Chérie, je m’explique

Voyez vous , j’ai une envie irrépressible d’écrire.

Or. Avec ici même, Facebook, mon carnet pour ma chérie, mon carnet pour mes maîtresses, mon carnet pour mes psys, mon carnet pour après ma mort, je ne sais plus oû me confier du coup, je n’écris rien.

Donc, et vous apprécierai la démonstration avec seulement deux conjonctions d’insubordination je m’en vais vous narrer ma journée. Mes femmes ma mère mes sœurs et dieu si elle existe en jugeront.

Ce matin j’ai bien chié.

Jusque là on ne s’éloigne pas trop de ce que les gens me proposent pour entamer une conversation.

Ensuite j’ai rien fait.

Ensuite il a fallu faire les courses et j’avais envie d’un couscous, ce qui constitue une pôvre rime mais ne m’empechàt pas de me mouvoir en direction de la boucherie arabe voir ce qu’ils proposaient.

Ma copine dit que c’est raciste de dire boucherie arabe . Je vois pas. Ils seraient chinois ou négres que je dirais chinois ou négres. Seraient ils vegans ou irlandais qu’ils ne me verraient pas.

En arrivant après quelques kilomètres de quartiers dévastés par l’abandon de toute vie, je suis tombé sur cette annonce d’un pmu glauque me promettant un couscous à emporter. J’ai pris mon courage à deux mains, je me suis avancé vers le comptoir.

– excusez moi pardon mais comment on fait pour obtenir deux couscous à emporter?

– ha oui mais là non c’est trop tard.

Ha bon pardon

Vous le voulez pour quand ce couscous?

Ben ce soir.

Ha oui mais non là c’est trop tôt.

Ha?

Sinon on vous le fait maintenant.

Oui, voilà c’était l’objet de ma visite.

Installe toi au comptoir, on te prépare ca.

Je ne sais plus qui a commencé à offrir des tournées à l’autre toujours est il que je continue à l’heure oû j’écris ces lignes de me faire sermonner pour cet écart de conduite.

J’aime bien quand mon appareil photo est incapable de déterminer un zoom sur mon œuvre.

Titre pitre

L’oisiveté est l’impropre de l’homme.

Ca aurait pété comme titre mais ça me gonfle qu’une intelligence artificielle me demande avec insistance un titre pour un billet que je n’ai pas encore écrit. Non pas que j’écrive en intuitif, la fameuse écriture automatique. Mes textes, parfois moins mes illustrations, sont le fruit d’une sévère bataille entre ce que je peux m’exprimer, ce que des êtres pas toutes du même potentiel intellectuel que moi vont comprendre et ce qu’en diront les journalistes à ma mort : si nous l’avions connu avant; mais mon dieu ! Il bande encore !!!

Si bien qu’après un marathon entre ma chambre, mon couloir et mon laboratoire avec vue sur abri bus, lorsque je me mets au clavier, je peux battre la lettre, une clope d’une main un café de l’autre avec le seul organe restant, résistant et appartenant à moi pour vous narrer les élucubration d’un cerveau qui choisis quotidiennement dans quel sens le mènera le vent.

Vous pouvez respirer.

Dark Captain à la sortie d’une expo Hokusäi à Dublin en 1949.

Calvi 1990

« J’ai peur,

            J’ai l’impression d’avoir tout oublié.

            Je ne sais pas quoi faire car les décisions  sont dures à prendre. IL y a plusieurs facteurs qui jouent, et les différentes solutions se mélangent aux facteurs.

Il faut récupérer des gamines Dimanche à Bonifacio mais il y a du vent de prévu, c’est la grève des pompistes on ne sait pas si ça va durer. Il a été question de partir sur l’Italie. Je pense que demain ça va être encore de longs silences entre-coupés de   je ne sais pas.  J’ai prévu d’aller à Propriano, mais ça fait trois heures de route et si le vent se lève.

Bref, le moral n’est pas au beau fixe mais je pense que c’est la longueur du séjour qui joue beaucoup. J’espère qu’on va pouvoir aller jusqu’en Sardaigne. Alors avec le temps qui sera passé, la découverte, le plaisir de se surpasser, la fierté et surtout la sensation d’être dans la dernière ligne droite avant le repos, les copains, les copines, la rentrée et tout ce qui va avec.

J’ai envie de m’éclater au maximum avant de travailler comme un bœuf pour éclater Estelle que d’ailleurs je n’éclaterais pas seulement qu’au figuré.

Pour le moment j’essaie d’oublier que j’existe et que j’ai une famille, de vivre sans réfléchir et sans me poser de questions car ça évite le cafard et l’ennui. Il me reste plus de deux semaines à tirer. J’en ai marre. J’adore ce boulot mais là pour une première année, j’en ai marre. « 

« Moi «

Jeudi 16 Aout 1990

Calvi.

J’ai 17ans

Oui ho ben je sais bien que vous ne regardez que les dessins.

No title, no turtel

Mais alors et me diriez vous alors que je n’ai pas plus que vous commencé à m’exprimer…

Pourquoi nous bassine t’il avec ses mémoires approximatives, ses plans culs incertains et ses croquis que pour lui exquis?

C’est que contrairement à ce que j’aurais vraiment pu penser en me penchant plus sérieusement sur la question, j’en ai rien à foutre.

Mon papa me disait : le chemin fait partie de la messe. Aussi vous imposerai-je la moindre évolution de mon style, à commencer par ce paragraphe à cinq lignes.

Vous voulez passer la journée avec moi?

Il est 14h22, je prends l’antenne.

Un résumé de la situation s’impose. C’est à dire que depuis trois semaines, je prends des cours d’aquarelle. Il faudrait pour expliquer cela remonter à dix ans en arrière quand j’emmenageat en mon appartement et que je montai les escaliers avec quelques toiles que mon voisin reperrat.

Tout ce que je lui répondit lorsqu’il s’enquit de quoi ça correspondât fut « nan mais c’est pas montrable. Et aussi tot fut fait à sa veuve le jour de son enterrement.

Depuis elle m’a introduit dans le milieu très artistique d’antibes. C’est la honte. J’ai passé ma scolarité en tant que premier de la classe et là, à quarante-huit, j’en suis le cancre.

Le reste de l’audience, en plus de ma dizaine d’octogénaires est composée d’une prof qui me réveille au cours de la nuit dans des rêves inavouables, d’un con qui ne manquera pas de disparaître et d’une jeune fille de mon âge qui m’ignore.

Nan mais vous croyez juste que je vais tout vous raconter comme ça? D’une part j’ai la sieste qui m’attend et tout ce que je vous raconterais aujourd’hui serait une amputation sur mes droits d’auteurs à venir lorsque j’y parlerai de mes souvenirs à venir.

Centuri

C’est le dernier jour du charter. « Lady Apa II » remonte à 10kts le Cap Corse côté est après avoir passé dix jours dans les îles entre Elbe et Giglio. J’aime ce coin, il n’y a jamais de vent et il est oublié de la plus part de mes confrères.

Tout s’est bien passé. Les invités forment une jolie bande de copains qui profitent simplement de leurs vacances entre baignade, farniente et apéros rosés. Il n’y a rien à raconter, à part une marée noire, il ne peut plus rien m’arriver.

Si quand même. Un matin de très bonne heure j’avais mouillé sur Gianuttri une petite île en forme de fer à cheval abritée de tous les vents. La crique était déserte, j’avais posé l’ancre au plus prêt des rochers et frappé une amarre à terre pour éviter l’évitement.

L’ Italien est très navigateur ou inconscient. Il s’aventure au large avec n’importe quelle barcasse si bien que je me suis vite retrouvé entouré d’une myriade petits bateaux. Quand les carabinieri sont arrivés, avaient ils peur que je déplace l’île, ils m’ont demandé de retirer mon amarre à terre . J’ai fait un strike dans la crique.

Je prends quand même la météo. De l’autre côté du cap ça peut bastonner sévère. D’aussi loin que voit le Cross med, on ne m’annonce, avec un accent Corse invitant à la sièste, que du force 1 à 2 avec calmes locaux. Le pied.

Je peux donc faire escale pour la journée devant Centuri mon endroit préféré de Corse. Le bateau est immobile sur une piscine d’eaux turquoises. Je peux l’abandonner le temps de faire visiter ce petit port de pêche à mes clients. Ils font provision de langoustes sans oublier l’équipage et prennent l’apéro sans oublier le capitaine.

Toujours rien à dire jusqu’à ce que la patronne débarque d’un air penaud dans le poste de pilotage. « je suis désolée, nous avons fait tomber une serviette de bain dans l’eau ». Mon sang ne fait qu’un tour je vais intervenir.

Lorsque j’arrive à l’arrière du bateau, j’ai l’impression d’être un maître d’école devant sa classe qui vient de faire une bêtise. Je regarde, la serviette est bien là par quatre mètres de fond sur lit de sable blanc. Je lance un regard réprobateur à mon assistance et je me laisse tomber tout habillé par dessus bord.

C’est en nageant vers le fond que je me dis que j’aurais peut être dû écouter les réprobations de mon équipage lorsqu’ils m’ont vu préméditer mon coup en retirant portable et portefeuille de mes poches. J’aurais passé l’age de ce genre de conneries et ce ne serait pas digne de mon statut de capitaine.

C’est pourtant bien un accueil de rock star qui m’attend à mon retour sur la plage de bain du bateau. Ils sont morts de rire, m’applaudissent, me disent qu’ils n’ont jamais vu ça. Ce sont eux qui s’occupent de ma douche et de m’apporter une serviette sèche.

Pour le reste de la journée, qui est dors et déjà gagnée, je décide d’emmener à terre, un par un mon équipe pour une petite Piétra au soleil en terrasse. Ils l’ont bien mérité. Seulement, une bière par membre d’équipage, ça fait un équipage de bière pour moi et ils sont six. Lorsque je reviens sur le bateau, je suis dans le même état que mes passagers.

Il est temps de remonter l’annexe et de lever l’ancre pour la traversée de nuit vers La Napoule. Mer d’huile, pleine lune et chansons paillardes avec mes marins et mes invités.

Je vous propose un petit Red Cardell en fond musical.

Retrouvailles :

Au cul des vedettes vertes.

Retour à l’embarquement.

Je l’invite d’un mouvement des sourcils et d’un regard lunaire à se jeter devant moi au travers de la foule. Elle réceptionne positivement l’information qui va à l’encontre de toutes les convenances et m’autorise à étudier les courbes de son bas dos qui ondule parmi ces corps plus ou moins gras vissés à leurs lunettes au cul des navettes à passagers. Je n’ai jamais su entamer une conversation aussi je me contente de la suivre en admirant le spectacle.

  • Comment t’es devenu marin, c’est même pas un vrai métier?
  • On a toute la journée pour que je te raconte ça. Il faut d’abord m’extraire de cette cargaison de viande de congés payés. Tu vois le bar tabac à cent mètres? C’est là qu’on va.
Je ne fais que ça . ajouter à ma légende

Chapitre suivant :

J’aime pas donner des titres.

En fait, je m’en moque d’être lu vu su ni même compris. Mon secret est que je suis totalement déconnecté de la technologie. Dans mon ordinateur il n’y a que deux fichiers. Un vide et l’autre Bureau. C’est maladif , je ne sais pas classer. Sauf si c’est pour déconner mais surtout pour archiver. J’ai pas trouvé mieux.

Extrait du carnet d’un voyage immobile.

Le dîner du Capitaine

Ce n’est pas le dernier charter de la saison mais c’en est le dernier jour. La plongée de ce matin sur l’avion de Calvi est encore dans toutes les têtes qu’il faut préparer celle de nuit prévue pour ce soir dans le désert des Agriates.

Encore un gros stress à prévoir, je ne suis pas sûr qu’au niveau sécurité toutes les règles soient respectées. Mais bon, c’est le dernier, ensuite nous irons mouiller devant Saint Florent et les clients prendront l’avion demain matin.

Tout va donc pour le mieux, la météo est idéale lorsque mon hôtesse m’annonce la tuile de la journée. La fille du boss organise une party après le dîner à laquelle l’équipage est convié. Chacun devra effectuer une chorographie.

S’en suit une vive discussion. Il est hors de question que moi et surtout mon marin et mon mécanicien nous donnions en spectacle en remuant notre popotin, il est inconcevable selon elle, après une telle croisière où nous avons su développer une telle osmose entre clients et équipage que nous ne participions pas à la soirée. Un compromis est trouvé, les filles de l’équipe feront leur danse, les garçons se contenteront de chanter une chanson. L’organisatrice est d’accord, elle veut savoir quelle chanson, ce sera « Dès que le vent soufflera » de Renaud.

Branle bas de combat en timonerie. Wifi, c’est le surnom de mon mécanicien car il est très fort en internet nous sort et imprime paroles et musique de la chanson. J’en donne un exemplaire au client russe qui parle très bien français et retourne à mes affaires courantes entrecoupées de répétitions et de traductions de l’argot en russe. Je suis dans un état second. Ivre de fatigue, ivre d’alcool dont j’ai augmenté la ration pour tout l’équipage, ivre de la cigarette aromatisée que m’a tendue mon marin pendant que j’attendais le retour de ma palanquée partie explorer les fonds corses à la lampe torche. il faudra vraiment revoir les règles de sécurité.

Je ne suis pas expert, mais grâce à Dorothée Doo j’ai une petite expérience de passage sur scène. Si bien que quand notre tour arrive de nous produire, je ne sue pas une seule goutte. L’audience est conquise, nous emportons un franc succès. En voyant la vidéo, qui ne manquera pas de ressortir un jour, je comprends mieux pourquoi. L’invité francophone a chanté en russe avec nous tout au long de la chanson, traduisant le texte en live aux autres passagers.

Le reste de la nuit n’est qu’un dérapage habituel pour « Lady Apa II ». Alcool à flot, musique à fond, danses rires et chants. A minuit je me lève prenant un air sévère comme je sais le faire et traverse l’assemblée vers l’arrière du bateau. Le boss a capté mon regard et m’observe plonger tout habillé du deuxième étage. « he is the one, he is the one  » s’esclaffe un de ses amis en m’emboîtant le pas. Tous, passagers comme équipage, finissent par nous rejoindre à l’eau.

Au petit matin, je suis réveillé par des cornes de brume. On dirait que tous les petits bateaux du golfe se sont donnés rendez vous autour de nous. Je les salue, sans eux mes clients auraient peut être raté l’avion. Ils n’ont pas l’air content et me le font savoir. On aurait fait un peu de bruit cette nuit. Au port où je débarque en annexe les passagers se forme comme un petit comité d’accueil parmi lequel il me semble reconnaître le directeur. Seulement, ils n’ont rien le temps de me dire. Ils voient des hommes en uniformes prendre le taxi et un capitaine en civil repartir vers le bateau. Oui, pendant la nuit, nous avons aussi échangé nos maillots.

Il est temps de lever l’ancre pour une traversée vers La Napoule à 10kts. Mer d’huile, Red Cardell à fond, j’ouvre une petite bière.

Chapitre suivant :

Bon bah c’est tout ce que les archéologues du futur ont retrouvé jusqu’à présent

Quai d’honneur

(Retour à l’embarquement. )

  • Tu es marin ?
  • Perspicace, on apprend ça en fac de psycho ?
  • Tu es habillé comme un marin, tu ressembles à un marin, tu parles et tu dragues comme un marin.
  • Meuh ! J’ai encore rien tenté.
  • Tu évoques  les astres et me proposes une ballade dans ton univers. Je suppose qu’il est peuplé d’eaux turquoises, de tempêtes effrayantes et de contrées lointaine ?

Chieuse, donc.

D’habitude je ne m’attaque à ce genre de spécimen que tard dans la soirée lorsque l’alcool a fait son effet. Elle n’a pas tort. Les bateaux, les voyages et les aventures de mer font généralement rêver les filles. Quand on dispose en plus d’un yacht au port, c’est sûr qu’il est plus facile d’en convaincre une d’y passer une nuit câline. Or nous ne sommes qu’en début d’après midi et si la nuit tombe, je suis a jeun, en pleine possession de mes névroses et elle vient de me saper tout mon baratin .

  • Ce n’est pas le marin qui te convie, c’est le fou.
  • Gentil fou alors, tu ne m’impressionnes pas. Tout le monde se dit un peu fou.  Et le coup du patient idéal qui séduit sa thérapeute ce n’est bon que dans les films. 
  • J’ai fait une bouffée délirante aigue.
  • T’as fait ça ?
  • A l’armée
  • Et alors ?
  • Ca fait deux ans, je m’en remets.
  • Et ça c’est quoi ?
  • Quoi ça ?
  • Le bateau, là, énorme au milieu des tout petits ?

Il faut dire que nous nous trouvons actuellement sur le quai d’honneur. Dans un port ordinaire y sont amarrés les plus beaux yachts face aux plus prestigieux bars et restaurants. Ici il ne s’agit que d’un vaste terrain de pétanque à peine ombragé de quelques pins parasols. Hormis trois cabanes pour vendre les tickets de bateaux bus aux touristes, s’y trouvent un préfabriqué où se s’achète  tout ce qui est nécessaire à un bateau et, à peine plus élaborée , la capitainerie. C’est en effet là que le plus gros navire que peut accueillir le port est exposé. Son arrivée à quai est belle à voir. Il bloque tout le port durant sa manœuvre. Même le trafic  des navettes à passagers d’ordinaire si intense s’arrête. C’est à se demander comment un monstre pareil peut se frayer un chemin au milieu des autres barcasses, se glisser entre les quais où dorment des embarcations dix fois plus petites que lui.  Et pourtant le silence se fait. Tout se déroule dans le calme et le bâtiment se pose, docile, à son emplacement. C’est ça que j’aurais dû raconter dans une envolée lyrique.

  • Ben c’est un yacht de cinquante mètres avec probablement une dizaine d’hommes d’équipage. Ne me demande pas à qui il appartient de toutes façons on ne voit jamais les invités. Il arbore un pavillon de complaisance car il est immatriculé dans un paradis fiscal pour ne pas payer les taxes. Mais c’est pas vraiment mon rayon, je ne suis qu’un petit skipper d’un petit bateau de quinze mètres.
  • Ouais t’y connais rien en fait !
  • C’est pas censé encourager plutôt que d’enfoncer une psychologue ?
  • Bon, on y fait quoi dans ton monde ?
  • On commence par boire un coup dans un bar sordide.
Faire avec les moyens, physiques, mentaux et psychotechniques du bord.

Chapitre suivant.

This point !

A ce point

Au cours d’une séance de Yoga, ma prof, une septuagénaire regorgeant de sagesse et d’érudition, a interrompu la leçon et m’a pris à part.

Sous l’œil ricanant des autres élèves, toutes des filles plus expérimentées que moi dont l’une me dit « t’inquiètes on y est toutes passées », la prof m’installe devant une bibliothèque. Elle me place les mains sur une étagère, penché, le dos droit, les jambes écartées dans la position humiliante du prisonnier qui va se faire fouiller l’anus.

Elle commence à ma tripoter le bas de la colonne vertébrale et avant que je ne réalise se qu’il se passe, tous les livres tombent dans un fracas pas possible et je me retrouve hébété avec une planche de bois dans les mains.

La plus gognarde des autres élèves regarde alors la prof d’un air inquiet

 Et lui demande :

« À ce point ? »

Et la prof de répondre

« À ce point ! »

Je ne sais toujours pas à ce jour ce que cela signifie.

Moralité :

De deux choses l’une.

Soit elle a prévu mon destin de super capitaine suivi d’une retraite paisible à 46ans ce qu’on peut considérer comme un beau parcours de vie.

Soit elle comptait sur moi pour sauver l’humanité et dans ce cas il faudra repasser.