Geminitif

L’heure GMT,

GreenWich Méridian Time pour les intimes,

est un truc de fourbe d’Anglais pour nous piquer nos gonzesses.

Pas plus que l’heure UTCesse,

personne ne sait vraiment à quoi ça rime, sauf ces pousse au crime.

Du coup on passe notre temps à se donner rendez-vous,

pour un pétard ou un ricard,

Ils arrivent en avance ou en retard

c’est selon leur humour,

Et quand on débarque ne restent que les lourds.

Signez Sur Seize .

Petal

  • Comment on fait?
  • Comment on fait quoi?
  • On va pas arriver ensemble tout de même.
  • Et pourquoi pas? Ils nous ont vus partir ensemble. Tout le village sait déjà dans quelles positions on a baisé, alors autant leur offrir du fantasme à moudre ça leur donnera peut être des idées. C’est bobonne qui sera contente.

Le patron essuie ses verres, la Barmaid entre en premier suivi de Demoral sourire en coin . Le sourcil gauche du Patron se lève, l’œil droit de Demoral le fusille dans la pupille morne.

La Barmaid : Je vais faire la cave.

Le Patron : Elle est faite.

La Barmaid. Ok, je fais mon fond de caisse.

Le Patron : Il devrait être prêt.

La Barmaid : …

Demoral : Elle est pas encore là.

La Barmaid : Tu vas voir si je suis pas présente !

Le Patron : Il parlait de la Psychette.

Demoral : Elle se croit le centre du monde.

Coup d’oeil assassin de la Barmaid à Demoral, puis au Patron.

Le Patron : Un accueil à la seize.

La Barmaid s’exécute. Demoral la suit du regard. Elle le soutient tant qu’elle peut, le croise et se résoud à arborer son plus beau sourir pour le couple de vacanciers tout droits sortis de leur Air Bee N’Bee.

Demoral s’avance en direction du comptoir. Il sait sur quel tabouret il va se percher mais se demande ce qu’il va rétorquer à la vanne que ne va pas manquer de lui lancer son complice.

Le Patron : Alors, La Barmaid?

Demoral : Bof, je ne sais pas si j’y retournerai.

La psychette : Bonjour La Barmaid.

La Barmaid : Ha?! bonjour la Psychette. Il est au bar avec Le Patron, ils commencent à être en forme.

La Psychette : Bien, je m’installe en terrasse. Je ne suis pas d’humeur à supporter leur humour de comptoir.

La Barmaid : Tiens, je te libère la plus belle place au soleil.

La psychette : Non non merci, je vais m’installer à l’ombre. Ma peau est fragile en cette saison.

La Barmaid : Thé vert de chine, comme d’habitude?

La psychette : Tu es un ange. .

La Barmaid : petit pot de miel.

La psychette : C’est ça, tu apprends vite, c’est bien. Et je te trouve radieuse ce matin.

La Barmaid : Un Thé vert, Patron

Le Patron : Ca marche.

La Barmaid : et un petit pot de miel, du meilleur.

Le patron : C’est pour la psychette?

La Barmaid : Elle vient de s’installer à la douze,

Le Patron : C’est un psychtail chaud alors qu’il faut dire.

La Barmaid : Qu’est ce que c’est?

Le Patron : Tisane de fleurs de chrysanthèmes.

La Barmaid : Ha ça existe?

Demoral : Blancs ou noirs les pétals?

La Barmaid : Elle a pas dit, que prend elle d’habitude le matin?

Le Patron : Ca dépend de son humeur.

La Barmaid : Elle a l’air très contrariée

Demoral : Et ça lui shunterait le tiroir à syndromes de venir nous biser plutôt que de chouiner seule dans sa niche à soucis?

La Barmaid : C’est ça foutez vous de ma tronche, C’est vous qui devez la retourner. Elle vous en veut de quelque chose et à mon avis il y a de quoi. Il vient ce Thé?

Demoral : Laisse, je vais servir sa majesté.

La Barmaid : Fais attention de ne pas en renverser partout.

Demoral : Tu jouais encore avec tes barbies que je portais des plateaux pleins de coupes par force 7.

La Barmaid : Là c’est calme plat. Je voudrais pas te perturber Demo mais reste dans ton rôle de pilier de comptoir et observe, puisque c’est tout ce que tu sais faire, une vraie pro en action.

La psychette : Il t’a prévenu avant de publier?

La Barmaid : Publier quoi?

La psychette : Quand il t’a filmé à ton insu?

La Barmaid : Non.

La Psychette : Avec gros plan sur ta poitrine

La Barmaid : Nooon !?

La psychette : Et un vieux.

La Barmaid : Un Vieux ?!!?

Oui, et moi aussi.

Pardon?

Il fait le coup à chaque nouvelle.

Fais voir !

Too Bee Continued.

Autist Power ,

Lit Arsène, c’est l’art de dire au revoir.

Anubis répète merci sur le mur mis à nu.

Juste une poule qui roule sous le bar du pmu.

Ha oui, merci, comme ces mots dits au pochoir?

😉

Ecoute Demoral, on en parle dans le bus.

J’aime ton humour, apprends moi à dire bonjour,

mais pas plus, j’ai déjà un fan club qui me trouve Glamour.

En plus ton dernier vers a trop de pieds, A déU.

Autist Power.

Ombilical.

Oui,

J’ai bien compris,

merci, mais non.

Il fut un temps où les prisonniers étaient privés de toute liberté,

mais pas d’un droit :

Celui de tenter de s’évader.

Je n’ai aucune intention,

encore moins l’envie,

de fact-checker cette information,

J’ai dans mon entourage proche,

du bac +5 en droit qui s’en chargera.

Alors donc que j’ai quitté le clapier avant même que d’y être entré,

on voudrait que je devienne un cervile cheval de trait

renonçant par la même occasion à mon titre de Coq en Pâte ?

Oui, j’ai aussi un Bac + 3 en communication

qui rédige à ma place mes textes

sous prétexte que je l’ai aidé un jour

à déjouer les pièges de la prof de Français

sur « la ferme aux animaux. « 

Trente ans que je me bats

pour que mon esprit

soit reconnu en tant que tel.

Et là que je suis sur le point de gagner,

Qu’avec ce que je compte

de blouses blanches à mes trousses

je pourrais entraîner la première équipe de rugby para-médicale féminine,

On voudrait m’empêcher de placer

à la tête du GIEC

(Groupe International d’Entraide entre Crétins)

ma Bac +11 en psychetteries de nièce ?!?

Bon,

le dernier représentant de l’ADN de la lignée de mon grand père

Il est Bac moins un chez SFR.

Il va vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants au bord du lagon.

Ce qui me conduit tout naturellement à cette conclusion si bien amenée :

Mesdames,

il va falloir penser à me reproduire

Dussé je devoir pour ça conduire jusqu’à Bressuire.

Caporal

  • La barmaid : C’est qui cette psychette?
  • Demoral : Mon ancienne psy.
  • La Barmaid : Ca veut rien dire, psy. Elle t’écoute ou elle te donne des médicaments?
  • Demoral : Ni l’un ni l’autre. Ca te dirais d’écrire avec moi?
  • La barmaid : Ben dis donc ?!? On me l’avait jamais faite celle ci.
  • Demoral : Ha parce que tu penses que je ne peux pas travailler avec une femme sans sous entendu?
  • La Barmaid : Pourquoi tout le monde t’appelle Le Capitaine?
  • Demoral : Parce que je leur laisse croire que je suis un de ces vilains capitaine de yacht qui se saute toutes ses hôtesses.
  • La Barmaid : Ha parce que tu n’as jamais essayé, peut être?
  • Demoral : J’ai même réussi. Avec une cliente aussi. Ca te dirait de fumer un p’tit pêt chez moi?
  • La Barmaid : Tu tombes mal, Demoral, Barmaid c’est juste une couverture, dans la vraie vie, je suis douanière.
  • Demoral : Ca ne m’étonnes pas. C’est ce qui m’intéresse chez toi : J’en n’ai jamais violé une.
  • La Barmaid : Ha ouais, en fait t’es juste fou.
  • Demoral : Certifié d’état. C’est là. Juste en face l’église, comme ça quand tu en auras fini avec mon procès, y’aura plus qu’à traverser.

-Bienvenue dans mon antre. C’est de là que j’opère. Tu bois quoi?

-Que me proposes tu?

-Je n’ai que du café, des tisanes ou de l’eau fraîche à t’offrir.

-A la menthe, le thé?

-avec ou sans miel?

-Miel.

-Merci.

-Pourquoi me remercier?

– Pour ne pas avoir peur.

  • C’est quoi que tu souhaiterais écrire avec moi?
  • Pour le moment, notre propre rencontre.
  • Tu veux dire raconter ce que nous sommes en train de nous dire là, à l’instant présent?
    • Oui
  • Ca ne va pas intéresser grand monde.
  • C’est pour cela qu’il faut que je t’incarne. Tu es marin, tu as de l’humour. Quoi que ce soit que tu aies fait dans ta vie, épique le moi comme tu veux mais fais moi rire ou à défaut distrait moi au moins avec.

Vous avez le droit,

Par quelque moyen à votre disposition,

De me faire parvenir la prochaine réplique de

La Barmaid.

Canal

(Cène précédente =)

Demoral : mé non j’ai pas dit ça !

Le Patron : Ben c’est ce qu’on comprend.

La psychette : Si j’analyse bien tes paroles, tu cherches à nous expliquer que l’amour meurt quand disparait la découverte?

Demoral : Toujours dans le négatif à regarder, comme tout le monde, par le mauvais bout de la lorgnette.

L’amour NAIT de la découverte.

La psychette : Ha, enfin il progresse. Et tu ferais encore plus de chemin si tu admettais que ton autre est un être infini qu’il ne tiens qu’à toi d’explorer sans fin.

Demoral : Mais vous ne pensez donc, vous aussi, qu’au cul !!!

Le Patron : Demoral, calma.

Demoral : Je vous parle de l’amour en toutes choses. De la science, de l’art ou même d’un paysage. J’affirme sans rire être tombé amoureux de Centuri la première fois où j’y ai osé un coup de pagaie de mon annexe en panne moteur.

Le Patron : Ha celle là, il l’aime bien à la raconter. Je l’entends à chaque touriste égarée.

Demoral : Ben quoi? J’y passais au mouillage depuis des années quand un jour, peut être la première fois où le bateau disposant d’une annexe digne de ce nom, je prévoyais d’y débarquer le Boss. Bien entendu le moteur n’a pas démarré et j’ai dû me résoudre à y aller à la rame dans l’espoir d’y trouver des bougies.

La psychette : Poursuit.

Demoral : C’était le carbu, ça m’a coûté un bras.

La psychette : Au présent.

Après la soirée langoustes grillées en terrasse du restaurant dominant le port, je ramène les passagers au bateau. Le papa, la maman et une petite Haïtienne achetée au cours de leur dernier voyage d’hiver. Seulement, moi, j’ai un diplôme à fêter et une seconde victime à faire. Alors je ne coupe même pas le moteur et repars en sens inverse. L’entrée du port est encore plus magique que de jour. Passé le feu, devrais-je dire la loupiote de la digue, éclatent les chaudes lumières du village qui se serre sur ce qui , autrefois, devait se contenter d’être une calanque. Les pointus n’hésitent pas à prendre des couleurs dans la nuit dont les reflets micro ondulent sur un miroir. Un gai murmure s’exhale des quais où des nasses encore tressées à la main attendent leur mise à l’eau.

Je retourne au restaurant où le Boss m’a invité à dîner. Cette fois, je me le suis promi au coeur de la soirée d’enterrement de vie étudiante, je dois oser inviter la Barmaid à prendre un verre après le service.

J’entre dans l’arrière salle. Ce qui semble être une famille remet tout en place dans un serein silence. Au bout de quelques minutes sans que personne ne s’aperçoive de ma présence, je me lance :

« Bonsoir, je suis le petit marin qui est venu dîner avec ses proprio. »

Le temps se fige. le Patron sans qu’aucun trait extérieur ne change me jauge. Sa femme se contente de ne plus plier les serviettes. Quand la scène est traversée par la Barmaid fixant avec les yeux noirs de ma première fiancée à la maternelle, la demi douzaine de verres qu’elle tient dans ses mains, le reste du décors commence à vaciller.

 » Qu’est ce que tu veux , petit? « 

Inconscient du danger, je réponds en m’imprégnant d’une silhouette plus sombre que son ombre.

« Ils sortent où les le jeunes ici? »

« Pourquoi tu veux savoir ça? »

« Ben je me sens un peu seul. J’aimerais me faire des copains. » menti-je effrontément.

« Va à « La cage aux Oursins », petit, c’est à l’extrême opposé de la crique »

Et c’est alors que , terrorisé’ j’allais tourner les talons sans que la Barmaid ne sût mon existence :

« Petit, c’est pas encore ouvert à cette heure. Installe toi, tu veux un morceau de tarte aux pommes?

La première salle de « la cage aux Oursins » est à peine plus grande que ne l’était ma chambre universitaire. Elle est voutée aux pierres apparentes et donne accès, par une voute aux dimensions des bâtisseurs de l’île, sur une discrette piste de danse. Je sonde les alentours, rien d’intéressant, je ne cherche que la Barmaid et en l’occurrence, c’est le Patron qui tient le bar. Je m’y instale.

Un à un les macs en herbes locales défilent et me défient. Au début, heureux car ils doivent la connaître et m’accepteront dans leur clan, je m’aperçois vite que pour ne pas faire monter plus la tension, il est urgent de minimiser la taille du bateau et de poétiser au sujet de mes intensions.

La gueule de bois du matin sera le lot de mes longues et mornes journées anticycloniques.

La psychette : Ben tu vois quand tu veux.

Le Patron : J’y suis même jamais allé à Centuri

La Barmaid : Bon ça va, tout le monde a compris que tu étais le plus beau !!!

Demoral : Ha bon? Ben faudra m’expliquer alors, parce que moi, j’y pige toujours rien.

La Barmaid  : …

Demoral : Patron, je peux te l’enlever?

La Barmaid : Hha

Le Patron : Va la Barmaid, tu as bien travaillé.

La Barmaid : mais je …

La psychette : Vous pouvez y aller, c’est sa façon de vous dire qu’il a envie de vous connaître.

A suivre :

Frontal :

(cène précédente 🙂

Demoral :   . . .

Le patron : _ _ _

Demoral : * * *

Aime-t-elle le beurre salé?

La Barmaid   : Nan mais  Quel vieux con !!!

La psychette : Excusez le, il est mon patient depuis trente ans. Je vous assure, quand je l’ai rencontré il était pire. Beaucoup de progrès ont été effectués.

La Barmaid   : Tu es psy? Dis moi, quelle patience !!! Ils sont tous comme ça?

La psychette : il est mon premier cas, et le moins grave. Peut être.

Je vais le dénoncer.

Le Patron : La barmaid,  un accueil à la 16.

La Barmaid : Oui, Pardon, j’y vais patron.

La psychette : allez, ça va aller.

La Barmaid : ho ça va, j’en ai calmé des plus durs.

Vas-y, matte moi le cul au passage.

Demoral : * &^

La psychette : Ho ça va, n’en rajoute pas.

Le Patron : Hoo la psychette,  laissez le un peu respirer.  On est au bar ici, pas dans votre cabinet.

Demoral : il a raison.  Ma psychatruc est close depuis trois ans. Vous m’avez guerri je vous en remercie, maintenant je veux vivre.

La psychette : Et qu’entends tu par vivre au juste, si ce n’est faire pleurer les filles au comptoir ?

Le Patron : Vas y Demoral lance toi.

Demoral : … _ _ _ ^¨¨¨

La psychette : ha non, une N-ième déclaration d’amour?

Demoral : En quelque sorte. Mais pas seulement à vous. A la Barmaid,  aux Femmes.

… _ _ _ ^¨¨¨^¨

La psychette : Patron, un tabouret.  Je m’attends au pire.

Le Patron : vous devriez être habituée.

La psychette : je ne m’y ferai jamais.

Demoral  : Bon , vous êtes prêtes?

Pov’ Type.

« Las, je suis la cote de vos pôvres clitoris,

Et je rêve éveillé du ventre de vos filles.

Restant effaré du QI de vos fils,

Etonné que ce monde ne parte pas plus en vrilles.

(Breathe 🙂

Mesdames, la valeur de vos miches est en baisse.

Vous avez l’âme dans l’sac par crainte des voleurs.

La pisse inonde les cœurs, vous avez hissé la herse.

Le temps est à la paix, viennent de vos rêves le violeur.

Qu’il vous réouvre esprit et cuisses,

Si ce n’est qu’il s’y glisse,

Au moins qu’il y paisse. »

Private Pmu

La Barmaid : T ki Toi ?!?

Demoral : Captain Demoral,  pour vous servir.

La psychette : Ha non Demoral,  tu ne vas pas recommencer !?!

Le Patron : Je l’adore, il est fort ce con.

Demoral : Elle finit à quelle heure ?

La Barmaid : mé c’est de moi qu’il s’exprime ?!?

Le Patron : c’est bon la Barmaid,  tu peux y aller, je vais fermer. La psychette   , une dernière petite verveine?

La psychette : non merci, patron, je vais rentrer. Au revoir la Barmaid,  c’était un plaisir. Adieu Demoral.

Demoral : à Dieu, la Psychette.  On y va la Barmaid ?

Je rêve. Am I dreaming? . A ran hâvre?

Suite :

Banal

La psychette : Mon p’tit marinou tu végètes !

Demoral : C’est pour les paysans ça, un marin ça marine.

La psychette : Ne joue pas avec les mots, le fait est que tu n’avances pas.

Demoral : C’est relatif comme point de vue. C’est vous qui stagnez alors vous ne me voyez pas évoluer.

La psychette : Très bien, alors montre moi quelque chose de nouveau.

Demoral : Vous avez lu mon dernier billet?

La psychette : Ho non, moi, tu sais, ton blog, je lis trois lignes et je décroche.

Demoral : Ben voilà, nous n’y arriverons jamais de cette manière.

La psychette : Soit, montre moi ta nouvelle merveille de littérature abstraite.

Sur le chemin serpentin, prudemment s’avance Demoral.

Par peur du sombre, il angoisse il s’étiole.

Alors il s’arrête. Cherche la maternelle protection de l’hôpital.

Il y est très bien reçu par un personnel un peu frivole.

Car au cœur du parc se tient le bal.

Pour y danser il suffit de faire un peu le mariole.

Ainsi de l’erreur de diagnostic éclatera le scandal.

Et verront bien enfin qui à la fin rigole.

La psychette : C’est pas mal.

C’est Géniaal !!!

Demoral : Qui c’est qui m’parle?

Le patron : C’est la Barmaid, Demoral, j’ai oublié de t’en parler, j’ai fini par recruter.

Demoral : Haaa … enchanté…

La psychette : Et voilà il remet les voiles.

Suite …

Recommençons

La psychette : Mon p’tit marinou, il a l’air épuisé.

Demoral : Il est en redescente.

La psychette : De quoi, tu as repris les drogues ?

Demoral : Mais non. Je viens juste de vivre quinze jours d’angoisses et depuis hier matin, plus rien.

Et de quoi angoisses tu cette fois ?

De rien.

Comment ça de rien ?

Au plus fort de ma détresse, lorsque j’avais de bonnes raisons de craindre pour mon avenir, je rêvais du jour où je pourrai dire «  Làà… chut,chut… tout est fini, il ne peut plus rien arriver ».  Et bien ces derniers temps, alors que ce jour est venu, j’avais beau me répéter ces mots, j’avais toujours l’estomac en feu et le cœur en soufflance.

En souffrance, je vois.

Non en soufflance, c’est l’air chaud que vient du chakra d’en dessous qui le fait osciller jusqu’au malaise

Ne fais pas l’enfant tu sais que ce mot n’existe pas et que tu joues avec des concepts que tu ne maîtrises pas. Demande-toi plutôt si ce « plus rien » n’est pas la cause inconsciente de ce qui te terrorise.

Vous voulez dire que si rien de mal ne peut plus m’arriver, par équilibre cosmique, rien de bien non plus ?

Ce n’est pas exactement là où je voulais en venir mais si c’est ce que ça t’évoque développe, qu’entends-tu par bien ?

Une femme !!!

Idiot, une femme n’est pas un bien. Si je ne me trompe, je compte dans ton entourage deux psychiatres, deux psychologues, quatre infirmières, une auxiliaire de vie, une mère , deux sœurs deux ex pour s’occuper de toi tu ne penses pas que ça suffit ?

Relisez bien votre inventaire, il est un besoin nécessaire que ces dames ne sauraient satisfaire.

Je te connais, quand tu commences à parler en rimes c’est mauvais signe. Ressaisis toi Demoral, Pourquoi m’as-tu dit écrire ?

Ben justement pour séduire !

Mon Dieu mais c’est une monomanie. Non, Avant ça.

Oui pardon, c’est pour témoigner de ma pathologie au cas où ça puisse aider un autre qui suit le même chemin.

Mieux mais tu dis ça pour me faire plaisir, remonte plus loin.

C’est vrai, au collège, quand j’ai entendu parler de Platon pour la première fois, je me suis mis en tête de créer une œuvre aussi éternelle que la sienne.

Alors, de quoi as-tu peur ?

De rien

Du rien

De tout

Et surtout ?

De mourir ?

Bien, prends ton agenda, nous nous revoyons dans vingt huit jours.

Bee trois

Bee :                      Quand même toute cette eau pour un seul bateau, c’est quand même du gaspillage.

Demoral :            …_ _ _ …

Bee :                     Pourquoi n’a-t-il pas de voiles ?

Demoral :            C’est un remorqueur de haute mer, il doit pouvoir avancer par tous les temps même quand il n’y a pas de vent et surtout quand il y en a trop.

Bee :                     Mais alors comment avance-t-il ?

Demoral :            « Lady Apa II» dispose de quatre moteurs avec trois mille chevaux chacun.

Bee :                     Sacrée écurie

Demoral :            °°°- – – °°°

La psychette :    Que dit Bee ?

Demoral :            Ha vous voilà, ça s’intéresse au bateau.

La psychette :    Et qu’est ce qu’il demandes

Demoral :            Ca veut savoir pourquoi « Apa » est mauve et vert

La psychette :    C’est original en tout cas pour un bateau.

Demoral :            Le goût du Boss.

La psychette :    Je vous la laisse, j’ai tous les autres à m’occuper.

Demoral :            …

Bee :                     Et quand tu seras mort, elle fera comment, la psychette, pour naviguer ?

Début de la psychettothérapie :