit dans vingt huit jours.

La psychette : Mon p’tit marinou, reprenons des études sérieuses.
Demoral : Pourquoi, jusque-là on faisait quoi ?
La psychette : Chez toi c’est quand même un peu léger.
Demoral : Ha bon ?!?
La psychette : De quoi souhaites tu m’entretenir ?
Demoral : Ben j’me fais chier
La psychette : Et qu’aimerais tu faire ?
Demoral :! Qu’aimerais-je donc qu’on me fasse est plutôt la question.
La psychette : …
Demoral : On enchaîne sur quoi, la mort ou sur l’amour ?
La psychette : Demoral, il faut que je te parle.
Angoisse instantanée, fulgurante.
La psychette : Nous avons réuni le conseil de l’ordre des psychettes.
Eclair glaçant de l’hypophyse à l’extrémité de la verge.
Entre les oreilles une brûlure.
Estomac porté disparu.
« Tu comprends, voici quand même six mois que tu vas bien.
Ce n’est pas normal.
Dans ton contrat, tu dois être mal, voir désespéré, au moins six mois dans l’année.
Discute pas c’est comme ça. »
Demoral : Je peux tout vous raconter si vous voulez, j’avoue tout
La psychette : Tu veux confesser quoi, au juste ?
Demoral : Comment, sans faire exprès, j’ai un peu tapé dans la caisse du bord.
La psychette : Ma é stupidu, tout le monde s’en moque de tes histoires de « yacht » et de « prostituées ».
Demoral : Ho ?!?
La psychette : Il faut absolument et urgemment que tu règles ton souci avec ta mère.
Demoral : Ha la pute Borgne !!!
La psychette : Tu vois.
Demoral : Quoi ?
La psychette : Comment ça quoi ? Parle moi d’elle imbécile !
Demoral : Elle va très bien, merci pour elle. On rigole bien quand je lui raconte mes aventures. Surtout qu’en ce moment, je suis content, j’avance bien dans la rédaction de son oraison funèbre.
La psychette : Prends ton agenda, on va intensifier la thérapie.
Demoral : La psychette ?
La psychette : Tu vas si mal que ça ?
Demoral : Je pense ne plus pouvoir éviter l’internement.
La Psychette : J’arrive.
J’improvise un semblant de ménage et, sait-on jamais, prends une douche et me brosse les dents.
Demoral : Ha Docteur,
La psychette : Ne me cherche pas sur la flatterie, ça ne marche pas. Dis moi ce qu’il se passe.
Demoral : Ben justement, rien.
La psychette : Et tu voudrais quoi ?
Demoral : Ne me provoquez pas.
La psychette : dis
Demoral : Una Pipa, ça existe dans le Larousse corse ?
La psychette : Bien. Raconte moi ta plus belle nuit d’amour.
Demoral : 2002, Golfe Ambracique. Au retour de la promenade autour du château local quand la pute du Boss m’a sauté dessus. Un viol caractérisé avec orgasme sans intention de le donner, vous vous souvenez ?
La psychette : Au présent, raconte au présent. Revis l’Episode.
Demoral : Vous êtes sûre ?

Demoral : Ha, c’est toi ?
La pute : à qui t’attendais tu ?
Demoral : à la pute
La pute : Ben c’est moi, la Pute du Boss.
Demoral : Ha merde, je croyais que c’était la cuisinière.
Nous sommes, du moins je suis, endormi sur le bain de soleil sous la lune, sur le fly. Sa présence m’a réveillé. Je me suis juste un peu trompé d’identité. Dans le doute j’ose une main promeneuse sous la nuisette. Elle ne cache rien. En tous cas pas de dentelles superflues, ni de peur du loup. Je switch On my Joy Stick.
La psychette : On va peut être s’arrêter là. La prochaine scéance se fera à mon cabinet.
Demoral : Ma profession me dit que non. Une interdiction tacite que je me suis faite de ne rien …
La psychette : De ne rien quoi ?
Demoral : De ne rien m’interdire, suivez moi bien :
Demoral : Si j’ai obtenu des diplômes de navigation britaniques, je navigue toujours sans contrat. Aussi n’ayant pas encore à me plier aux codes débilisants de la corporation des marins français, je décide de goûter l’instant.
La psychette : Je te fais une facture à quel nom cette fois ?
Demoral : Mon premier et unique capitaine m’a appris « Je veux bien mourir en mer, mais pas de faim ni de soif.
La psychette : Et alors ?
Demoral : J’ai faim, j’ai soif et j’ai froid.
Ca y est c’est fait.
Une psychette m’a trouvé une nouvelle maladie de la tête.
Au début elle a tenté de m’impressionner avec des termes techniques :
Bon ben là, angoisse au ventre au bord de l’infactus,
J’appelle le Docteur Pébron et je la lui passe.
Ils ne savent même pas retrouver mes analyses
mais le verdict tombe sans rires ni appel

Au bord du suicide pour éviter d’avoir à mourir plus tard,
de retour chez moi,
je me connecte à internet.
Petit détail technique, je shunte la caméra de mon I-Phon 16
sur les oreillettes,
que je me colle au plus profond du cerveau.
Capture d’écran,
J’attends vos diagnostics en commentaires.
Que quoi ?
T’es toujours pas là !
Que combien?
20 000?
Mais quoi? De quoi tu me parles
Livres.
Va te faire foutre Grosse pute
demande à ton mec
moi je ne m’occupe pas de la Bibliothèque.
Ou alors tu passes sous le bureau.