Exercice 2022 #2

Intitulé :

Ecrire un texte avec les mots vacances, soupape, discours, horloge, soupir, zone, accumuler, procession, candeur, rente.

Ainsi que cinq mots en aire.

Résultat :

La baronne n’a plus de partenaire car elle a jeté le dernier à la mer. Depuis sept ans que je suis son corsaire, elle collectionne les amants comme des trophées à accumuler. Leur procession à bord me fait songer que si elle le pouvait elle serait sous-pape. (pas sûr que ça passe ça)

Alors que ses vacances en Méditerranée prennent fin, elle me convoque dans sa cabine.

  • Pensez vous mériter votre salaire?
  • Je travaille douze heures par jour six mois de l’année, j’en dors autant les six autres. C’est comme ça que j’hémis-faire. (ha bah là pour la publication c’est foutu)

L’horloge tourne, son discours sort de l’ordinaire. Dans toute sa candeur elle dit pouvoir m’assurer une rente si je lui exhale un soupir. Il faut vite quitter la zone. Je lui fais la proposition démissionnaire.

Visiblement elle ne comprend pas la même écriture.

(en même temps, je vous avais prévenues. )

Hyppomaniaquons

L’hypomanie chez les honnêtes bipolaires est l’état qui précède la phase haute. Il se caractérise par une hyper activité, un flot de parole incessant même pour les taciturnes et activité sexuelle débordante.  Je suis en plein dedans. J’aurais dû en parler à ma psy, j’ai préféré me confier au patron de mon PMU. Galinette qui a tout écouté m’a dit :

 «  T’inquiètes pas garçon, nous aussi on a des chevaux qui font trop le ménage dans leur écurie ».

Dans cette période je suis un vrai scanner à conneries. Avec l’expérience j’ai appris à me maîtriser. Au lieu de faire les bêtises, je les écris en mode je bave et je prétends qu’il pleut. Cérébralement c’est beaucoup plus gratifiant et ça m’attire toutes proportions gardées moins d’ennuis.

Si au début de ma carrière de psychopathe je me prenais facilement pour Jésus, je me contente aujourd’hui de croire que je suis un génie de la littérature. Mais si d’aventure cela m’arrive à la suite de mes chiures de mouches d’écritures, j’écoute un vieux Brassens, un bon Desproges ou lis un chapitre de Bukowski et je suis tout de suite calmé.

Et puis il y a les amies. Ca recadre bien les amies :

« mouais c’est mignon ce que tu écris par contre je comprends rien car tu mets pas les ponctuations. En plus j’aime pas toujours ton langage. »

A l’inverse la phase basse que l’on appelle communément dépression parce qu’il n’y a pas d’autre mot est vachement moins rigolote à vivre ou plutôt devrais je dire à mourir tant en ces périodes je suis un vrai scanner à suppression de moi-même. Quand j’écris c’est tout pourri, je ne trouve plus les rimes et de toutes façons ça servirait à quoi puisque personne ne m’aime. Mais là aussi j’ai l’antidote. J’écoute un pauvre Obispo, un vilain Laurent Gerra ou lis à peine quelques lignes de Musso pour me retrouver rassuré.

Et puis il y a les amies. Ca remonte bien les amies :

«  T’en fais pas c’est toujours aussi mignon ce que tu écris. Malgré ta tronche en points de suspension tu m’as trouvé les virgules et j’adore comment tu manies la langue. »

Mais alors, entre deux phases tout va bien me diriez vous . Ne dîtes pas ça malheureuses, ils pourraient me remettre au boulot. Que nenni, quand je suis « normal », c’est les angoisses qui débarquent. C’est bien simple, à part de la mort j’ai peur de tout. Là aussi j’ai la solution mais je peux pas trop en parler parce que c’est pas encore tout à fait légal et ma môman me lit.

Et puis il y a les amies. Dans ces moments ça sert vraiment à rien les amies.

Le silence éternel de ces pétasses infinies m’effraie.

Les illustrations à venir de mon blog pour les siècles des siècles, amen.

Prosopopons.

Définition :

Une prosopopée est une figure de style qui consiste à animer des objets ou des personnes absentes.

C’est tout ce que j’ai retenu de la demi page d’explications lue dans mon dictionnaire en six volumes hérité de mon père. Pour me faire une seconde opinion, j’ai googlé le mot et en effet Bill et ses sbires me l’ont aussi faite en une phrase. Je me demande si nous ne sommes pas en train de devenir plus crétins que nos aïeux.

Lemme :

Le verbe prosopoper n’existe pas. Je m’en fou. Je l’invente dans le but avoué d’entrer pour mes vieux jours à l’académie française. Il paraît qu’on y est mieux traité qu’en Ehpad.

Aparté :

Je ne comprends pas. Quand je crée un mot et que je le tape dans un moteur de recherche, je ne tombe jamais sur ma page. L’algorithme, que d’aucunes prennent pour leur propre intelligence, me sort toujours une orthographe approximative. Pour ce billet  je m’attends à tomber sur un tutoriel youtube du genre « apprenez  la prose aux poupons » alors que pour celui d’hier j’ai écouté un « cantique con »

Théorème :

Je prosopope.

Démonstration :

Tout ce qui est matériel je le laisse un peu de côté. Encore qu’avec mon bateau ça discutait ferme mais ça ne compte pas car pour un marin le navire est plutôt une extension de soi. Avec Dieu qui n’est ni chose ni personne ou avec moi-même qui est tout le contraire, par contre ça y va de la jactance.

Pour les êtres humains, les femmes ou les autres animaux ma prosoposition consiste à préparer par avance mon discours pour d’une part ne pas avoir rien à dire et d’autre part ne pas me laisser déconcerter par leurs étranges propos que je cherche en vain à anticiper avant de voir leur ganache.

Quand je suis vraiment en forme j’anime des colloques et des séminaires face à des groupies à forte poitrine réclamant les secrets de ma création. Un peu plus loin dans le prosopopage, ce sont des journalistes du monde entier qui s’acharnent à comprendre comment j’obtins le Nobel de littérature conjointement à la médaille fields pour l’exposé sur facebook de ma théorie de la dimension N.

Il est alors urgent d’appeler ma psy.

Toute erreur de composition, de perspective ou de choix des couleurs est bien entendu délibérée.

Quantiquons.

S’il se trouve bien un truc qui me les brise, c’est quand la science est mise au service de causes fumeuses dont au sujet desquelles je fus enfermé pour moins que ça. Aussi quand j’entends parler de physique quantique appliquée à la psychologie, je et ma praticienne pouffons.

Une théorie rencontrée sur la blogosphère voudrait que dans des univers parallèles nous vivions les vies que nos choix nous ont évité de subir. C’est pas tout à fait ça mais ma mauvaise foi n’a d’égale que ma jalousie envers la maîtrise littéraire de l’autrice de l’article.

 Oubliant mon aversion pour la polémique, je me suis empressé de laisser un commentaire pour la prévenir du danger de charlatanisme que représente ce genre de discours. La réponse fût aimable mais cinglante : « c’est un exercice d’écriture ».  

Bravo captain tu as encore prouvé que tu avais la rhétorique d’un Zemmour quand il parle d’écologie alors tu vas prendre ton petit clavier,  ta page word blanche et tu vas te coller à la rédaction d’un billet sur le thème. Ensuite tu rentreras chez ta môman elle t’as préparé le goûter.

Il s’agit donc de savoir si, quelque part dans un multivers, un moi, voir des mois (non captain on n’ajoute pas voir des semaines, c’est pas drôle) existeraient sans se soucier de la réussite de mes suicides sociaux et de l’échec de mes suicides physiques.

  1. L’ingénieur avorté.

Du côté de Saturne , un grand consultant achève un plan de restructuration. Il est heureux. Il possède une belle voiture, des actions chez Total, quatre enfants, une chienne et une femme.

2. Le marin décadant.

Sur la ceinture d’Orion, je me suis retrouvé navigant sur le bateau des autres et dans le lit des belles (des autres également). Mais le métier a changé, je ne suis plus que le valet d’un richissime homme d’affaires qui passe son temps en télétravail à bord.

3. Le maître de port incompétent.

Alors celui là, il a été satellisé hors de portée des radio-téléscopes les plus puissants. Une preuve probable que le néant existe aussi.

4. L’âme en devenir.

C’est là où je voulais en venir : et  si j’avais réussi ?.  Que je ne sois plus qu’un esprit désespérément accroché à son corps comme une moule à son rocher mais un peu partout et nulle part à la fois. Un peu jamais un peu tout le temps.

En attendant, je suis bien d’ici et par tous les chemins j’y reviens.

Mon dieu qu’elle est nulle cette dernière phrase. On dirait du Sardou, je vais la refaire.

En attendant, J’ai tout mon ménage et ma mise en page à faire,

Rémission

Demain je suis allé voir ma psychiatre.

 Elle m’a dit c’est le dernier rendez vous.

« J’ai comparé vos courbes entre la première fois où vous êtes venu et aujourd’hui c’est stupéfiant de réussite. Comparons deux de vous journées type.

Le matin, vous vous leviez tôt et un café pétard accompagnait une revue complète de l’actualité du jour. Aujourd’hui vous vous délectez d’une tisane tiède devant télé matin en attendant « amour, gloire et beauté ».

Là où vous prétendiez rêver, chercher l’inspiration voir vous instruire, dorénavant vous faîtes votre ménage, quel progrès. Il vous arrive même d’épousseter votre encyclopédia universalis qui fait très bien déco dans votre salon, alors qu’avant il arrivait d’en trouver des volumes ouverts aux chapitres liberté, anarchie ou autres thèmes sans intérêt.

A midi plus de pmu. Vous avez enfin saisi l’absurdité de communiquer rire et partager avec ses insemblables. Une petite salade sous plastique arrosée d’un filet d’huile transgénique vous amène , et c’est là où nous notons une cohérence dans votre parcours, vers la sieste.

Le reste de l’après midi, vous avez longtemps persisté dans l’envie de créer et transmettre quelque chose. L’acceptation du fait que vous ne creeiez surtout que des ennuis à votre entourage et une indifférence généralisée auprès du reste de la population vous permet aujourd’hui sans bruit de contempler le temps qui passe dans votre fauteuil. La réflexion qui en résulte n’est qu’une petite séquelle qui va s’estomper. Commencez par vingt minutes de « question pour un champion » chaque soir et ça va passer.

Le soir aussi, c’est très encourageant. Vous n’avez plus d’amies tentatrices à visiter, ni à inviter d’ailleurs puisque vous n’en avez pas les moyens. La soupe tiède mais bio selon la pub dans son emballage plastique mais recyclable selon la pub vous apporte tout ce dont vous avez besoin pour traverser votre nuit sans fantasmes grâce à mes médicaments.

Je vous rends vôtre dossier médical et vous laisse seul juge de la qualité de mon travail. Le dernier patient pour qui j’ai obtenu de si bons résultats était Michael Schummarer.

Psy cause.

Les jours où je ne rencontre pas la psychette sont ternes.

Aujourd’hui, qui est une période de temps acceptable pour parler d’un relatif présent, sera pourtant d’une clarté brillante car si je n’ai pas rendez vous chez elle, elle a rendez vous chez moi. Ce qui met un peu la pression quand on songe qu’à l’heure où je commence à me caresser le clavier, il me reste tout le ménage à faire.

Ma psychologue est la personne qui m’a fait comprendre et accepter que sur un pour cent de ce que représente la vie j’étais complètement trop en avance sur mon temps et carrément arriéré sur environ 99% du reste. D’ailleurs elle m’a viré. Elle m’a dit « j’en peux plus de vous, vous êtes irrécupérable, essayez donc l’aquarelle, la sophrologie ou l’apiculture » . Pour qu’elle me revienne, j’ai fait les trois. Et ce soir, attention les filles, c’est tisane dans ma cabane.

A ce stade du récit de ce que je n’ai pas encore vécu, il est bon de rappeler que je vous entends penser.  Si si si ne niez pas, vous êtes toutes là à vous dire « celui là il va essayer de se la taper ». D’abord c’est pas beau de penser comme ça et je proteste véhémentement. Celles qui me connaissent savent que j’ai déjà essayé. Mais j’ai grandi et me suis assagi. A la tombée de la nuit, il ne sera question que d’art, de littérature et d’apiculture.

Oui mais …

Si je me conduis comme ça elle va succomber. Ben oui, les filles c’est comme ça. Tu fais le rigolo pour les séduire elles te recadrent, tu fais le sage elles te débauchent. Le mieux serait que je ne fasse pas mon ménage , que je ne prenne pas de douche et que je la drague lourdement pour lever toute ambiguïté.

Oui mais …

Du temps où j’étais un mauvais garçon alors qu’aujourd’hui plus du tout, j’en ai croqué dans des corsages à bouche que voulez vous des fruits défendus. Elles m’ont dit d’un ton sévère « qu’est ce que tu fais là ! » mais elles m’ont laissé faire, les filles c’est comme ça.

Mais alors …

Je suis fait comme un rat !!! Quoi que je fasse, tôt ou tard elle va me sauter dessus et tenter d’abuser de moi. Mes voisines sont toutes octogénaires, j’aurai beau crier personne ne viendra me défendre. Ca ne se voit pas à l’écriture mais là, je viens de m’absenter vingt minutes pour  poser une main courante au commissariat d’à côté et récupérer un bidon d’eau bénite à l’église d’en face.

Et là, c’est le moment où je réalise qu’elle me lit.

Qu’elle me le pardonne ou non

D’ailleurs je m’en fou

J’ai déjà mon âme en peine

Je suis un voyou.

Note de ma psychiatre : Ben et moi ? je suis pas invitée ?

Si vous avez bien lu , il y a un problème mathématique à ce texte.

La psychettothérapie :

4.5 %

Elle me disait , je voudrais connaître la capitaine.

J’aurais aimé le retrouver moi même, alors j’ai travaillé.

Psy … chiatres, chologues, peuthes et je ne me sentais pas mieux.

Un soir au pmu n’en pouvant plus , j’ai tout avoué au patron

Galinette qui avait tout écouté a déclaré

« c’est pas grave garçon, t’es juste comme nous, bois un verre et fume un joint t’auras l’air moins con. « 

Pour une fois dans ma vie, j’ai obéi et je vais mieux.

Sauf que le captain il a trois fonctions : boire fumer et baiser.

Et ça faut le gérer quand on est à la retraite.

Ma prof d’aquarelle me déclare sans rire que l’abstrait n’existe pas. Je pouffe.

Ajout de titre

Faut que j’écrive, que je m’exprime.

Faisons le en trois temps.

Tout petit à l’école j’étais déjà plus grand que les autres. Alors on m’a collé au fond de la classe non pas proche du radiateur mais sur le même banc qu’Hélène. Elle n’avait pas encore tous les charmes d’une femme qui font mon obsession d’aujourd’hui mais m’émeuvait déjà beaucoup. Lorsque madame Dufraise, institutrice catholique en blouse grise posait une question, Hélène levait frénétiquement la main et se désespérait quand une autre qu’elle donnait la bonne réponse.

Tu avais la bonne réponse, tu devrais être heureuse, qu’est ce que tu en a à faire si c’est à toi ou à une autre que la maîtresse demande de la donner? Elle ne m’a plus jamais prêté ses crayons de couleur.

A l’adolescence ma famille s’est équipée d’une chaîne Hifi avec lecteur double cassette, ma vie allait changer. Direct j’ai investi l’argent que je gagnais au cours de mes premiers petits boulots dans un casque, un micro et des cassettes destinées à enregistrer ma vraie vision de la vie. J’ai appuyé sur record, rien n’est sorti. C’est à peu près à cet âge là que j’ai commencé à me masturber.

Enfin quand il a fallu choisir entre devenir ingénieur ou marin, une force me poussait au train pour me dire dis ce que tu as à dire. Or, et vous savez que quand je commence à utiliser ce genre de mot une démonstration époustouflante va suivre, or donc je n’avais toujours rien à dire. Car je n’avais pas vécu.

On a fait les trois temps mais comme c’est vous, je vais mettre ma tournée. En quatrième temps, je demanderais l’aide d’une puissance spirituelle attestant non pas que j’ai tout compris à la vie mais que je suis arrivé au bout de mes capacités d’apprentissage. Par exemple en physique quantique j’ai des lacunes qui sont relativement modestes face à mon incompréhension du succès des influenceurs sur les réseaux sociaux.

Et là je viens de me relire histoire de trouver une chute rigolote et c’est pas du tout ce dont je voulais m’exprimer au départ. Pas grave. Dieu est une institutrice qui sait que j’ai la bonne réponse, appréciera la virginité de mes cassettes à défaut de celle de mes rencontres et me pardonnera ce que j’ai vécu dans le stupre, la marginalité, les excès et la fornication.

Sœur sourire fait du vélo

A mes z’emmour.

Pfff c’est chiant ce soir, j’ai pas bu j’ai pas fumé.

Nan parceque quand j’ai bu et que j’ai fumé, j’ai plein de trucs à raconter mais je ne le fais pas.

Alors que quand j’ai pas bu et pas fumé, j’ai rien à dire mais je vais le faire.

Donc, ce matin j’ai bien chié. Jusque-là on n’est pas trop loin de ce qu’on me propose comme conversation quotidienne.

Ensuite on m’a demandé de participer à une contre-manifestation anti la tenue d’un meeting de zemmour à Cannes.

Selon l’organisatrice nous étions elle, moi et un fauve assoiffé de sang. Selon mon service d’ordre elle était une. Accompagnée d’un individu défavorablement connu des services psychiatriques et d’un quadrupède dont la seule fonction est manifestement de bien chier.

En face ils étaient deux queues interminables cherchant a entrer dans une salle de sport comme d’autres soirs ils se rendent en boîte de nuit. Des cons aux volant de leurs grosses bagnoles avec des putes embagousees côté passager qui à l’heure oû j’écris ces lignes doivent se faire démonter le fiou-fiou en repensant au DJ du soir comme aux plus belles heures de leur jeunesse oû elles fantasmaient sur David Guetta.

Non le monde n’est pas sauvable.

Et je m’en fou. La dernière fois oû j’ai voulu sauver le monde, les messieurs en blouse blanche sont venus me chercher pour me proposer une cure de repos.

Le seul et unique sujet qui devrait animer le débat présidentiel est l’avenir écologique de la planète. Ben non. La maison brûle, ils se disputent pour savoir qui va faire la vaisselle.

Sachant que j’ai une lectrice sur ce site, ce brulot anti fasciste au cours duquel j’ai démontré mon incapacité à tenir un discours politique et ma persuasion à quitter cette planète non pas avec les navettes de Musk mais par l’alcool la drogue et le sexe, devrait avoir un retentissement national.

Une solution? La création. Ca ne changera rien. Les catastrophes naturelles, sécheresses, incendies guerres corruptions migrations massives existeront toujours mais vous vous serez évadés cinq minutes.

Et merde faut que je fasse le gigolo à parcourir les autres sites en laissant des commentaires flatteurs dans le seul but d’obtenir des likes destinés à flatter mon ego démesuré.

Chérie, je m’explique

Voyez vous , j’ai une envie irrépressible d’écrire.

Or. Avec ici même, Facebook, mon carnet pour ma chérie, mon carnet pour mes maîtresses, mon carnet pour mes psys, mon carnet pour après ma mort, je ne sais plus oû me confier du coup, je n’écris rien.

Donc, et vous apprécierai la démonstration avec seulement deux conjonctions d’insubordination je m’en vais vous narrer ma journée. Mes femmes ma mère mes sœurs et dieu si elle existe en jugeront.

Ce matin j’ai bien chié.

Jusque là on ne s’éloigne pas trop de ce que les gens me proposent pour entamer une conversation.

Ensuite j’ai rien fait.

Ensuite il a fallu faire les courses et j’avais envie d’un couscous, ce qui constitue une pôvre rime mais ne m’empechàt pas de me mouvoir en direction de la boucherie arabe voir ce qu’ils proposaient.

Ma copine dit que c’est raciste de dire boucherie arabe . Je vois pas. Ils seraient chinois ou négres que je dirais chinois ou négres. Seraient ils vegans ou irlandais qu’ils ne me verraient pas.

En arrivant après quelques kilomètres de quartiers dévastés par l’abandon de toute vie, je suis tombé sur cette annonce d’un pmu glauque me promettant un couscous à emporter. J’ai pris mon courage à deux mains, je me suis avancé vers le comptoir.

– excusez moi pardon mais comment on fait pour obtenir deux couscous à emporter?

– ha oui mais là non c’est trop tard.

Ha bon pardon

Vous le voulez pour quand ce couscous?

Ben ce soir.

Ha oui mais non là c’est trop tôt.

Ha?

Sinon on vous le fait maintenant.

Oui, voilà c’était l’objet de ma visite.

Installe toi au comptoir, on te prépare ca.

Je ne sais plus qui a commencé à offrir des tournées à l’autre toujours est il que je continue à l’heure oû j’écris ces lignes de me faire sermonner pour cet écart de conduite.

J’aime bien quand mon appareil photo est incapable de déterminer un zoom sur mon œuvre.